Données sur l'eau

L’une des veilles informationnelles proposées par l'OIEau porte spécifiquement sur les données sur l’eau et les milieux aquatiques, éléments de base pour comprendre et gérer les ressources aquatiques. Les résultats de cette veille, réalisée avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB), ont vocation à informer sur les données disponibles, et à faciliter l’accès de tous à ces informations. Ils sont mis à disposition de tous dans cet article, via le flux RSS et via une page Scoop.it.

-> En savoir plus : charte éditoriale de la veille "Données sur l'eau"

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  Scoop. it!

  • 20/09/2019  - www.sdg6data.org

    Au coeur de l'Agenda 2030 pour le développement durable, le sixième objectif, dit ODD 6, vise un accès universel et équitable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement d’ici 2030, en particulier pour les populations vulnérables. Quatre ans après l'adoption de ces objectifs, quel est le bilan ?

    A l'échelle mondiale, la part de la population utilisant un service d'eau potable géré de manière sûre est passée de 61% en 2000 à 71% en 2017. L'augmentation la plus conséquente concerne les pays d'Amérique Latine et des Caraïbes. Cet indicateur s'élève à 98% pour la France en 2017. 

    Toutes ces informations sont mises à disposition par les Nations Unies sur le portail SDG 6, avec les données des 11 indicateurs mondiaux permettant d'évaluer les progrès vers la réalisation de l'objectif 6 : accès à l'eau potable, accès à l'assainissement, qualité de la ressource, stress hydrique, coopération transfrontalière, ... Les cartes, graphiques et tableaux sont une mine d'informations pour mieux connaître l'état des ressources en eau, en lien avec d'autres secteurs, aux niveaux mondial, régional et national.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Eau potable et assainissement, Assainissement, Eau potable, Prix de l'eau, Economie de l'environnement, Gestion de l'eau et des milieux, Quantité de la ressource
  • 10/09/2019  - eauguyane.fr

    L’Office de l’eau de la Guyane a mis en ligne une plateforme numérique qui permet d’accéder à la base de données "Réseaux d'Alimentation en Eau Potable & Assainissement" (RAEPA) en compilant les données des communes ou de leurs regroupements, ainsi que de leurs délégataires des services publics pour répondre à une obligation réglementaire (Article D. 2224-5-1 du code général des collectivités).

    RAEPA a été réalisée selon le géostandard rédigé par la Commission de validation des données pour l'information spatialisée (COVADIS). Elle rassemble des informations géolocalisées nécessaires à l'inventaire des réseaux des services publics de distribution d'eau potable et d'assainissement collectif en fonctionnement ou construits. La base de données regroupe les tronçons de canalisations de distribution l'eau potable (AEP) et de circulation des eaux usées ou pluviales collectées (EU, EP) ; les ouvrages et appareillages installés aux jonctions entre ces tronçons ; et les tronçons, appareillages et ouvrages d'un réseau qui ont été réparés ou remplacés. Elle permet de superposer simplement les réseaux AEP & EU à d'autres données : zones protégées, bâti, route. Cette base sera complétée et mise à jour tous les ans.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Eau potable et assainissement, Assainissement, Eau potable
  • 06/09/2019  - www.meteofrance.fr

    Météo-France propose une application ClimatHD qui donne une vision intégrée de l'évolution du climat passé et futur, aux plans national et régional en France métropolitaine. Elle synthétise les travaux des climatologues avec des messages et graphiques fournis aux utilisateurs pour mieux appréhender le changement climatique et ses impacts. Températures, précipitations, vagues de chaleur ou de froid, pluies intenses ou encore tempêtes : toutes les données sur votre région.

    A l'échelle nationale, les observations des températures depuis 1900 indiquant une hausse des températures moyennes en France de 1,4°C, avec une accentuation sensible du réchauffement au cours des 3 dernières décennies. L'évolution des précipitations est différente selon les régions et les saisons, avec des pluies extrêmes plus intenses et plus fréquentes sur le sud-est. L’évolution de la moyenne décennale montre l’augmentation de la surface des sécheresses passant de valeurs de l’ordre de 5 % dans les années 1960 à plus de 10 % de nos jours.

