Données sur l'eau

L’une des veilles informationnelles proposées par l'OIEau porte spécifiquement sur les données sur l’eau et les milieux aquatiques, éléments de base pour comprendre et gérer les ressources aquatiques. Les résultats de cette veille, réalisée avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB), ont vocation à informer sur les données disponibles, et à faciliter l’accès de tous à ces informations. Ils sont mis à disposition de tous dans cet article, via le flux RSS et via une page Scoop.it.

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  • 25/02/2020  - www.oieau.fr

    Le bulletin annuel de situation hydrologique  (BSH) est publié le 12 février 2020. Le BSH est réalisé sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents contributeurs (producteurs et gestionnaires de données), animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB).

    Cette année hydrologique a été marquée par la sécheresse observée dès le printemps dans le centre du pays. Les cumuls de pluie ont été inférieurs à la normale tout au long de l’année, excepté en décembre 2018. Le déficit pluviométrique annuel s’élève à 20 % en moyenne sur la France.

    Cette sécheresse a perduré et s’est étendue au Nord-Est et au pourtour méditerranéen durant l’été. La période de recharge hivernale, courte et peu arrosée, n’a pas permis de remplir les nappes d’eau souterraine.
    Tout comme les nappes, les débits des cours d’eau sont globalement inférieurs aux normales sur l’ensemble de la période et atteignent même régulièrement des niveaux très bas. Chaque été, de nombreuses rivières voient leur niveau d’eau baisser, parfois jusqu’à l’assèchement complet (dit «assec »).

    Depuis 2012, l’observatoire national des étiages (ONDE) permet de recueillir des données d’observation visuelle sur l’état d’écoulement superficiel des cours d’eau, en particulier pendant la période estivale. Les premiers assecs et ruptures d’écoulement sont observés, dès fin mai. La situation des écoulements sur la période de fin mai à fin septembre 2019 est la plus critique, avec 31 % des observations en assec et 6% en rupture d’écoulement.

    Pour en savoir plus sur :  Le bulletin annuel national de situation hydrologique (BSH) est constitué d’un ensemble de cartes et de leurs commentaires qui présentent l’évolution annuelle des ressources en eau. Sur la période du 1er septembre au 31 août, il décrit la situation quantitative des milieux aquatiques (pluies efficaces, débits des cours d’eau, niveau des nappes d’eau souterraine, état de remplissage des barrages-réservoirs) et fournit une information synthétique sur les arrêtés préfectoraux pris pour limiter les usages de l’eau durant la période d’étiage.
     

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Sol, Quantité de la ressource, Hydrologie, Sécheresse, Usage
  • 20/02/2020  - www.oieau.fr

    Depuis septembre 2019, le cumul de la pluie et l’humidité des sols révèlent une situation favorable sur une grande partie de la France métropolitaine malgré un mois de janvier déficitaire en pluie.
    La pluviométrie a été déficitaire de 30% avec des cumuls très contrastés en France métropolitaine. Sur les départements Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées, du Bas-Rhin à la Côte d’Or, en Auvergne-Rhône-Alpes, sur l’ouest de la Corse et en Provence, le déficit a souvent dépassé 50%, voire localement 75% sur le Haut-Rhin, le Massif central, le Var et les Alpes-Maritimes.

    En janvier, moins de 43 % des stations d'hydrométrie de cours d'eau (ou station de mesure du débit des rivères) disposant de données, présentent une hydraulicité d’un rapport supérieur à 80 % contre 97 % le mois précédent. La situation s’est dégradée sur la majeure partie du pays. Seuls le pourtour méditerranéen et la Bretagne semblent moins impactés par cette dégradation.

    Au 12 février, 5 départements n’ont pas mis fin aux mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, aucun département n’était concerné par un arrêté préfectoral de limitation des usages.
     
    Ce bilan est réalisé chaque mois sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents producteurs et gestionnaires de données, animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB).

    Mots-clés:
    Pluie et neige, Donnée et système d'information, Cours d’eau, Quantité de la ressource, Hydrologie, Sécheresse
  • 17/02/2020  - www.gesteau.fr

    Chaque année, l'OIEau, avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB) et l’appui du Ministère de la Transition écologique et solidaire, diffuse, sous forme de graphiques interactifs sur le site gesteau.fr, des chiffres clés qui donne un aperçu de la situation des SAGE (Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux) et des contrats de milieu en France.

