Données sur l'eau

L’une des veilles informationnelles proposées par l'OIEau porte spécifiquement sur les données sur l’eau et les milieux aquatiques, éléments de base pour comprendre et gérer les ressources aquatiques. Les résultats de cette veille, réalisée avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB), ont vocation à informer sur les données disponibles, et à faciliter l’accès de tous à ces informations. Ils sont mis à disposition de tous dans cet article, via le flux RSS et via une page Scoop.it.

-> En savoir plus : charte éditoriale de la veille "Données sur l'eau"

  Abonnement RSS

  Scoop. it!

  • 17/06/2019  - inpn.mnhn.fr

    L'Unité mixte de service "Patrimoine naturel" basée au Muséum national d'Histoire naturelle a publié un guide illustré sur les espèces en France en mai 2019, sur la base des données de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) et de certains indicateurs de l'Observatoire National de la Biodiversité.

    Ce livret permet en un clin d’œil de retrouver tous les chiffres-clés sur les espèces de France. Le bilan est que 10% des espèces connues dans le monde sont présentes en France (métropole et outre-mer), soit 182 854 espèces, dont 5 655 espèces de poissons, 8 917 crustacés, 478 libellules et demoiselles, et 176 amphibiens. Un zoom sur les poissons indique que 14% des poissons de France vivent en eau douce, et que 90% des 822 espèces de poissons répertoriées en France métropolitaine passent au moins une partie de leur vie en mer. Ce pourcentage prend une toute autre ampleur en Nouvelle-Calédonie avec 99% d’espèces marines sur les 2 575 espèces inventoriées.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Espèce, Faune, Poisson, Flore, Milieu et habitat, Cours d’eau, Littoral, Mer et océan
  • 12/06/2019  - www.eea.europa.eu

    La Commission européenne et l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) ont publié le rapport de la qualité des eaux de baignade européennes en 2018. La très grande majorité (95,4%) des 21831 sites de baignade contrôlés dans les 28 États membres de l'Union répondent aux exigences minimales de qualité suffisante fixées par la réglementation européenne (Directive sur les eaux de baignade). Le rapport inclut également 300 sites de baignade contrôlés en Albanie et en Suisse.

    En France, 96,1% des 3351 zones de baignade répondent à ces mêmes critères, et 78,8% sont classées en qualité excellente. Le nombre de sites présentant une eau de baignade de qualité insuffisante a diminué de 80 en 2017 à 54 en 2018. Toutes ces informations sont disponibles sur le site de l'AEE, avec une carte interactive permettant de visualiser la qualité de l’eau des plages côtières et sites de baignade en eaux intérieures situés dans toute l’Europe.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Littoral, Mer et océan, Plan d'eau, Qualité de la ressource, Loisir
  • 04/06/2019  - www.eea.europa.eu

    L'Agence européenne pour l'environnement (AEE) a examiné les méthodes permettant de mesurer l'état du capital naturel de l'Europe et donné un premier aperçu de l'état et des tendances des écosystèmes européens, avec des focus sur les écosystèmes aquatiques.

    Le rapport intitulé "La comptabilisation du capital naturel à l'appui de l'élaboration des politiques en Europe" présente les travaux de l'AEE sur la comptabilisation du capital naturel, avec notamment une présentation des évolutions de surfaces entre 2000-2006 et 2006-2012 par type d'écosystème (comme les zones humides, les rivières et les lacs, et les eaux marines). Les résultats indiquent que l'étendue de l'écosystème type "rivières et lacs" a augmenté de 1,2% entre ces deux périodes, soit la deuxième plus forte augmentation après les zones urbaines. Une autre partie du document aborde les comptes de quantité d'eau - avec le volume d'eau disponible dans les différentes parties de l'Europe, son utilisation par secteur, et les bassins hydrographiques où les ressources sont fortement exploitées.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Service écosystémique, Milieu et habitat, Cours d’eau, Plan d'eau
  • 03/06/2019  - www.sandre.eaufrance.fr

    Les réseaux de mesures sont des dispositifs permettant d'acquérir des données relatives à la qualité des eaux de surface continentales (cours d'eau, plan d'eau, estuaire). Ils sont recensés à l'échelle nationale et décrits sur le site du Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (SANDRE). Ces informations permettent de savoir où sont réalisées les mesures grâce notamment à des cartes de localisation des stations de mesure.

