Données sur l'eau

L’une des veilles informationnelles proposées par l'OIEau porte spécifiquement sur les données sur l’eau et les milieux aquatiques, éléments de base pour comprendre et gérer les ressources aquatiques. Les résultats de cette veille, réalisée avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB), ont vocation à informer sur les données disponibles, et à faciliter l’accès de tous à ces informations. Ils sont mis à disposition de tous dans cet article, via le flux RSS et via une page Scoop.it.

-> En savoir plus : charte éditoriale de la veille "Données sur l'eau"

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  Scoop. it!

  • 19/05/2020  - www.observatoire-cote-aquitaine.fr

    Le Bassin d’Arcachon est une lagune semi‐ouverte, à l’interface terre-océan, au sein de la côte de la Nouvelle‐Aquitaine. Il concentre de nombreux usages, étroitement liés à son environnement lagunaire, tels que le tourisme, la conchyliculture ou encore la plaisance. A l’interface entre terre et océan, il s’agit d’un territoire à l’environnement géomorphologique complexe, et exposé aux aléas côtiers. 

    Dans l’objectif d’améliorer la connaissance de ce milieu et de suivre son évolution, l’Observatoire de la Côte Aquitaine (OCA) a mis en place un programme de suivi géomorphologique du littoral du Bassin d’Arcachon. Il comprend l’acquisition et la collecte de données pour la caractérisation des évolutions du trait de côte, de l’estran et des chenaux.

    Initié en 2017 sur le territoire restreint de l’Île aux Oiseaux, et après deux années de tests en 2018 et 2019 à l’échelle du Bassin d’Arcachon pour vérifier, les descripteurs du milieu, les faisabilités techniques et financières et les conditions d’acquisitions de données, le programme de suivi géomorphologique du Bassin d’Arcachon est opérationnel.

    C'est un programme collaboratif qui s'appuie sur l’expérience de l’OCA, le comité de suivi technique représenté par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et l’Office national des forêts(ONF), et sur les compétences d'un réseau d'acteurs locaux – producteurs de données (territoriaux, SIBA, collectivités territoriales, Conservatoire du Littoral...).

    Par ailleurs, il vise  à intégrer les données produites par les différents organismes, acteurs du littoral du Bassin, de manière à partager et mutualiser ces données et informations et à les diffuser au plus grand nombre (rapports publics, site internet, interface cartographique par exemple).

    La campagne annuelle de suivi prend en compte les spécificités hydro‐morpho‐sédimentaires et la diversité des environnements géomorphologiques de la lagune et permet de caractériser ses évolutions à partir d’analyse de données existantes (bibliographie, données SIG, photographies, des données floristiques en présence comme les plaques de spartines …).

    Pour couvrir l’ensemble du Bassin d’Arcachon, le recours notamment aux données cartographiques acquises par voie aérienne est incontournable. Il s’agit par exemple d’orthophotographies et de données topographiques LiDAR (Light Detection and Ranging, topographie par laser aéroporté, une technologie pour mesurer des distances avec de la lumière laser). Ces dernières ont permis d’identifier des secteurs homogènes et représentatifs des différents types d’environnements du Bassin d’Arcachon (marais maritimes, cordons sableux, flèches sableuses, dunes littorales, anthropiques)…

    Enfin , au-delà de la capitalisation et de la diffusion des données acquises, les évolutions du programme de suivi du bassin d’Arcachon s’orientent vers une diversification des informations qu’il rassemble (botaniques, hydrodynamiques par exemple), ou encore vers le développement de nouvelles méthodes d’acquisition à l’aide par exemple des sciences participatives et de l’exploitation d’images satellites ou vidéos.

    Pour en savoir plus sur :
    Le site de l’Observatoire Côte Aquitaine (OCA), ses missions et partenaires financeurs
    Le Rapport à télécharger  RP-69736-FR « Programme de suivi géomorphologique du littoral du Bassin d’Arcachon »

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Financement, Flore, Préservation, Hydromorphologie, Littoral, Mer et océan, Zone humide
  • 15/05/2020  - uicn.fr

    Le Comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) vient de publier le 6 mai « La Liste Rouge des Écosystèmes en France - Chapitre Littoraux méditerranéens de France métropolitaine, Vol 1 : dunes côtières et rivages sableux ».