    Ainsi en 2020, on dénombre 191 SAGE qui recouvrent 51 % du territoire français et 278 contrats de milieu qui recouvrent 26 % du territoire. On découvre également que si le bassin Loire-Bretagne recense le plus de SAGE avec 56, pour les contrats de milieu, le bassin Rhône-méditerranée se démarque avec 174 contrats.

    Depuis 2017, une infographie permet également de découvrir les SAGE, leur situation et leurs enjeux de manière synthétique (disponible également en anglais et en espagnol).

    Toutes Les données sont disponibles et téléchargeables sur le site de gesteau.fr.
    Pour être informés des dernières mises à jour effectuées sur gesteau.fr, vous pouvez consulter également la page de la carte de situation interactive des SAGE ou des contrats de milieu.

     

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Eau potable et assainissement, Eau potable, Gestion de l'eau et des milieux, Préservation, Continuité écologique, Politique publique, Gouvernance, Réglementation, Substance et polluant, Agriculture, Industrie
  • 12/02/2020  - www.sandre.eaufrance.fr

    Le Secrétariat Technique du Sandre vient de diffuser, le 4 février, le référentiel des ouvrages de prélèvement avec les données extraites de la Banque nationale des prélèvements quantitatifs en eau (BNPE).

    La France entière compte 124 413 ouvrages contre 123 782 en Métropole (soit 99% des ouvrages) et le reste est réparti entre les Départements et les Territoires d’Outre-Mer de la France.

    Un ouvrage de prélèvement désigne un ensemble de dispositifs techniques de captage, de stockage et de canalisation d’eau, provenant d’une ressource et à destination d’un usage principal.
    Il est élaboré et entretenu par l’homme, en vue de réaliser des prélèvements d’eau de quantité non négligeable. Il peut être composé de plusieurs points de prélèvement (point de connexion physique entre la ressource en eau et le dispositif d’extraction de l’eau en question).

    L’exploitation d’un ouvrage de prélèvement peut s’appuyer sur un ou plusieurs modes d’extraction physique de l’eau (gravitaire ou dérivation, pompage,..) : Il est connecté à une seule ressource en eau, par l’intermédiaire d’un ou plusieurs points de prélèvement géographiquement individualisés, dès lors qu’il existe autant de dispositifs techniques de captage d’eau connectés à la même ressource à des endroits différents. Ainsi, les eaux captées au niveau de ces points sont généralement mélangées en amont ou en aval du ou des dispositifs de comptage (compteurs d’eau), et contribuent  à l’obtention du volume global prélevé sur la ressource, ceci à l’échelle de l’ouvrage de prélèvement. Chaque ouvrage est localisé sur une et une seule commune principale identifiée par son code INSEE.
    Pour les experts, les ouvrages et points de prélèvement sont téléchargeables aux formats ESRI shapefile, OGC® GeoPackage et CSV *.

    Toutes ces informations sont accessibles directement en consultant les fiches suivantes :

     Pour en savoir plus, n'hésitez pas à contacter le Secrétariat Technique du Sandre à l'adresse sandre@sandre.eaufrance.fr

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Gestion de l'eau et des milieux, Cours d’eau, Eau souterraine, Littoral, Prélèvement
  • 05/02/2020  - www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr

    Différents aléas naturels exposent la population et les territoires français à des événements potentiellement dommageables : inondations ou submersions marines, tempêtes ou cyclones, mouvements de terrain, érosion côtière, feux de forêt, avalanches, séismes, éruptions volcaniques. Entre 1900 et 2017, 180 événements naturels dommageables ont affecté la France. Neuf événements sur dix sont liés aux conditions climatiques.
    Depuis 1982, année de mise en place de la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle en France, la fréquence des accidents très graves liés aux inondations (deux tiers des phénomènes), surclasse celle des autres événements. Cette recrudescence s’explique par l’accroissement de l’urbanisation dans les zones inondables et, par le fait même, des enjeux socio-économiques susceptibles d’être affectés lors d’un événement.
    Avec plus de 23 000 communes déclarées à risque inondation par les préfets, plus de la moitié de la surface de la France se trouve ainsi exposée à cet aléa. Pour la zone littorale, la pression touristique (démographie, artificialisation) accroît la vulnérabilité de ces territoires à la submersion marine et à l’érosion côtière.