    En ce qui concerne le climat du futur, selon le scénario sans politique climatique, le réchauffement pourrait atteindre 4°C à l'horizon 2071-2100 par rapport à la période 1976-2005. Cela implique des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses, et un assèchement des sols de plus en plus marqué au cours du XXIe siècle en toute saison. Les précipitations annuelles évolueraient peu, mais les contrastes saisonniers et régionaux seraient plus importants.

     

    Mots-clés:
    Climat, Changement climatique, Pluie et neige, Donnée et système d'information, Inondation, Sécheresse
  • 03/09/2019  - www.brgm.fr

    Dans le cadre de son engagement dans le plan national pour la science ouverte, le BRGM a mis à disposition sur son portail InfoTerre la Banque du Sous-Sol (BSS). Cette base contient toutes les données sur les ouvrages souterrains (forages, puits, sondages, ...) du territoire français.

    Elle recense les fiches signalétiques de plus de 800.000 ouvrages, associés à plus de 2.000.000 de pages de documents techniques. Elle contient des informations brutes géologiques et techniques relatives à des ouvrages : localisation, objet, description géologique, équipement technique des forages. Les données sont téléchargeables par département. 
    La mise à disposition gratuite de la BSS s’inscrit dans le cadre de la nouvelle politique du BRGM en matière d'ouverture des données et des connaissances, qui évolue pour tenir compte du contexte réglementaire sur l’accès, la diffusion et la réutilisation des données publiques en France et en Europe.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Eau souterraine
  • 26/08/2019  - www.banquemondiale.org

    La Banque mondiale dresse le bilan de la qualité des ressources en eau dans le monde dans un rapport intitulé "Quality Unknown : The Invisible Water Crisis". Elle souligne que la détérioration de la qualité de l'eau touche l’ensemble des pays, riches comme pauvres, et réduit d’un tiers la croissance économique potentielle des zones fortement polluées.

    L'accent principal dans ce document est mis sur les paramètres en relation avec l'objectif de développement durable (ODD) 6.3.2 relatif à la qualité de l'eau, c'est-à-dire les nutriments, les bilans salins et la santé environnementale globale des plans d'eau. A partir de données relevées sur le terrain, complétées par des données recueillies par des satellites et d'autres générées par des modèles informatiques, les auteurs ont produit une carte qui illustre le risque global pour la qualité de l'eau pour l'azote, la conductivité électrique (salinité) et la demande biologique en oxygène (DBO). La conclusion est que non seulement la pollution ne diminue pas avec la croissance économique, mais l'éventail des polluants tend à s'élargir avec la prospérité.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Plan d'eau, Substance et polluant, Qualité de la ressource
  • 20/08/2019  - www.oieau.fr

    Durant le mois de juillet 2019, en moyenne sur le pays, la pluviométrie a été déficitaire de plus de 30%. Depuis septembre, le déficit pluviométrique reste de 20% en moyenne sur la France. Un épisode de canicule, le second de l’été, a concerné la France du 21 au 26 juillet, avec des températures maximales exceptionnellement élevées sur le nord du pays. Cette nouvelle vague de chaleur intense a favorisé l’asséchement des sols superficiels.