    En France, les dunes littorales sont des niches écologiques très particulières. Quelques espèces s’accommodent de l’ensablement, du déchaussement ou de la submersion marine, de températures élevées ou encore d'une faible disponibilité en eau et en nutriments.

    La Liste rouge des écosystèmes de l’UICN représente, depuis 2014, un nouveau cadre de référence européen et mondial pour évaluer la vulnérabilité des écosystèmes. Elle permet d’identifier les écosystèmes menacés et d’évaluer leur risque d’effondrement.

    En France, la réalisation de la Liste rouge des écosystèmes côtiers méditerranéens français est pilotée par le Comité français de l’UICN, en partenariat avec l’Office français de la biodiversité (OFB) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).

    La mise en œuvre de cette Liste rouge a nécessité plus de 40 experts, le traitement et l’exploitation des données des conservatoires botaniques nationaux et en s’appuyant notamment sur de nombreux travaux de recherche.

    Dans le cadre de cette étude, 9 écosystèmes constituant les dunes côtières et les rivages sableux méditerranéens ont été décrits et évalués selon la méthodologie de l’UICN : 7 des 9 écosystèmes identifiés et représentant environ 26 % du linéaire côtier méditerranéen en France, sont menacés et classés  « En Danger (EN) » ou « Vulnérable (VU) ». Les « dunes blanches », les plus menacées, sont  « En Danger (EN) ». Les 6 autres classées en « Vulnérable (VU) » sont : les « dunes boisées », les « dunes embryonnaires », les « dunes grises », les « junipéraies dunaires », les « laisses de mer végétalisées », les « plages sableuses ». Les deux autres restants sur les 9 : les « Fruticées  dunaires » sont évalués « Préoccupation-Mineure (LC) » et les « dépressions dunaires » n'ont pas pu être classées par manque de données disponibles. 

    Enfin, les résultats facilitent la mise en place d’actions et la prise de conscience politique et sociétale face à l’importance des enjeux de conservation de la biodiversité, à l’échelle des écosystèmes.

    La stratégie de conservation des littoraux sableux la plus efficace consiste à protéger les dunes mobiles contre l’érosion, la fréquentation touristique intensive en période estivale (ou le piétinement), les pratiques de ramassage des laisses de mer ou le passage des engins de nettoyage qui suppriment l’unique source de matière nutritive des espèces animales et végétales et affectent directement leur habitat, en particulier celui des invertébrés enfouis dans le sable et dont les populations montrent d’importants déclins.

    Les cordons dunaires jouent un rôle primordial dans le fonctionnement du système littoral en Méditerranée française : ils permettent de stocker le sable transporté par la dérive littorale ; limitent l’érosion et le recul du trait de côte ; et assurent le rechargement des plages soumises à des vents provenant en majorité de l’intérieur des terres.

    Pour en savoir plus sur  :

    -La liste rouge des écosytèmes et la méthodologie

    -Le tableau des résultats et la fiche synthétique de chaque écosystème évalué

    -Le site de l'INPN

     

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Littoral
  • 11/05/2020  - www.ign.fr

    L'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) publie dans son dernier "IGN Magazine n°98" paru sur le site le 11 mai, un dossier sur les "Outils et données : Un référentiel géographique harmonisé pour les politiques publiques de l’eau - Depuis 2015, l’IGN collabore étroitement avec les ministères chargés des politiques publiques liées à l’eau pour construire un socle cartographique commun utile aux différentes réglementations" (p. 22-23).
    Le référentiel hydrographique français est une base de données du SIE (Système d’information sur l’eau) qui vise à décrire et localiser les cours d'eau et plans d'eau de France (métropole et DROM). Le référentiel actuel est depuis les années 90 la BD CARTHAGE®. Celle-ci ne répond plus aux besoins actuels (exhaustivité, précision géométrique et données interopérables…).