    En 2016, quatre cinquièmes des communes françaises (28 657 communes) sont concernées par au moins un aléa naturel de type climatique (hors vague de chaleur). Les inondations et mouvements de terrain, concernent respectivement 64% et 55% des communes françaises. Suivent les feux de forêts (19%) et les avalanches (2%). De nombreuses communes cumulent par ailleurs plusieurs de ces aléas sur leur territoire. L'indice d'expostion des personnes se décline suivant des critères : très fort (15% de la population), fort (47%), moyen (6,5%), faible (20%) et très faible (6%), et nulle (5,5%). Les risques climatiques concernent plus de six français sur dix. Ils se concentrent sur environ 15% des communes. La localisation des populations les villes le long des cours d'eau ou des territoires littoraux, confrontés à une urbanisation toujours croissante, en lien avec la pression touristique.

    L’exposition des territoires aux risques climatiques est contrastée. Les communes peuvent être classées en 6 catégories de territoire homogènes en termes d’exposition aux risques climatiques : inondations, mouvement de terrain, feu de forêt, phénomène atmosphérique, avalanche, ou absence de risque. L'ampleur des risques encourus dans ces six types de territoires est tributaire des choix réalisés en matière de développement et d’aménagement notamment au niveau local, au regard de la vulnérabilité de ces zones et des enjeux exposés (population, industrie, commerce, patrimoine...).

    La catégorie vulnérabilité aux inondations et mouvements de terrain impacte les communes urbaines et périurbaines, ainsi que des communes rurales proches des villes qui sont surreprésentées dans cette catégorie. Ces territoires sont confrontés aux inondations par débordement de cours d’eau, à savoir les abords des cinq grands fleuves (Garonne, Loire, Rhin, Rhône, Seine) et de leurs affluents, ou aux submersions marines comme les littoraux de la Charente-Maritime aux Hauts-de-France. Sept communes de Guyane, traversées par de grands fleuves à l’est, à l’ouest et au sud dans le parc amazonien, figurent également dans cet ensemble.

     Ils rassemblent deux tiers de la population française (soit 44millions d’habitants) et près de la moitié des communes françaises (soit 17527) ; et par la suite concentrent en moyenne plus de population, d’habitations ou d’équipements. La vitalité dont bénéficient ces zones peut être de nature à accentuer leur vulnérabilité aux inondations ou à fragiliser leur résilience face à un événement extrême.
     

    Mots-clés:
    Changement climatique, Donnée et système d'information, Cours d’eau, Littoral, Mer et océan, Risque, Erosion, Inondation
  • 05/02/2020  - fp2e.org

    L’étude 2019 de BIPE et la Fédération Professionnelle des Entreprises de l’Eau (FP2E) dresse un panorama complet pour faire comprendre les services publics d’eau et d’assainissement : état des ressources, qualité de l’eau prélevée et distribuée, ressource circulaire, valorisation des eaux usées, conséquences du changement climatique, évolutions en matière de gouvernance, de performances des services et de prix, d’investissements, éléments chiffrés sur l’économie et sur les acteurs du secteur de l’eau, données sociales .
    L’essentiel des informations, en consultant le rapport, vous permettra de comprendre le fonctionnement du modèle français. L’étude s’appuie sur un exercice d’agrégation de données et d’analyses objectives des données collectées de 2009 à 2016 auprès des services de l’Observatoire national SISPEA et sur les principales sources publiques.

    Depuis 2012, le rendement du réseau d’eau potable a progressé, indiquant un taux de fuite constant, de l’ordre de 20%. L’amélioration du rendement des réseaux a permis d’économiser un milliard de m3 de prélèvement d’eau par an alors même que la population en France augmentait de 4,5 millions d’habitants. La question de la gestion patrimoniale des infrastructures et de mise en conformité des usines de traitement d’eaux usées, est posée depuis des années. Les besoins d’investissement pour faire face au changement climatique sont importants, or les budgets sont en baisse.

    Au cours de la même période, les compteurs “intelligents” favorisant la maîtrise de la consommation d’eau ont doublé en 4 ans. Sur les 16,1millions de compteurs gérés par les entreprises de l’eau, plus d’un tiers sont des compteurs “intelligents”. Ces compteurs télé-relevés favorisant la maîtrise de la consommation d’eau et alertant les abonnés ont doublé en 4 ans. Ils sont 60% installés dans les services urbains, contre 40% dans les services ruraux.