    La dernière nouveauté proposée par le SANDRE est de pouvoir visualiser l'évolution du nombre de stations par année sur des graphes interactifs. Chaque point du graphe est cliquable et donne accès à la liste des stations du réseau de mesure. Cette liste est également téléchargeable.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Plan d'eau, Qualité de la ressource
  • 24/05/2019  - www.oieau.fr

    Le bulletin national de situation hydrologique (BSH), rédigé chaque mois par un comité de producteurs et gestionnaires de données, présente l’évolution mensuelle de l’état quantitatif et de la situation hydrologique des ressources en eau en France : pluies efficaces, débits des cours d’eau, niveau des nappes d’eau souterraine, état de remplissage des barrages-réservoirs, …).
    En avril, les précipitations ont été contrastées sur le pays. Sur le nord, elles ont été le plus souvent déficitaires à l’exception de la plaine d’Alsace. Au sud, elles ont été le plus souvent conformes aux normales voire excédentaires comme sur la région Nouvelle-Aquitaine, sur les Cévennes et l’est de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Depuis septembre, le déficit pluviométrique est proche de 20%.
    Les précipitations, bien que localement excédentaires n’ont pas permis l’augmentation des débits des cours d’eau et les niveaux de ces derniers sont majoritairement inférieurs à la moyenne. La situation des barrages présente des indicateurs de taux de remplissage globalement satisfaisants pour la période de l’année. Elle s’est même améliorée pour quelques retenues depuis le mois précèdent.

    Mots-clés:
    Climat, Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Plan d'eau, Quantité de la ressource, Hydrologie, Piézométrie
  • 23/05/2019  - www.pavillonbleu.org

    Le Pavillon Bleu valorise chaque année les communes et les ports de plaisance qui mènent de façon permanente une politique de développement touristique durable. Le palmarès 2019 a été décerné à 502 sites français : 395 plages et 107 ports de plaisance.
    Ce label environnemental et touristique international créé en 1985 concerne cette année 13 nouvelles communes et 8 nouveaux ports de plaisance engagés dans 9 régions. Son obtention est basée sur l'examen de critères liés à l'éducation à l'environnement, à l'environnement général ou la gestion du site, à la gestion des déchets et à la gestion de l'eau et du milieu. Il garantit ainsi une eau de qualité et des plages et ports propres.
    Au niveau international, la France est le 3ème pays avec le plus grand nombre de Pavillon Bleu derrière l’Espagne (672 sites) et la Grèce (534 sites).

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Littoral, Plan d'eau, Qualité de la ressource, Loisir
  • 23/05/2019  - www.oieau.fr

    L'Office International de l'Eau (OIEau) vient de mettre en ligne une rubrique dédiée à des visualisations de données, ou data-visualisations, relatives à l’ensemble des thématiques de l’eau et la biodiversité aquatique.
    Ces graphiques dynamiques ont vocation à offrir un panorama des données disponibles et en à faciliter la compréhension. A titre d'exemple, ils montrent l'évolution dans le temps du prix moyen global de l'eau en France, ou la répartition des observations du niveau des cours d'eau en période estivale.
    Tous ces contenus sont mis à disposition librement, et peuvent être facilement réutilisés grâce à des fonctionnalités d'export et des interfaces qui permettent d'interroger le système. Ainsi, une partie de ces productions est aujourd'hui intégrée au portail eaufrance, www.eaufrance.fr, le service public d’information sur l’eau et les milieux aquatiques.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information
  • 20/05/2019  - bretagne-environnement.fr