    Depuis 2015, l’OFB (Office français de la biodiversité) et l’IGN associent leurs expertises afin de créer un nouvel outil de référence plus complet et à grande échelle : la BD TOPAGE®.
    La BD TOPAGE®  est issue de la BD CARTHAGE ®  (Base de Données sur la CARtographie THématique des AGences de l’Eau et du ministère chargé de l’environnement) et de la BD TOPO ® de l’IGN (Composante topographique du RGE® de l’IGN) : «Prendre le meilleur de la BD CARTHAGE ® et TOPO®» disait un expert de l'IGN.
    Le projet est formalisé par une convention de coopération IGN-OFB relative à la « coproduction initiale de la BD TOPAGE® » signée le 7 décembre 2016. Il vise à produire, en remplacement de la BD CARTHAGE®, un référentiel hydrographique conforme géométriquement au RGE® (Référentiel à Grande Échelle) de l'IGN (de précision métrique), ce qui assurera l’interopérabilité avec les acteurs publics. Ce référentiel est co-construit et mis à jour de manière collaborative.
    Les acteurs du projet sont l'IGN, l'OFB, les agences de l'eau, le secrétariat technique du SANDRE, ainsi que tous les partenaires territoriaux…

    La BD TOPAGE® assurera l’interopérabilité des données utilisées dans le cadre d’autres politiques publiques. En prenant l’exemple des zonages réglementaires, tels les cours d’eau Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales (BCAE, R.615-10 du code rural), ou les cours d’eau Police de l’eau (L.214-1 à L.214-6 du code de l’environnement), les cours d’eau pour la continuité écologique (L.214-17)…, ils s’appuient actuellement « sur des définitions juridiques et des référentiels cartographiques différents». Ils ont donc vocation à être décrits par des données géométriques plus harmonisées…, explique un expert de l’IGN « Au regard de cette situation …, un travail d’harmonisation et de mise en cohérence de leurs référentiels cartographiques apparaît souhaitable ». Ainsi, la carte nationale des cours d’eau au titre de la police de l’eau produite par les services de l’État s’appuiera sur ce travail.

    La BD TOPAGE®, est en passe de devenir la composante hydrographique du référentiel à grande échelle (RGE) de l’IGN : production métropolitaine sur 3 ans, par rapprochement des bases BD CARTHAGE® et thème hydrographique du RGE®, mise en œuvre d’une plateforme collaborative pour simplifier la collecte des données et le traitement des mises à jour et corrections… Une expérimentation pilote est actuellement en cours sur vingt-cinq départements.

    Depuis 2019 et hors convention, sont prévues l'intégration de référentiels locaux complémentaires et des cartographies de cours d'eau afin d'améliorer l'exhaustivité de la BD TOPAGE®, l’insertion de bassins-versants topographiques, et la production de la BD TOPAGE® des DROM.

    Enfin la coproduction OFB et IGN souhaitent pouvoir évoquer un déploiement national à partir de la fin du 1er semestre 2020. Les données seront mises à disposition en consultation et téléchargement sur l'atlas-catalogue du Sandre.

    Pour en savoir plus :
    BD TOPAGE® sur le site eaufrance 
    BD CARTHAGE®
    RGE: Référentiel à grande échelle de l'IGN
    BD TOPO ®
    Le référentiel actuel hydrographique de l’eau géré par le Sandre

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Plan d'eau, Politique publique, Réglementation
  • 07/05/2020  - www.lequotidiendumedecin.fr

    La détection du coronavirus dans les selles a incité plusieurs groupes de chercheurs à travers le monde à promouvoir l’analyse des eaux usées pour évaluer la circulation du virus dans les populations.

    Les eaux usées correspondent en effet à l’ensemble des eaux issues des habitations et des équipements publics urbains (hôpitaux, écoles…). Ces eaux sont acheminées, via les égouts, vers les stations d’épuration où elles sont traitées puis rejetées dans l’environnement.

    Il est essentiel de rappeler ici que les réseaux d’eaux usées et d’eaux non potables sont totalement distincts des réseaux de distribution d’eau potable, dont la qualité microbiologique et chimique est étroitement surveillée.
     
    Une première étude, réalisée par des chercheurs néerlandais et leurs collaborateurs aux Pays-Bas, a démontré que le génome du coronavirus peut être détecté dans plusieurs sites de prélèvement d’eaux usées quelques jours seulement après l’identification du premier cas humain de Covid-19 dans ce pays. Une étude similaire a été conduite dans le Massachusetts.

    Plusieurs autres études ont détecté des traces du virus dans des réseaux d’eaux usées. Ces études scientifiques menées en Australie, en Espagne, en Italie, à Paris mais aussi en Suisse … ont démontré la présence du SARS-CoV-2, responsable de la maladie du Covid-19, dans les eaux usées.