    Les enjeux pour le secteur sont nombreux. Celui de l’investissement pour la préservation de la ressource est en première ligne. Le secteur innove sous l’impulsion des collectivités, et l’apport des entreprises : les efforts de R&D contre les pollutions diffuses sont conséquents avec un budget de 140 millions d’euros par an, en augmentation de 17% depuis 2013.

    Il ressort également que le rendement épuratoire des stations d’épuration est élevé dans les services gérés par les entreprises de l’eau. Sur les 2,25 milliards de m3 d’eaux usées traitées en 2017, les stations supérieures à 2000 équivalents habitants affichent un rendement épuratoire de 96,9% et les très grandes stations un taux de 96,6%. Ces progrès technologiques ont été réalisés au cours des quinze dernières années notamment au niveau du traitement des boues. Par ailleurs en France et en Europe on va vers davantage de réutilisation des eaux usées traitées (La REUT) notamment pour les usages en irrigation.

    En France 88% des eaux de la REUT sont rejetées dans les eaux de surface. Le taux de la REUT  est estimé à moins de 1% en France (contre 9% en Italie, et 13% en Espagne).
    Les industriels, rappellent que cette solution constitue non seulement une réponse aux enjeux économiques actuels des stations d’épuration mais aussi un atout important pour affronter les épisodes de sécheresse et s’adapter aux aléas climatiques.
    Enfin cette étude, qui met en perspective la politique française de l’eau, confirme l’indispensable adaptation des modèles environnementaux et économiques aux effets du changement climatique
     

    Mots-clés:
    Eau potable et assainissement, Service public, Gestion de l'eau et des milieux, Politique publique, Gouvernance, Substance et polluant
  • 23/01/2020  - www.oieau.fr

    Au mois de décembre, les pluies ont été abondantes le long des Pyrénées, sur le Limousin, l’ouest et le sud du Massif central, la Corse-du-Sud ainsi qu’à l’est du Rhône. Le Var et les Alpes-Maritimes ont été particulièrement affectés par deux épisodes méditerranéens intenses les 1er et 20 décembre avec des pluies diluviennes qui ont provoqué des inondations. En moyenne, sur l’ensemble du pays, la pluviométrie a été excédentaire, souvent de plus de 25 %.

    L’humidification des sols qui a débuté en octobre sur l’ensemble du pays s’est poursuivie durant les mois de novembre et décembre suite aux fortes précipitations avec des sols saturés. L’humidité des sols est ainsi redevenue conforme à la normale sur la totalité du pays.

    La recharge des nappes d’eau souterraine a débuté précocement, dès octobre, et s’est généralisée à l’ensemble des nappes en novembre. Les pluies efficaces ont été particulièrement importantes durant l’automne et le mois de décembre se caractérise par une forte remontée des niveaux.

    Au 13 janvier, 6 départements ont mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 1 département était concerné par au moins un arrêté préfectoral de limitation des usages. Ce chiffre était de 5 en 2018. Il n’y en avait pas en 2017 à la même date.

    Ce bilan est réalisé chaque mois sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents producteurs et gestionnaires de données, animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB).

    Mots-clés:
    Pluie et neige, Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Quantité de la ressource, Hydrologie, Piézométrie, Sécheresse, Usage
  • 06/12/2019  - www.eaufrance.fr

    Initié dès la fin des années 1990, Ades est le portail national d'accès aux données sur les eaux souterraines pour la métropole et les départements ultramarins : ades.eaufrance.fr. Il stocke et met à disposition la description des réseaux de suivi et des points d’eau, les mesures piézométriques et les analyses chimiques.

    L'objectif de ce dispositif est d'enrichir la connaissance des ressources en eau souterraine. Il contient plus de 72 millions de résultats d'analyses et 14 millions niveaux de nappes. Ce projet partenarial, mis en oeuvre par le BRGM, rassemblent les données produites par les ministères chargés de l'environnement et de la santé et leurs services régionaux, les agences et offices de l'eau, les directions régionales du BRGM, les conseils régionaux et départementaux, les collectivités locales, les syndicats des eaux, les industriels, etc. La fiche technique proposée sur le site Eaufrance en précise les objectifs et le fonctionnement.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Eau souterraine, Qualité de la ressource, Quantité de la ressource
  • 05/12/2019  - www.anses.fr

    L’étude scientifique Pesti’home, réalisée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement et travail (ANSES), dresse un bilan sur les usages des pesticides à domicile au quotidien. Ces informations ont permis d'orienter les campagnes de mesures dans l'environnement et les études d’imprégnation des populations, afin de mieux évaluer les expositions et les risques potentiels.