    L'Observatoire de l'environnement en Bretagne (OEB) fait le bilan des données disponibles sur la problématique de la prolifération d'algues vertes sur le littoral breton et analyse l'évolution des surfaces couvertes depuis 2007. Ce groupement d'intérêt public a pour objectif de faciliter l'accès à l'information environnementale afin de développer la culture environnementale et d'aider à la prise de décisions en Bretagne.
    Les résultats, disponibles sous forme d'infographie et de tableau de bord interactif, montrent que 141 sites bretons sont concernés par des proliférations d'algues vertes entre 2007 et 2018, et que la surface couverte moyenne (sur sites sableux) est de 421 hectares par an, l'équivalent de 601 terrains de football. En 2018, cette surface est estimée à 345 hectares. Le développement et l’échouage en quantités importantes de ces algues dépendent de plusieurs facteurs qui doivent être simultanément réunis pour que le phénomène advienne, notamment des facteurs chimiques (apport d’éléments nutritifs comme l'azote et le phosphore) et des facteurs physiques (température, ensoleillement, etc.).
    Les données proviennent du Centre d'étude et de valorisation des algues (CEVA) qui effectue chaque année, d'avril à octobre, des survols réguliers pour mesurer les surfaces de dépôts sur les plages et des prélèvements d'algues afin de d'analyser leurs indices nutritionnels (nitrate et phosphore).
    En complément, l'OEB vient également de mettre à disposition des informations sur la qualité des cours d'eau vis-à-vis des nitrates et du phosphore.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Littoral, Substance et polluant, Nitrate, Phosphore
  • 16/05/2019  - inpn.mnhn.fr

    Lancé en 1982, l’inventaire des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) a pour objectif d’identifier et de décrire des secteurs présentant de fortes capacités biologiques et un bon état de conservation. Devenu un des éléments majeurs de la politique de protection de la nature, il est régulièrement complété et mis à jour.

    L'inventaire actuel concerne en totalité sur tout le territoire français, métropolitain et ultra-marin, 19 458 zones continentales et 221 zones marines. Cela représente plus de 30% du territoire métropolitain pour le domaine continental, et près de 20% du territoire ultra-marin. Dernièrement, 61 nouvelles zones ont été créées et 431 mises à jour. Cela concerne neuf régions : Centre-Val-de-Loire, Guadeloupe, Hauts-de-France (partie Nord-Pas-de-Calais), Normandie, Bourgogne-Franche-Comté, Pays-de-la-Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nouvelle-Aquitaine (partie Poitou-Charentes).

    Les données sont diffusées sur le site de l'Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) et téléchargeables au format PDF ou XML. Chaque zone est décrite avec sa localisation, ses critères de délimitation, les facteurs d'évolution, la liste des habitats et espèces concernées, la source des informations.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Espèce, Faune, Flore, Milieu et habitat, Mer et océan
  • 09/05/2019  - ponapomi.afbiodiversite.fr

    L’objectif principal de Ponapomi est de rendre disponible les données et ressources documentaires, ainsi que l’annuaire des intervenants, sur les poissons migrateurs en France métropolitaine. Ses nouvelles fonctionnalités sont axées sur l'accès rapide aux jeux de données, aux formats de téléchargement, aux fiches descriptives des espèces et à la synthèse de toutes les données disponibles filtrées par espèces.

    Ponami V2 facilite l'accès aux jeux de données sur les 11 espèces de poissons migrateurs de France métropolitaine. A titre d'exemple, pour l'Anguille européenne (Anguilla anguilla), 6 jeux de données  sont répertoriés, comme les données du "repeuplement de l’anguille 2011-2016" avec la couche SIG  de la localisation des déversements, avec le nombre de civelles déversées et la quantité déversée en kg, ou les données du réseau de suivi des données des pêches électriques d'anguilles servant au calcul de densité des espèces.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Poisson
  • 19/04/2019  - www.georisques.gouv.fr

    De nombreux événements pluvieux exceptionnels et localisés ont été recensés en France récemment. Du point de vue des ressources en eau souterraine, cela engendre une recharge exceptionnelle et les niveaux des nappes phréatiques "libres" peuvent atteindre la surface du sol : c’est l’inondation par remontée de nappe. Dans ce cadre, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a été sollicité par le ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES) afin d’améliorer, de valider et de fiabiliser la méthode de cartographie de la sensibilité des territoires au "risque d’inondation par remontée de nappe" à l’échelle de l'hexagone.

