- Eau potable & assainissement
- Risques sanitaires liés à l'eau, l'assainissement et aux interventions des personnels
Trois sessions d’acculturation sur les PGSSE en Guadeloupe
En Guadeloupe, la qualité de l’eau distribuée doit actuellement faire face à différents enjeux :
- Interdictions liées aux non-conformités (aluminium, turbidité, etc.),
- Vulnérabilité et vieillissement des réseaux AEP existants (réseaux fuyards, tours d’eau, etc.)
- Vulnérabilité des installations (catastrophes naturelles, effractions de réservoirs, vulnérabilité aux risques d’inondation)
- Raréfaction des ressources en eau (préservation quantitative des ressources en eau)
- etc.
Or, les Plans de Gestion de la Sécurité Sanitaire des Eaux (PGSSE) permettent de s’inscrire dans une démarche de prévention et d’anticipation, qui intègre les risques sanitaires réels ou potentiels susceptibles d’affecter un système d’alimentation en eau potable.
C’est dans ce cadre que l’OiEau a réalisé 3 sessions de « présentation des Plans de Gestion de la Sécurité Sanitaire des Eaux (PGSSE) » du 16 au 18 avril 2024, au siège du Syndicat Mixte de Gestion de l’Eau et de l’Assainissement de Guadeloupe au Gosier, en Guadeloupe.
Organisées par l’Agence Régionale de Santé Guadeloupe-Saint Martin-Saint Barthélémy, l’objectif était de présenter cette démarche globale « visant à garantir en permanence la sécurité sanitaire de l'approvisionnement en eau depuis la zone de captage jusqu'au robinet ». L’OiEau a ainsi présenté le contexte réglementaire et les différentes méthodes existantes (OMS, Astee, ARS-OiEau, etc.).
Les trois sessions ont été conçues pour s’adresser à toute la chaîne d’acteurs susceptibles de mettre en œuvre le PGSSE : les élus, les agents des services eau et les techniciens.
Par exemple, pour les élus, le Président du Syndicat était présent et a activement participé. Plus j’avançais dans le déroulé et plus le dialogue avec les autres élus montrait qu’un PGSSE pouvait être envisagé comme un atout dans leur restructuration.
Lors de session avec les techniciens de terrain, ce qui m’est apparu est leur attachement fort à la notion de qualité de la ressource. « Nous sommes responsables de l’eau que la population boit ».
Enfin avec les agents de service, la mise en œuvre a été au centre des échanges car le service qualité s’était déjà emparé de la méthode.