    Le bulletin national de situation hydrologique du mois d'août indique également que, durant le mois de juillet, l’ensemble des nappes du territoire étaient en baisse et la vidange se poursuit. Ce constat est habituel à cette période de l’année, les pluies infiltrées étant absorbées par la végétation. Cependant, la baisse des niveaux s’est fortement accélérée au cours des deux derniers mois. Au 19 août, 84 départements ont mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 49 départements avaient mis en place ces arrêtés. Ils étaient 82 en 2017 et 34 en 2016.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Quantité de la ressource, Hydrologie, Piézométrie, Sécheresse
  • 20/08/2019  - www.wri.org

    Le World Resources Institute (WRI) a publié une mise à jour de sa carte mondiale du risque de stress hydrique. 17 pays, qui abritent un quart de la population mondiale, sont confrontés à une situation de stress hydrique extrêmement élevé. Douze de ces pays les plus exposés se trouvent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

    Le classement annuel du WRI agrège 13 indicateurs renseignés par de multiples bases de données, notamment météorologiques. Le "Global Water Risk Atlas" permet de visualiser la situation de 189 pays et d'identifier là où ressource est insuffisante pour répondre aux besoins humains et de l’environnement. Les 17 pays identifiés en stress hydrique le plus élevé sont le Qatar, Israël, le Liban, l'Iran, la Jordanie, la Libye, le Koweït, l'Arabie saoudite, l'Erythrée, les Emirats arabes unis, Saint-Marin, Bahreïn, le Pakistan, le Turkménistan, Oman, le Botswana et l'Inde. 44 pays, qui abritent un tiers de la population mondiale, sont confrontés à des niveaux de stress "élevés". La France se situe en 59ème position, avec un niveau de stress moyen à élevé.

    Mots-clés:
    Climat, Quantité de la ressource, Sécheresse
  • 09/08/2019  - propluvia.developpement-durable.gouv.fr

    En France métropolitaine, ce sont désormais 81 départements qui sont concernés par au moins un arrêté préfectoral limitant l’usage de l’eau. 39 départements sont en situation "de crise", impliquant l'arrêt des prélèvements non prioritaires, y compris des prélèvements à des fins agricoles. 10 départements sont en vigilance.

    Ces informations sont mises à disposition sur Propluvia par le ministère en charge du développement durable. Ce site présente les mesures de suspension ou de limitation prises par les préfets à partir des données fournies à titre indicatif par les services départementaux de l'Etat. Une carte fait état chaque jour des nouveaux arrêtés de restriction des usages de l’eau, avec quatre niveaux : vigilance, alerte, alerte renforcée, crise.

    Il est également possible de consulter les résultats du suivi du niveau d'écoulement des cours d'eau qui sont diffusés sur le site de l'observatoire national des étiages (Onde), et les bulletins mensuels de situation hydrologique qui sont publiés au niveau de chaque région ou bassin et au niveau national.

    -> Chiffres-clés "Part des observations rendant compte d'un assec des cours d'eau"
    -> Data-visualisation "Répartition des observations du niveau des cours d'eau en période estivale par modalité d’écoulement"

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Réglementation, Quantité de la ressource, Sécheresse, Usage
  • 08/08/2019  - www.lesagencesdeleau.fr

    Lancée en 2013 par les Agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité, l’application mobile "Qualité rivière" permet de repérer facilement l’état écologique des cours d’eau, ainsi que les espèces de poissons vivant dans les rivières de France. Récemment mise à jour, elle propose désormais d'accéder aux données sur la qualité des eaux de baignade.

    Pour chaque site de baignade, l’utilisateur dispose de données actualisées sur la qualité bactériologique des eaux issues du ministère de la Santé. Depuis le bord de l’eau ou en embarcation, vacanciers, pêcheurs, kayakistes et randonneurs peuvent accéder via smartphones et tablettes aux données sur la rivière la plus proche, ou d’une rivière de leur choix en entrant simplement son nom ou un code postal. Grâce à un code couleur défini, une carte interactive permet de savoir si le cours d’eau sélectionné est en "très bon état " (bleu), "bon état" (vert) ou encore en "mauvais état" (rouge).