    La réalisation de cette carte a reposé sur l’exploitation de données piézométriques et de leurs conditions aux limites d’origines diverses qui, après avoir été validées, ont permis de créer une grille nationale des cotes maximales probables pour une période de retour d’environ 100 ans. Par soustraction aux cotes du modèle numérique de terrain de la BD ALTI, les valeurs de débordement potentielles ont ensuite été obtenues. La fiabilité des résultats a été évaluée en s’appuyant sur deux critères : fiabilité du modèle numérique de terrain et fiabilité des données eaux souterraines. Cette cartographie nationale est donc à considérer comme un outil d’identification maximisante de grandes zones potentiellement soumises à la remontée de nappe. Les résultats de ces travaux sont publics et mis à disposition sur le site Géorisques, pour mieux connaître les risques du territoire.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Prévention, Eau souterraine, Piézométrie, Inondation
  • 19/04/2019  - www.eaufrance.fr

    Chaque été, de nombreuses rivières voient leur niveau d’eau baisser, parfois jusqu’à l’assèchement complet (assec). Ces étiages naturels sont souvent accentués par l’utilisation de la ressource en eau à une période où celle-ci est plus rare. Dans ce cadre, la surveillance de l’écoulement des cours d’eau en période estivale est nécessaire, et l'Observatoire national des étiages (Onde) a été créé. Il répond à un double objectif : disposer de connaissances stables sur les étiages estivaux, et aider à la gestion des situations de sécheresse. Chaque année, un bulletin a pour vocation de présenter l’état de la situation estivale de l’écoulement des cours d’eau d’une année, basée sur les observations réalisées par les agents de l’Agence française pour la biodiversité (AFB).

    Le dernier bulletin présente les résultats 2018, sur la base d’une extraction des données effectuée en janvier 2019. Ainsi, en 2018, les services de l’AFB ont parcouru 91 départements pour réaliser 23 294 observations d’écoulement (tous suivis confondus) sur 3 225 stations. Parmi les 16 062 observations réalisées dans le cadre du suivi usuel mené de mai à septembre, des assecs ont été mentionnés dans 89 départements, dont 28 avec une part d’observations en assec supérieure à 12% au cours d’une même campagne d’observation. La période la plus critique est celle de fin septembre avec 23% des observations en assec et 7% en rupture d’écoulement.

    Mots-clés:
    Changement climatique, Cours d’eau, Sécheresse, Usage
  • 18/04/2019  - www.theia-land.fr

    Le pôle de données et de services surfaces continentales Theia a pour vocation de faciliter l’usage des images issues de l’observation des surfaces continentales depuis l’espace. Theia développe et définit des algorithmes automatiques pour la production de cartes d’occupation des sols à partir d’imagerie satellitaire. Sentinel-2 (une série de satellites d’observation de la Terre) fournit des clichés dans 13 bandes spectrales de notre planète. Les objectifs de ces clichés sont de suivre à haute résolution l'évolution de la végétation, de l'occupation des sols et l'impact du réchauffement climatique avec une haute fréquence d’observations. La production de cartes par le Centre d'Expertise Scientifique Occupation des Sols (CES OSO) Theia est à échelle nationale : on utilise une nomenclature de 15 à 20 classes ; une fréquence de mise à jour annuelle ; des données en entrée qui sont des séries d’images optiques multi-temporelles à haute résolution (Sentinelle 2...),  images radar (Sentinelle 1) et des données de référence (terrain, apprentissage...).