    L'enquête a été réalisée en France métropolitaine entre le 5 juillet et le 12 novembre 2014 auprès d’un échantillon de 1507 ménages répartis sur l’ensemble du territoire, et sur 5408 produits inventoriés dans les domiciles. Il ressort que 75% des ménages ont utilisé au moins un produit pesticide dans les 12 mois précédant la date de l’enquête. Les insecticides (84%) sont les produits les plus souvent stockés.

    Fin 2019, l’ensemble des données Pesti’home seront accessibles via une plateforme open data. Les résultats concernant l'outre-mer seront publiés en 2020.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Substance et polluant, Usage
  • 02/12/2019  - www.applisat.fr

    Les données et applications spatiales sont de plus en plus mobilisées pour apporter une aide à la décision, comme par exemple dans le domaine de la gestion des risques (inondation, érosion). Applisat, lancé en novembre 2019, a pour vocation de mettre en lumière des retours d’expérience sur la mobilisation de la donnée spatiale et de mettre en relation les utilisateurs avec les concepteurs de données.

    Le Plan d'applications satellitaires 2018-2022 du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (MTES) proposait d’organiser une communauté du satellitaire afin de favoriser le partage d'expériences et le développement des applications satellitaires au service des territoires. Ainsi est né le site Applisat, créé par le Cerema pour accompagner cette communauté. A destination des services de l’état, des collectivités et des professionnels du spatial (recherche, bureaux d’études, industriels), il s’articule autour de deux rubriques : un espace "Ressources" pour mutualiser la connaissance et un espace "Communauté" dédié à l’échange et au partage pour les groupes thématiques d’utilisateurs et les acteurs du spatial.

    Applisat a fait l'objet d'une présentation lors du colloque national AppSpace en novembre à Marseille. Cet évènement vise à à fédérer l’écosystème du spatial, promouvoir les outils et techniques qui y sont rattachés, poursuivre son développement au sein des territoires et auprès des acteurs régionaux.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information
  • 28/11/2019  - www.anses.fr

    L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié en octobre 2019 une synthèse des données de surveillance relatives à la substance glyphosate. Ce document dresse un état des connaissances disponibles en France concernant sa présence dans les eaux, les aliments ainsi que les niveaux d’imprégnation chez l’humain.

    Les analyses réalisées en 2017 montrent la présence fréquente de cet herbicide et de ses résidus dans les rivières et les lacs : il a été décelé dans 50% des prélèvements (74% pour son métabolite  l’AMPA). Les concentrations observées sont généralement inférieures aux valeurs toxicologiques de référence en vigueur pour les environnements aquatiques, avec un dépassement en onze ans de surveillance. Dans les eaux souterraines, le glyphosate et l’AMPA sont présents dans 3 à 4% des prélèvements en 2017, avec des dépassements annuels de la norme de qualité de l’eau pour moins de 1% des points de prélèvements.
    Dans les eaux destinées à la consommation humaine, la surveillance sur ces dix dernières années montre des dépassements du seuil de 0,1 µg/L pour un nombre très limité d’échantillons : 3 prélèvements sur 7596 en 2017.

    Mots-clés:
    Eau potable, Cours d’eau, Eau souterraine, Substance et polluant, Pesticide, Santé
  • 25/11/2019  - www.oieau.fr

    Les passages pluvieux ont été très fréquents sur la moitié nord du pays ainsi que sur la majeure partie de la Nouvelle-Aquitaine et d’Auvergne-Rhône-Alpes. Des Pyrénées-Orientales aux Cévennes et sur la région PACA, plusieurs épisodes méditerranéens intenses se sont accompagnés de pluies diluviennes, notamment sur l’Hérault les 22 et 23 octobre avec des cumuls dépassant parfois 200 mm en moins de 48 heures. La pluviométrie a été excédentaire de plus de 25% sur une grande partie du pays.

    Après une sécheresse sévère qui a persisté depuis le début de l’été, les précipitations d’octobre ont atténué la sécheresse des sols sur les trois derniers mois sur l’ensemble de l’Hexagone. Les précipitations annoncées par Météo-France pour novembre 2019 devraient permettre de poursuivre l’inversion des tendances durant les prochaines semaines. L’amorce de la recharge devrait se généraliser et la situation devrait s’améliorer sur l’ensemble des nappes.