    Les Agences de l'eau pilotent un réseau de 5 000 stations de surveillance des milieux aquatiques, et collectent chaque année plus de 16,5 millions de données sur l’état des rivières, lacs, estuaires, eaux souterraines, etc.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Poisson, Cours d’eau, Eau souterraine, Littoral, Plan d'eau, Qualité de la ressource
  • 08/08/2019  - www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr

    En 2017, les activités qui produisent des biens ou services ayant pour finalité la protection de l’environnement ou la gestion des ressources, dites éco-activités, ont mobilisé 465 450 emplois en équivalent temps plein, soit 1,8 % de l’emploi intérieur total français. Ce bilan est réalisé chaque année par le Service de la donnée et des études statistiques du Commissariat général au développement durable (CGDD).
    Les effectifs globaux ont augmenté de 5,4% entre 2016 et 2017, soit près de 24 000 emplois supplémentaires. Cette hausse est portée par le dynamisme de l’agriculture biologique, mais aussi par des investissements plus importants en 2017 dans les énergies renouvelables et en matière d’assainissement des eaux usées. Des investissements accrus dans la construction de réseaux d’assainissement ou de stations d’épuration ont favorisé ces créations d’emploi. Cependant, structurellement, le secteur n’est pas créateur net d’emploi, ayant perdu 6 000 emplois en ETP au cours des dix dernières années observées. Entre 2016 et 2017, seul le secteur de la gestion des ressources en eau est touché par une baisse, passant de 7 000 à 6 300 emplois, soit - 8,5%.

    -> Chiffres-clés "Nombre d'emplois mobilisés dans le domaine de l'environnement"
    -> Data-visualisation "Evolution du nombre d'emplois mobilisés dans le domaine de l'environnement par activité"

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Eau potable et assainissement, Emploi, Gestion de l'eau et des milieux
  • 07/08/2019  - inpn.mnhn.fr

    Neuf ans après la première évaluation, le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle viennent d'actualiser la liste rouge des espèces de poissons d'eau douce menacées en France métropolitaine. Le bilan : sur les 80 espèces évaluées, 15 sont classées comme menacées et 16 autres comme quasi menacées de disparition. 

    La mise à jour de la liste fait apparaître une situation aggravée : au total, 39% des espèces évaluées sont désormais menacées ou quasi menacées, contre 30% en 2010. Entre les deux évaluations, quatre espèces ont vu leur catégorie changer : une seule voit sa situation s’améliorer, la Blennie fluviatile. Les trois autres connaissent une véritable dégradation : la Lamproie marine, l'Omble chevalier et la Grande Alose, qui sont désormais classées "En danger" ou "En danger critique".

    Ces listes rouges correspondent à des inventaires du risque d’extinction des espèces végétales et animales dans le monde. Développées par l’UICN, elles s'appuient sur une série de critères précis sur la base des meilleures connaissances scientifiques disponibles. Elles mettent ainsi à disposition des décideurs, des acteurs de l’environnement et du grand public des informations fiables sur les risques encourus par la biodiversité.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Poisson
  • 21/07/2019  - inpn.mnhn.fr

    La Convention sur la diversité biologique définit une espèce exotique envahissante (EEE) - invasive - comme étant une espèce dont "l'introduction et/ou la propagation menace la diversité biologique". Dans le cadre du règlement européen n°1143/2014 du Parlement et du Conseil du 22/10/2014 relatif à la prévention et à la gestion de l'introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes, la France répond à ce dispositif en publiant en 2017 sa stratégie nationale relative aux EEE pour l'élaboration d'une méthode de hiérarchisation des espèces introduites en vue d'évaluer le caractère invasif de certaines espèces présentes en France métropolitaine. Cette action fait appel aux informations disponibles sur l'interface nationale de l'INPN, au référentiel national taxonomique TAXREF, à différentes références bibliographiques, au réseau national d'expertise EEE et à des arrêtés parus dans le journal officiel relatifs à la prévention de l’introduction et de la propagation d’espèces animales et végétales en France métropolitaine.