    La carte d’occupation des sols du CES OSO sur la France métropolitaine pour le millésime 2018 est publié le 27 mars 2019, et disponible au téléchargement. Ce millésime arrive avec 2 nouveautés : 1- La nomenclature est passée de 17 à 23 classes. Les 2 classes "cultures annuelles d’hiver" et "cultures annuelles d’été" ont été découpées en plusieurs classes chacune. Cet enrichissement de la nomenclature a été possible grâce à la mise à disposition du Registre Parcellaire Graphique 2018 par l’Agence de Services et de Paiement (ASP). 2- Cette carte a été produite avec toutes les données Sentinel-2 de 2018 traitées au niveau 2A et mises à disposition par Theia en utilisant la chaîne de traitment Iota2 développée par le Centre d'Etudes Spatiales de la Biosphère (CESBIO). L’ajout des classes supplémentaires n’a pas dégradé la qualité de la carte par rapport aux années précédentes. Il n’y a pas d’interface de visualisation comme pour les cartes précédentes. Les produits et les données au format vecteur sont en cours de production à l’heure actuelle, et seront bientôt disponibles et téléchargeables sur le serveur de distribution des produits Theia.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Espèce, Cours d’eau, Eau souterraine, Littoral, Sol, Risque, Agriculture
  • 10/04/2019  - www.eaufrance.fr

    En France, les prélèvements d’eau sont soumis à un régime réglementaire de déclaration ou d’autorisation à l’enregistrement des volumes prélevés. Les agences de l’eau - ou offices de l’eau en outre-mer - perçoivent une redevance pour ces prélèvements et collectent les données nécessaires (volumes prélevés, régime de déclaration, usage du prélèvement, etc.) à l’établissement de cette redevance. Ces données sont stockées dans la banque nationale sur les prélèvement en eau (BNPE, https://bnpe.eaufrance.fr).

    L'Agence française pour la biodiversité (AFB) propose chaque année une photographie des données relatives aux prélèvements stockées au sein de la BNPE, donnant ainsi les ordres de grandeur des volumes prélevés et de leur répartition selon les usages de l’eau. Le dernier bulletin, publié en février, expose les résultats 2015.

    En 2015, l’ensemble des prélèvements, tous usages confondus (hors barrages hydroélectriques), s’élève à plus de 38 milliards de m3 en France (métropole et départements d'outre-mer). Plus de la moitié (21,4 milliards de m3) est destinée à la production d’énergie, principalement pour le refroidissement des centrales thermiques à flamme ou nucléaires, qui en restituent la quasi-totalité au milieu naturel. Les autres grands usages de l’eau en France sont : l’alimentation des canaux (5,3 milliards), l’alimentation en eau potable (5,5 milliards de m3), l’industrie (2,7 milliards), l’irrigation (3,3 milliards).

    Sur l’ensemble de ces prélèvements, près des trois quarts (72,8 %) sont effectués en eau de surface continentale (cours d’eau et plans d’eau), en particulier parce que la grande majorité de l’eau prélevée pour refroidir les centrales électriques et la totalité de celle prélevée pour l’alimentation des canaux (les plus importants volumes prélevés) provient d’eau de surface.

    Mots-clés:
    Eau potable, Cours d’eau, Eau souterraine, Plan d'eau, Prélèvement, Agriculture, Energie, Industrie, Transport
  • 09/04/2019  - www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr

    Le Commissariat général au développement durable du Ministère de la transition écologique (SDES) publie chaque année le bilan énergétique de la France. Il existe depuis 1982 et représente une des publications statistiques nationales majeures dans le domaine de l’énergie. Le dernier fait état de la situation en 2017, en France métropolitaine et en outre-mer.

    Le constat est que la production d’électricité en France métropolitaine est relativement stable depuis le milieu des années 2000, son niveau fluctuant principalement avec la disponibilité du parc nucléaire et l’activité des barrages hydrauliques. En 2017, l'hydraulique représente 10% de la production totale d’électricité, après le nucléaire (70%) et le thermique classique (13%), devant l’éolien (5%) et le photovoltaïque (2%). L’essentiel de la production provient de grandes installations, situées, pour la plupart, le long du Rhin et du Rhône ainsi que dans les zones montagneuses.

