Détails de l'événement :

Du jeudi 4 juin 2026 au jeudi 4 juin 2026

En présentiel

19h00 - 21h00

L'Académie du Climat - 2 Place Baudoyer, 75004 Paris, France

Organisée par l'Association des Journalistes-Ecrivains pour la Nature et l'Ecologie (JNE), cette Conférence vise à documenter le débat sur l'enjeu du dessalement en France.

Longtemps considéré comme une solution réservée aux pays en stress hydrique extrême, le dessalement de l’eau de mer s’invite désormais dans le débat français. Alors que les sécheresses s’intensifient, que les tensions sur la ressource se multiplient et que de nouveaux projets émergent sur le littoral hexagonal et en Outre-mer ce temps d'échange permettra d'aborder cette thématique et de nombreux enjeux connexes, sur cette technologie qui cristallise espoirs et controverses. 

Ce que les pays du Golfe pratiquent depuis des décennies à grande échelle pour couvrir l’essentiel de leurs besoins en eau potable, ce que l’Espagne et le Maroc ont progressivement érigé en stratégie nationale, la France l’a longtemps regardé de loin. Et ce, alors même qu’elle abrite, avec Veolia, l’un des principaux acteurs mondiaux du dessalement, présent sur 2 300 sites dans 108 pays, représentant 18 % de la capacité mondiale installée.

Le 1er rapport consacré aux potentiels du dessalement en France soit publié sous l’autorité du ministère de la Transition écologique, par l’Inspection Générale de l'Environnement et du Développement Durable (IGEDD) a été publié en juillet 2025. Pourtant, le pays n’est pas totalement étranger à cette technologie : à Mayotte, une première usine fonctionne depuis 1998 sur Petite-Terre. Contestée pour ses performances limitées et pour ses impacts potentiels sur les écosystèmes marins, elle constitue aujourd’hui un précédent révélateur des tensions qui accompagnent ces infrastructures.

Face à la crise de l’eau que traverse l’archipel, une seconde usine est actuellement en construction à Ironi Bé, sur Grande-Terre. Le projet fait l’objet de recours portés par des associations locales et suscite des alertes d’une partie du monde scientifique. Ce cas permettra d’interroger les conditions dans lesquelles ces usines s’implantent en France : dans quel cadre réglementaire ? Avec quelle expertise indépendante ? Et selon quels mécanismes de contrôle environnemental et sanitaire ?

Dans l'hexagone, les épisodes de sécheresse et les tensions sur la ressource en eau se multiplient. De plus en plus de collectivités, notamment sur le littoral méditerranéen et dans des territoires fortement dépendants du tourisme, commencent à envisager le dessalement comme une solution possible. Dans leur sillage, des entreprises françaises et étrangères se positionnent déjà sur ce marché émergent.

Derrière la promesse technologique se posent des questions majeures : coût énergétique, dépendance industrielle, rejets de saumure, artificialisation du littoral, gouvernance de l’eau ou encore adaptation au changement climatique.

Cette conférence sera l'occasion de répondre à trois grandes questions :

- Est-il inévitable de dessaler en France ?

- A quels prix écologiques et économiques ?

- Dans quel cadre réglementaire et pour quelle gouvernance ?

La table ronde sera animée par Pauline Guibert et Sarah Younan, journalistes indépendantes et membres des JNE.

Avec :

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