    Le 14 juin 2019, 1017 données sur les écrevisses exotiques ont été ajoutées à l'INPN. Ces jeux de données sont produits par les agents de l’Agence française pour la biodiversité (AFB). Parmi elles figurent celles des écrevisses inscrites sur la liste des espèces exotiques envahissantes : Faxionus limosus (Rafinesque, 1817) ou Ecrevisse américaine ; Pacifastacus leniusculus (Dana, 1852) appelées en français Ecrevisse de Californie, Ecrevisse signal ; et Procambarus clarkii (Girard, 1852) ou Ecrevisse de Louisiane. Ces informations ont permis de compléter la répartition de ces espèces en France métropolitaine, en apportant des observations sur 278 nouvelles communes. Chaque espèce citée fut évaluée sur liste rouge en vue de voir son impact visualisé sur une carte de répartition actuelle en France métropolitaine, à titre du dispositif règlementaire (Règlement d'exécution (UE) 2016/1141 : Article 1) et de portée nationale (Liste des espèces animales exotiques envahissantes dont l'introduction est interdite sur le territoire métropolitain : Annexe 2).

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Faune, Réglementation, Espèce envahissante
  • 17/07/2019  - www.oieau.fr

    Le bulletin national de situation hydrologique (BSH) du mois de juin a été publié le 11 juillet 2019. Globalement sur la France, la pluviométrie a été déficitaire à l’est d’un axe reliant le Gers aux Ardennes et excédentaire à l’ouest. Le déficit qui a atteint en moyenne 50 % sur la région PACA a dépassé 70 % sur les Alpes-Maritimes et 90 % sur le Var et la Corse. Le cumul des précipitations est très contrasté sur le pays. En moyenne, le déficit pluviométrique est de 20 % depuis le mois de septembre 2018. Les pluies du printemps n’ont pas permis de compenser ce déficit, mais ont cependant limité l’impact du début de la vidange. Au cours du mois de juin, les pluies s’infiltrant dans le sol sont reprises par la végétation et sont peu efficaces pour assurer une recharge des nappes.

    A l’exception de la Corse, les niveaux des nappes se situent généralement autour ou en-dessous des niveaux moyens des mois de juin. Ces niveaux traduisent une recharge 2018-2019 peu abondante. La sécheresse des sols perdure sur plusieurs départements et est particulièrement sévère sur la Creuse et de l’Allier à l’est du Cantal. À l’échelle de la France, un épisode de canicule, exceptionnel en juin avec des records absolus de températures maximales, a concerné le pays du 25 au 30 juin et se poursuit début juillet sur les départements de l’est, favorisant d’autant plus l’asséchement des parties superficielles des sols. Au 11 juillet, 49 départements ont mis en oeuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 9 départements avaient mis en place ces arrêtés.

    Mots-clés:
    Changement climatique, Pluie et neige, Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Sol, Quantité de la ressource, Hydrologie, Sécheresse
  • 12/07/2019  - www.santepubliquefrance.fr

     Les enquêtes NOYADES sont menées par Santé publique France avec pour objectif de recenser l’ensemble des noyades survenues entre le 1er juin et le 30 septembre chaque année en France (territoire métropolitain et outre-mer). Les résultats de l'enquête NOYADES 2018 ont dénombré 2 255 noyades, une forte augmentation par rapport à l'enquête de 2015 (1092).

    L'enquête NOYADES recense toutes les noyades, quelle qu’en soit l’intentionnalité (accidentelle, suicidaire, criminelle), suivies d’une prise en charge hospitalière (passage aux services d’urgence ou hospitalisation) ou d’un décès. En 2018, les 2 255 noyades recensées se répartissent en 1 169 noyades accidentelles, 109 noyades intentionnelles et 977 d’origine encore indéterminée en cours d’investigation. Sur les 1 169 noyades accidentelles, 477 (41 %) ont eu lieu en mer, 366 (31 %) en piscine tous types confondus, 130 (11 %) en cours d'eau, 132 (11 %) en plan d'eau et 39 (4 %) dans d'autres lieux (baignoires, bassins...). L'augmentation constatée par rapport à 2015 peut s’expliquer pour partie par des conditions climatiques en termes de températures et d’ensoleillement particulièrement favorables à la baignade, et pour partie par une amélioration du système de surveillance sanitaire des noyades.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Littoral, Mer et océan, Plan d'eau, Santé
  • 12/07/2019  - inpn.mnhn.fr

    L'Observatoire national de la biodiversité (ONB) publie son bilan 2019 consacré cette année aux raisons de la disparition de la biodiversité. Intitulé "La nature sous pression : pourquoi la biodiversité disparait ?", il propose une cartographie des principales menaces identifiées.