    Après un rebond de 10% en 2016, la production hydraulique (hors pompages) se replie de 18% en 2017, du fait d’une moindre pluviométrie qu’en 2016. En outre-mer, l'hydraulique représente 59% de la production d’électricité pour la Guyane, et 14% pour la Réunion, ces territoires disposant d’une pluviométrie importante, d’un relief ou d’un réseau de fleuves favorisant l’essor de la filière.

    L'hydraulique demeure la 2e énergie renouvelable produite en France (17% de la production nationale d’énergie renouvelable), après le bois-énergie (39%), devant les biocarburants (10%), les pompes à chaleur (9%), l’éolien (8%), etc.

    Le document présente également des données sur l'approvisionnement et la consommation d'énergie, ainsi qu'un bilan monétaire.

    Mots-clés:
    Changement climatique, Donnée et système d'information, Cours d’eau, Quantité de la ressource, Hydrologie, Energie, Industrie
  • 05/04/2019  - www.brgm.fr

    Le BRGM, dans le cadre du Plan national de la science ouverte et la nouvelle politique en matière d'ouverture et de réutilisation des données et des connaissances publiques, met à disposition ses cartes géologiques numériques sur le portail InfoTerre (infoterre.brgm.fr).

    Les utilisateurs internautes peuvent télécharger gratuitement : les cartes géologiques départementales du BRGM à l’échelle 1/50 000, la carte géologique de la France métropolitaine à l’échelle 1/1 000 000. D’autres cartes géologiques numériques couvrant l'outre-mer sont également disponibles.

    Les cartes géologiques départementales à 1/50 000 vectorisées et harmonisées sont géoréférencées dans la base de données Bd Charm-50. Avec ses 6 couches d'informations détaillées et renseignées, la carte géologique harmonisée restitue une information continue.

    La Bd Charm-50 est disponible en téléchargement par département ou groupe de départements pour l'ensemble de la France métropolitaine sauf la Dordogne (24), la Gironde (33), le Lot-et-Garonne (47) et les Vosges (88). Les usages possibles sont scientifique, technique et pédagogique.

    Enfin les données utilisées et réutilisées sont soumises à la licence Ouverte / Open Licence Etalab Version 2.0.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Eau souterraine, Sol
  • 28/03/2019  - www.onrn.fr

    L'Observatoire national des risques naturels (ONRN) rassemble les acteurs des données sur les risques naturels et des indicateurs de réduction de la vulnérabilité. Il assure la mise en commun d'informations et d'études ; améliore et capitalise la connaissance sur les aléas et les enjeux. Dans sa lettre d'information de février 2019, l'Observatoire rend compte des conséquences dommageables des évènements naturels pour les années 2016-2017 et la politique de prévention à l'échelle nationale.

    En 2016, les dommages assurés au titre des garanties Tempête, Grêle et Neige (TGN) et Catastrophe Naturelle (Cat Nat) s'élèvent à entre 2,2 et 2,3 Md euros. 50% des indemnités concernent des périls "inondations" et 22% des périls "sécheresse", avec 2 905 communes ont été reconnues "Cat Nat" au titre des inondations (débordement de cours d’eau, remontée de nappe, submersion marine et coulée de boue). 76% des indemnités sont versées à des particuliers. 

    L'année 2017 fut l'année la plus coûteuse pour les outre-mer à cause du cyclone Irma dont le coût estimé au titre des Cat Nat. est de 2 Md euros, et de l'ouragan Maria dont le coût total est de 126 M euros au titre des garanties TGN et Cat Nat.