    Concernant le débit des cours d'eau, la situation s'est également améliorée, avec 19% de stations présentent des débits de base inférieurs au décennal sec contre 35% le mois précédent. Au 1er novembre, les niveaux des retenues sont relativement stables sur l'ensemble du territoire.

    Au 14 novembre, 25 départements ont mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 32 départements étaient concernés par au moins un arrêté préfectoral de limitation des usages;

    Ce bilan est réalisé chaque mois sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents producteurs et gestionnaires de données, animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Agence française pour la biodiversité (AFB).

    Mots-clés:
    Pluie et neige, Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Quantité de la ressource, Hydrologie, Piézométrie, Sécheresse, Usage
  • 11/11/2019  - inpn.mnhn.fr

    Le Conservatoire du littoral a pour la première fois transmis ses données de suivi des espaces naturels littoraux ou lacustres dans la base de l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN). Cela représente un peu plus de 408 000 données, simples ou protocolées, issues de l'activité de 769 contributeurs (agents, gardes du littoral ou personnels de ses gestionnaires ou des prestataires sur le réseau de sites du Conservatoire). 

    Le jeu de données apporte de la connaissance sur 4 369 taxons. Les relevés concernent principalement les espaces naturels relevant du domaine de compétence du Conservatoire dont la mission est d'acquérir des parcelles du littoral menacées par l’urbanisation ou dégradées pour en faire des sites restaurés, aménagés, accueillants dans le respect des équilibres naturels. Les données sont recueillies et gérées dans l'outil Visiolittoral.

    Le site de l'INPN permet de rechercher les données par espèce et propose des statistiques telles que la distribution temporelle par année et par mois, ainsi que la répartition des données par groupes taxonomiques.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Espèce, Faune, Flore, Littoral
  • 04/11/2019  - ree.developpement-durable.gouv.fr

    Depuis 1994, le commissariat général au développement durable (CGDD), publie tous les 4 ans, le rapport sur l’état de l’environnement (REE). L’édition 2019, dévoilée en octobre, dresse un panorama complet de l'état de l'environnement et de son évolution, les pressions subies et les réponses apportées par la société.

    Le constat général est que l’état de l’environnement continue de s’améliorer en France sous l’effet de la réglementation et des initiatives nationales et locales. Il est cependant difficile d’apporter une réponse synthétique pour qualifier l’évolution globale, tant la diversité des problématiques couvertes est large et nécessite un examen différencié. Concernant les milieux aquatiques, le rapport relève que la qualité des eaux de surface s'améliore en partie, notamment avec une diminution de 12% et 37% des concentrations en nitrates et orthophosphates dans les cours d’eau de France métropolitaine sur la période 1998-2017. Ces progrès sont expliqués par une réglementation plus contraignante sur les teneurs en phosphates dans les détergents, par l'évolution des pratiques agricoles et un moindre recours aux engrais phosphorés, et par l’amélioration des performances des stations d’épuration. Concernant les pesticides, de nombreuses substances sont toujours détectées dans la plupart des cours d’eau, mais leur présence globale a diminué de 19% en métropole et de 21% en outre-mer sur la période 2008-2017. Si la situation semble s’améliorer lentement pour ces polluants, ces tendances positives ne sont en revanche pas observées pour les eaux souterraines, et les techniques de surveillance mettent en avant de "nouvelles" substances aux effets néfastes sur les écosystèmes aquatiques et sur la santé humaine comme les perturbateurs endocriniens et médicaments.

    Le rapport est disponible sur un site dédié, avec l'ensemble des ressources et données rassemblées ou élaborées, et des focus thématiques.

    Mots-clés:
    Changement climatique, Economie de l'environnement, Milieu et habitat, Cours d’eau, Eau souterraine, Mer et océan, Plan d'eau, Pression, Déchet, Substance et polluant, Qualité de la ressource
  • 23/10/2019  - www.oieau.fr