    Comment et où les activités humaines génèrent-elles des pressions responsables de la disparition de la biodiversité ? La réponse sur un poster "Menaces sur la biodiversité" qui présente six cartes thématiques et une carte synthétique qui désigne les endroits où ces pressions se cumulent et s’exercent sur la nature au sein du territoire. Sont pointés du doigt : artificialisation du territoire et fragmentation des habitats naturels, surexploitation des ressources, changement climatique, pollutions et espèces exotiques envahissantes. A titre d'exemple, la carte des pollutions illustre les achats de pesticides, les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) en activité rejetant dans les cours d’eau des substances suivies dans le cadre du réseau de surveillance de qualité des eaux, les zones marines régulièrement soumises à des phénomènes d’eutrophisation, etc. Quant à la caractérisation de la fragmentation, elle se base en partie sur le recensement des obstacles à l'écoulement qui indique une moyenne d'un obstacle tous les six kilomètres de cours d’eau.

    Mots-clés:
    Changement climatique, Donnée et système d'information, Espèce, Milieu et habitat, Pression, Artificialisation, Espèce envahissante, Substance et polluant
  • 09/07/2019  - www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr

    Le Commissariat général au développement durable (CGDD) propose, dans sa publication "Environnement & Santé, L’environnement en France", un panorama synthétique des principales sources de contamination environnementale ayant un effet sur la santé humaine. Ce document offre des clés de lecture afin de mieux comprendre les enjeux majeurs en matière de santé-environnement pour la France en 2019 : changement climatique, érosion de la biodiversité, épuisement des ressources, dégradation des milieux naturels.

    Plusieurs focus concernent l'eau, notamment la contamination des milieux aquatiques par les perturbateurs endocriniens, les métaux lourds et les pesticides. De 2015 à 2017, des pesticides ont été trouvés au moins une fois dans 80% des 2 300 points de mesure du réseau de surveillance des eaux souterraines. Dans près d’un cas sur deux, la concentration d’au moins un échantillon dépasse le seuil réglementaire de 0,1 µg/l. Sur les 737 substances recherchées, 54 % sont trouvées, dont la moitié sont des substances interdites d’usage en France au moment de la mesure. Dans les cours d’eau ou les lacs de France métropolitaine, les 23 millions d’analyses d’échantillons réalisés entre 2014 à 2016 ont révélé la présence quasi-systématique de pesticides, en particulier d’herbicides et de leurs produits de dégradation, avec de fortes disparités territoriales : l’indice de présence de pesticides a globalement augmenté (+ 2 points) en métropole, et baissé (- 4 points) en outre-mer.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Substance et polluant, Qualité de la ressource, Chimie, Santé
  • 05/07/2019  - www.cerema.fr

    Selon la loi biodiversité de 2016, les mesures de compensation des atteintes à la biodiversité ou environnementales doivent être décrites dans un système national d’information géographique accessible au public sur internet. Le Ministère en charge de l'environnement, le Cerema et l'IGN ont oeuvré collectivement pour gérer et diffuser ces données.