    Mots-clés:
    Pluie et neige, Politique publique, Planification, Risque, Inondation, Sécheresse
  • 28/03/2019  - www.gesteau.fr

    Qu’est-ce qu’un SAGE ? Quelles en sont les étapes ? Comment sont-ils répartis sur le territoire national ? Depuis 2017, l’Office International de l’Eau (OIEau) propose une infographie actualisée chaque année, la version 2019 vient d’être publiée. Elle est disponible en anglais et en espagnol.

    Le bilan au 1er janvier 2019 indique que la moitié de la France est couverte par un schéma d'aménagement et de gestion de l'eau (SAGE), et que 69% des 191 SAGE sont mis en oeuvre, c'est-à-dire en phase de réalisation d’actions concrètes sur le terrain.

    Des chiffres-clés relatifs aux états d’avancement et à la répartition géographique des SAGE et des contrats de milieu sont également mis à disposition, sous forme de graphiques interactifs et de fichiers téléchargeables.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Gestion de l'eau et des milieux, Préservation, Cours d’eau, Planification, Réglementation
  • 25/03/2019  - fr.unesco.org

    Le lancement du Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau a eu lieu le 19 mars à Genève (Suisse) pendant la 40e session du Conseil des droits de l’homme, en amont de la Journée mondiale de l’eau (22 mars). Il est produit chaque année grâce à la contribution des 32 entités des Nations Unies et des 41 partenaires internationaux qui constituent l’ONU-Eau.

    Des milliers de personnes restent privées d'accès à l'eau potable, constatent l’ONU-Eau et l'Unesco qui précisent que la demande mondiale en eau devrait augmenter de 20 à 30% d'ici à 2050. C’est la conséquence de la croissance démographique, du développement économique et de l'évolution des modes de consommation. Dans le même temps, le changement climatique risque de compliquer l'accès à l'eau potable avec les sécheresses et les inondations.

    En 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait une résolution historique reconnaissant « que le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit de l’homme » et en 2015, le droit à humain à l’assainissement a été reconnu comme un droit distinct. Cinq ans plus tard, l’objectif n°6 du Programme de développement durable des Nations Unies prévoit de garantir une gestion durable et l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous d’ici 2030. Cet objectif est loin d’être atteint : en 2015, plus de 2 milliards de personnes n’ont pas accès à des services d'eau potable et plus de 4,5 milliards étaient privés d'installations sanitaires. Les réseaux d’approvisionnement en eau constituent la méthode de transport la moins coûteuse pour acheminer l’eau. Toutefois, les populations pauvres n’y ont souvent pas accès et cette situation aggrave les inégalités, en particulier dans les bidonvilles urbains et dans les zones rurales et reculées.
     

    Mots-clés:
    Changement climatique, Donnée et système d'information, Eau potable et assainissement, Assainissement, Eau potable, Financement, Cours d’eau, Eau souterraine, Politique publique, Gouvernance, Inondation, Sécheresse
  • 22/03/2019  - www.oieau.fr

    Le bulletin national de situation hydrologique (BSH), rédigé chaque mois par un comité de producteurs et gestionnaires de données, présente l’évolution mensuelle de l’état quantitatif et de la situation hydrologique des ressources en eau en France : pluies efficaces, débits des cours d’eau, niveau des nappes d’eau souterraine, état de remplissage des barrages-réservoirs, …).

    En février, les précipitations ont été peu abondantes, hormis en début de mois. En moyenne sur l'ensemble de la France, le déficit pluviométrique a été proche de 45%. La sécheresse des sols perdure en Auvergne et sur le nord-est. Le niveau des nappes au 1er mars est hétérogène d’une région à l’autre : la tendance d'évolution traduit une généralisation de la recharge, avec des niveaux globalement en hausse. Les niveaux des cours d’eau reviennent doucement vers des valeurs normales pour la saison bien que des déficits soient toujours observés dans le centre du pays et sur un large quart nord-est. Enfin, les retenues d’eau présentent de meilleurs taux de remplissage sur l’ensemble du territoire par rapport au mois de janvier.

    Mots-clés:
    Pluie et neige, Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Sol, Quantité de la ressource