    Le bulletin national de situation hydrologique (BSH) du mois de septembre a été publié le 14 octobre 2019.
    Les passages pluvieux ont été peu fréquents excepté sur les régions bordant la Manche et le plus souvent peu actifs. Les régions méditerranéennes ont été peu arrosées, hormis un épisode pluvio-orageux localement intense sur le Languedoc-Roussillon et la Corse le 21 septembre. En moyenne, sur l’ensemble du pays et sur le mois, le déficit pluviométrique a été de 40 %.
    Les températures ont été quasi estivales en journée sur une grande partie du pays en milieu de mois. Associées à une pluviométrie déficitaire de plus de 50 % du Grand-Est au Massif central, au Gard et à l’intérieur de la Provence, elles ont contribué à renforcer l’assèchement des sols superficiels du Gard au sud de l’Ardèche et de la Drôme, de l’ouest de l’Auvergne au Berry et à la Bourgogne ainsi que des Ardennes aux Vosges et au Bas-Rhin.
    Les pluies de septembre ont eu un effet uniquement sur les nappes réactives du littoral méditerranéen. La baisse des niveaux s’est fortement accélérée en fin d’été sur les secteurs ayant connu un déficit pluviométrique associé à une forte sollicitation du fait des prélèvements d'eau. L’étiage 2019 s’annonce comparable à plus sévère que les basses eaux 2017.
    Le taux de remplissage des retenues est à la baisse, en particulier sur les bassins versants du Rhin, de l'Adour et de la Neste.
    Concernant les débits, la situation se dégrade par rapport au mois précédent et 63% des stations de suivi du réseau ONDE sont en rupture d'écoulement ou en assec.
    Au 14 octobre, 84 départements ont mis en oeuvre des mesures de restriction des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 62 départements étaient concernés par au moins un arrêté préfectoral de limitation des usages. Ce chiffre était de 55 en 2017, 30 en 2016 et 25 en 2015 à la même date.
    Ce bilan est réalisé chaque mois sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents producteurs et gestionnaires de données, animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Agence française pour la biodiversité (AFB).

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Quantité de la ressource, Hydrologie, Piézométrie, Sécheresse
  • 17/10/2019  - www.services.eaufrance.fr

    Le 8ème rapport national de l'observatoire des services publics d’eau et d’assainissement vient d'être publié par l'Agence Française pour la Biodiversité (AFB). Il fait le bilan de l'année 2016 sur l'organisation, la gestion, la tarification et la performance des services publics d'eau et d'assainissement.

    Les indicateurs montrent que le prix moyen de l'eau est au 1er janvier 2017 de 4,03 €/m³ dont 2,03 €/m³ pour les services d'eau potable et 2,00 €/m³ pour les services d'assainissement collectif. Si la tendance était à l'augmentation ces dernières années, la situation est stable par rapport à 2016. Ce chiffre, calculé sur la base d'une consommation annuelle d'un ménage estimée à 120 m³, est plus élevé au nord d'une diagonale sud-ouest/nord-est.

    La dépense liée à ces services représente 1% du budget des ménages, avec une facture moyenne de 40,30 € par mois. Elle varie du simple au double en fonction des régions (0,9 % à 1,8 %). 

    Ces données sont à disposition des usagers et de tous les acteurs de l'eau qui souhaitent en prendre connaissance ou les exploiter à des fins d'études ou d'investigations plus poussées. 

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Eau potable et assainissement, Eau potable, Prix de l'eau, Qualité de la ressource
  • 08/10/2019  - ec.europa.eu

    L'atlas maritime européen est une application géographique interactive, fournissant des données générales sur le milieu marin, des informations maritimes, ainsi que des statistiques sur les mers et les côtes européennes. Son objectif est de rendre les données statistiques de manière visible à un large public et, dans le même temps, d’apporter un soutien à la politique marine et à l’économie bleue.

    Le catalogue des cartes couvre différents aspects et caractéristiques naturels et socio-économiques des régions marines et côtières d’Europe : géographie, nature, tourisme, sûreté et sécurité, population et emploi, transport et énergie, gouvernance et politiques européennes, pêche et aquaculture. Les informations proviennent principalement de la Commission Européenne et de ses agences, ainsi que du réseau européen d’observation et de données du milieu marin (EMODnet - European Marine Observation and Data Network) qui se compose de 150 organisations européennes. 

    Les utilisateurs peuvent explorer des cartes prédéfinies et créer leurs propres cartes à partir d’un vaste catalogue de plus de 250 couches cartographiques disponibles dans les 24 langues officielles de l’Union Européenne. Chaque semaine, une nouvelle carte est proposée sur le forum maritime. La dernière illustre les quotas de pêche nationaux en milliers de tonnes par espèce de poisson dans les pays de l'Union Européenne.

