Surveillance sanitaire des coquillages : les résultats des réseaux REPHY et REPHYTOX gérés par l’OiEau

Publié le 28/01/26

Depuis le 5 janvier 2026, sous l’impulsion du ministère de l’Agriculture, l’OiEau assure la collecte, le contrôle et la diffusion des données de surveillance du phytoplancton toxique dans les eaux côtières, ainsi que des phycotoxines dans les coquillages en France, missions auparavant assurées par l’Ifremer.

Une importance sanitaire de premier ordre

Dans un objectif de santé publique et de sécurité alimentaire, les prélèvements de coquillages et les analyses de recherche de toxines sont réalisés par les LDA (Laboratoires d’Analyses Départementaux), sous la responsabilité des DDi (Directions Départementales Interministérielles) et du ministère de l’Agriculture.

L’ensemble de ces données aux formats SANDRE est désormais intégré dans la plateforme REPHYTOX*, développée et hébergée par l’OiEau, qui assure également une assistance aux utilisateurs.

Cette plateforme constitue un élément complémentaire de décision pour l’émission des arrêtés de fermetures des zones de production de coquillages affichés sur l'Atlas des zones françaises de production et de reparcage de coquillages.

Elle diffuse des bulletins hebdomadaires départementaux dans un temps record pour les professionnels de la pêche, les citoyens, etc. En fonction des résultats, les services de l’État définissent rapidement les mesures nécessaires à la protection des populations.

L’OiEau : un partenaire légitime

La légitimité de l’OiEau pour organiser ces réseaux et gérer des flux de données complexes repose sur son rôle historique dans l'administration du SANDRE (Service d'Administration Nationale des Données et Référentiels sur l'Eau). Depuis 1993, l'OiEau assure en effet le Secrétariat Technique du SANDRE, garantissant l'interopérabilité des données sur l'eau au niveau national.

Cette expertise permet à REPHYTOX d'intégrer des standards rigoureux de conformité des données, assurant une transmission fluide et fiable de l'information entre les laboratoires et les services de l'État, là où les anciens systèmes reposaient davantage sur des saisies manuelles.

(*) Les réseaux REPHY (Réseau d'Observation et de Surveillance du Phytoplancton et de l'Hydrologie dans les eaux littorales) et REPHYTOX (Réseau de Surveillance des Phycotoxines dans les organismes marins) sont deux dispositifs complémentaires de surveillance du littoral français.

Un complément du réseau REMI

En 2024, l’Office International de l’Eau a mis en production - avec l'appui du ministère français de l’Agriculture - la plateforme web REMI, destinée à recueillir les résultats de la surveillance REMI* transmis par les laboratoires pratiquement en temps réel.

Alors que le REMI est dédié à la surveillance microbiologique (recherche de bactéries comme E. coli), REPHYTOX se concentre sur les toxines algales.

Dans les deux cas, l'OiEau utilise son expertise pour collecter, contrôler et diffuser les données des laboratoires, vérifier leur conformité aux formats SANDRE attendus et fournir des outils d'aide à la décision aux autorités pour la gestion des zones de production conchylicoles.

(*) Le REMI (Réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillages) a pour objet d’effectuer la surveillance sanitaire des zones de production exploitées par les professionnels et classées par l’Administration. Pour ces contrôles sanitaires, la réglementation européenne a retenu comme indicateur de contamination fécale la bactérie entérique « Escherichia coli » qui accompagne en grande abondance la quasi-totalité des micro-organismes pathogènes fécaux.

En savoir +

+ d'infos :

Publié le 10/02/25
Plateforme REMI : l’expertise de l'OiEau au service de la surveillance sanitaire des coquillages
Plateforme REMI pour le suivi de la qualité microbiologique des zones conchylicoles
Europe - France
Depuis juillet 2024
Ministère chargé de l'Agriculture et de l’alimentation
Découvrir le projet

FAQ

Les phycotoxines

L'ingestion de coquillages contaminés par des phycotoxines représente un risque sanitaire majeur, car ces toxines ne sont pas détruites par la cuisson. Elles se répartissent principalement en trois familles provoquant des troubles variés : DSP, PSP et ASP.

Elles provoquent des troubles digestifs (diarrhées, nausées) généralement sans gravité mais pouvant être sérieux pour les personnes fragiles.

Elles entraînent des troubles neurologiques rapides (engourdissements, fourmillements) pouvant mener à une paralysie respiratoire mortelle dans les cas les plus graves.

Elles causent des troubles neurologiques incluant désorientation, pertes de mémoire, convulsions et peuvent également être fatales.

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