    3 000 mesures prescrites dans des actes administratifs sont déjà répertoriées et géolocalisées sur l’interface de visualisation du Géoportail, le portail national de la connaissance du territoire. La carte concerne la métropole et les départements et régions d'outre-mer. Les informations caractérisant chaque mesure sont décrites dans une fiche associée. Les données proviennent de l'application ministérielle de gestion des mesures compensatoires GéoMCE destinée aux services de l'Etat qui instruisent les dossiers d'autorisation des projets. Elles sont également téléchargeables sur plusieurs plateformes open data.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Financement, Service écosystémique, Réglementation
  • 01/07/2019  - www.zones-humides.org

    Afin d'améliorer l'organisation des données nationales d'inventaire et de suivi des milieux humides, le ministère en charge de l'écologie a publié en juin une note définissant une stratégie nationale.

    Cette stratégie repose sur trois chantiers : des travaux pour normaliser les données et les rendre compatibles grâce à l'élaboration d'un langage commun (référentiel du Service d’administration nationale des données et référentiels sur l’eau ©SANDRE), la mise en place d'une banque nationale de données sur les milieux humides pour capitaliser les résultats des observations, et le déploiement d'une boîte à outils nationale pour le suivi et l'évaluation des milieux humides (démarche "MhéO - Milieux humides évaluation observation").
    Deux dictionnaires de données sont d'ores-et-déjà disponibles : un relatif à la description des milieux humides, et l'autre sur l'acquisition des données de prélocalisation, d’inventaire et de suivi sur le milieu humide. Une prochaine note viendra préciser en 2020 les procédures à suivre pour la remontée des données d'inventaire et les protocoles MhéO.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Zone humide, Gouvernance
  • 24/06/2019  - www.eaufrance.fr

    L'édition 2019 des chiffres-clés des énergies renouvelables rassemble les statistiques les plus récentes du service de la donnée et des études statistiques (SDES) du Ministère de la transition écologique et solidaire. Si la directive 2009/28/CE a fixé pour la France un objectif de 23% d’énergie produite à partir de sources renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie à l’horizon 2020, cette part s’élève en 2017 à 16,3%, en deçà des 19,5% prévus par la trajectoire définie par la France et présentée dans le plan national d’action en faveur des énergies renouvelables (PNA EnR).

    Les principales filières d’énergie renouvelable sont la biomasse solide pour le chauffage et l’hydraulique pour l’électricité. Avec plus de 2 000 installations, la France est, avec la Suède, l’un des principaux producteurs d’énergie hydraulique de l’Union européenne. En 2017, année considérée comme relativement sèche, l’hydraulique a représenté 54% de la production brute d’électricité renouvelable en France. A titre de comparaison, 2017 a permis une production hydraulique de l’ordre de 50TWh, tandis qu’une année pluvieuse comme en 2013 est caractérisée par une production de 72TWh.

    Mots-clés:
    Pluie et neige, Donnée et système d'information, Quantité de la ressource, Energie
  • 21/06/2019  - www.oieau.fr

    Le bulletin national de situation hydrologique (BSH), rédigé chaque mois par un comité de producteurs et gestionnaires de données, présente l’évolution mensuelle de l’état quantitatif et de la situation hydrologique des ressources en eau en France : précipitations, débits des cours d’eau, niveau des nappes d’eau souterraine, taux de remplissage des barrages-réservoirs, etc.

    Le mois de mai a été très contrasté sur le pays. La pluviométrie a été déficitaire sur une grande partie du territoire métropolitain, avec en moyenne un déficit proche de 20%. Toutefois, les passages perturbés ont été fréquents du sud-ouest aux Ardennes, ainsi que près des frontières de l’est et sur la Corse. La recharge des nappes n’a pas été satisfaisante, du fait d’un déficit pluviométrique durant l’automne et l’hiver 2018-2019. Les pluies du printemps n’ont pas permis de compenser ce déficit, mais ont cependant limité l’impact du début de la vidange. Les niveaux des cours d'eau restent majoritairement inférieurs à la moyenne, bien que les précipitations aient permis une légère amélioration. Enfin, début juin, 13 départements ont mis en oeuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 3 départements avaient mis en place ces arrêtés, 21 en 2017.

    Mots-clés:
    Pluie et neige, Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Quantité de la ressource, Sécheresse