     

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Poisson, Mer et océan, Pêche et aquaculture
  • 02/10/2019  - ec.europa.eu

    Chaque mois, le centre de recherche de la Commission européenne, the Joint Research Centre (JRC), propose un bilan complet sur l'agro-météorologie et l'état des cultures en Europe. Au cours du mois d'août, l'absence de précipitations a aggravé les déficits en humidité des sols dans le centre et le nord de la France, de grandes parties de l'Ukraine et le nord-ouest de l'Allemagne, compromettant les cultures d'été.

    Ces bulletins font le point sur les températures, les précipitations, le bilan hydrique, les événements météorologiques, l'humidité du sol, mais aussi l'état de la canopée et des pâturages, le développement des cultures, la prévision de rendement des cultures, ... A mi-septembre, même si des précipitations bénéfiques sont arrivées dans le nord-est de l'Allemagne, l'ouest de la Pologne et le nord-ouest de la République tchèque, les prévisions indiquent un rendement inférieur à la moyenne quinquennale dans ces régions.

    Le JRC a démarré la surveillance des ressources agricoles (Monitoring Agricultural ResourceS - MARS) en 1988. Ces informations visent à apporter des éléments pour évaluer l'efficacité, l'efficience, la pertinence et la durabilité des mesures politiques liées au développement rural, à l'adaptation au changement climatique et à l'atténuation éventuelle par des politiques agricoles. Une attention particulière est accordée aux nouvelles mesures visant à promouvoir la biodiversité agricole, les services écosystémiques, la qualité de l'environnement et l'utilisation efficace des ressources.

    Mots-clés:
    Climat, Pluie et neige, Agriculture
  • 26/09/2019  - www.milieumarinfrance.fr

    Les écosystèmes marins et côtiers fournissent de nombreux services (maintien du cycle de vie, régulation, activités humaines, ...), mais subissent de multiples pressions et impacts (perte accélérée de biodiversité, raréfaction des ressources, risques sanitaires, changement climatique, ...). Pour mieux comprendre ces milieux et appréhender les décisions à prendre pour les préserver, le système d'information sur le milieu marin (SIMM) offre un point d'accès centralisé aux données relatives au milieu marin dans les espaces maritimes français.

    Le portail web milieumarinfrance.fr, lancé par l'Agence française pour la biodiversité, le Ministère de la Transition écologique et solidaire, l'Ifremer et leurs partenaires, met à disposition des informations générales sur le milieu marin (actualités, fiches thématiques, chiffres-clés, publications, ...) et répertorie l’ensemble des sites web qui diffusent des données sur ce milieu en France. Il propose également un ensemble de règles et de données communes pour faciliter l’échange et la réutilisation des données sur le milieu marin. A l'horizon 2020, il offrira des services de recherche, de consultation et de téléchargement des données.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Littoral, Mer et océan
  • 20/09/2019  - www.oieau.fr

    Au cours du mois d'août, les précipitations ont été géographiquement très contrastées. Les passages perturbés ont été peu fréquents, excepté sur le Nord-Ouest et les pluies généralement peu abondantes. Toutefois, de violents épisodes orageux se sont accompagnés de pluies localement diluviennes, notamment sur un axe allant des Pyrénées centrales au sud de l’Auvergne et au Jura ainsi qu’en Corse, de l’Île-Rousse à Bonifacio.

    Concernant les eaux souterraines, la vidange s’est poursuivie durant le mois d’août, et la plupart des niveaux observés diminuent. Les niveaux sont généralement très inférieurs à ceux de l’année précédente à cette même époque. La situation est néanmoins globalement moins dégradée que celle d’août 2017.

    Le taux de remplissage des retenues est à la baisse, en particulier sur les bassins versants du Rhin, de l'Adour et de la Neste. Concernant les débits, la situation par rapport au mois de juillet s'améliore légèrement sur certains secteurs, comme l'Allier et le Rhône, mais elle reste critique sur le bassin de la Loire et l'amont de la Garonne. 

    Au 12 septembre, 87 départements ont mis en oeuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période en 2018, 61 départements étaient concernés par au moins un arrêté préfectoral de limitation des usages. Ils étaient 78 en 2017 et 45 en 2016.

    Ce bilan est réalisé chaque mois sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents producteurs et gestionnaires de données, animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Agence française pour la biodiversité (AFB)

    Mots-clés:
    Pluie et neige, Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Sécheresse