    En France, une étude initiée depuis le 5 mars 2020 en région Ile-de-France, sur 3 sites de prélèvement d’eaux usées, confirme cette hypothèse. Elle est menée par le laboratoire de la régie municipale Eau de Paris, en collaboration avec la Sorbonne Université et l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA). Elle a analysé également les eaux usées.

    Cette étude est mise en ligne sur le site de prépublication MedRxiv (mais non évaluée et validée encore par les pairs).
    Les chercheurs ont ainsi analysé 23 échantillons d'eaux usées brutes et huit échantillons d’eaux traitées, qui ont été prélevés, du 5 mars au 7 avril 2020, dans trois grandes stations d'épuration de la région parisienne. « Tous les échantillons d'eaux usées brutes ont obtenu un résultat positif pour le SARS-CoV-2, constatent-ils. Six échantillons sur huit des eaux usées traitées ont obtenu un résultat positif. »

    L’équipe des scientifiques français a eu l’idée simple d’utiliser des tests PCR ( Polymerase Chain Reaction) semblables à ceux qu’on utilise dans le nez des patients, mais de les placer dans les eaux usées que rejettent nos villes. Ainsi, ils peuvent quantifier la présence du Covid-19 quelques jours avant que les symptômes de celui-ci ne se déclarent.
    Leur analyse a permis de démontrer, pour la première fois, que « la quantité d’unités virales (génomes vivants ou fragments) dans les eaux usées est étroitement corrélée au nombre de cas de Covid-19 » souligne un scientifique de l’étude. Ainsi, la surveillance des eaux usées apparaît comme un outil potentiel fiable pour le suivi de l’épidémie. L’idée était de disposer d’un marqueur épidémiologique pour quantifier la circulation du virus.

    Des résultats préliminaires, non publiés dans une revue scientifique mais cités par  le site d’édition « The Conversation »,  du 23 avril, indiquent une décroissance récente de la charge virale dans les eaux usées. « C’est un argument d’ordre virologique qui confirme l’impact du confinement », souligne un scientifique de cette étude française.

    Les chercheurs français plaident auprès du Comité analyse recherche et expertise (Care) qui conseille les autorités, pour la mise en place d’un réseau Sentinelle national de surveillance des eaux usées pour « suivre la dynamique de l’épidémie », avec une dimension locale, chaque station d’épuration correspondant à un territoire déterminé. Cette approche pourrait être extrapolée à l’ensemble des pays concernés par l’épidémie.

    Pour en savoir plus sur:

    L’équipe française des chercheurs :Sébastien Wurtzer (Eau de Paris), Jean‑Marie Mouchel (Sorbonne Université), Rémy Teyssou (Institut de recherche biomédicale des armées), Yvon Maday (Sorbonne Université, co-fondateur de l’initiative Covid-IA), Vincent Rocher (SIAAP) et Laurent Moulin (Eau de Paris) et co-auteurs de l'article sur le site The Conversation

    Les publications liées à ces études

    https://www.thelancet.com/pdfs/journals/langas/PIIS2468-1253(20)30087-X.pdf

    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.03.29.20045880v1

    https://www.eawag.ch/fr/news-agenda/actualites/detail/levolution-de-la-pandemie-visible-dans-les-eaux-usees/

    https://www.thelancet.com/pdfs/journals/langas/PIIS2468-1253(20)30087-X.pdf

    https://www.sciencemag.org/news/2020/04/coronavirus-found-paris-sewage-points-early-warning-system

    www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.12.20062679v1

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Assainissement, Opinion et société
  • 05/05/2020  - enquetedeau.eaufrance.fr

    « En quête d’eau » est un programme de sciences participatives qui vise à améliorer la connaissance de l’écoulement des cours d’eau (fleuves, rivières, ruisseaux)  en France métropolitaine.
    Il est lancé fin 2016 par l’Office français pour la biodiversité (OFB).

    A ce jour : il y a 259 observateurs inscrits dans les régions et 1157 observations réalisées.
    Dans les 157 observations des 6 derniers mois : 70% de cours d'eau en Ecoulement visible acceptable; 10% de cours d'eau en Ecoulement visible faible ; contre  8% de cours d'eau en Assec ; et 3% en Débordement... Voir ces données sur le site : enquetedeau.eaufrance.fr
     
    Dans un contexte de tensions sur la ressource en eau et de changement climatique, le niveau des cours d'eau varie constamment et leur suivi dans le temps requiert un très grand nombre d’observations. Dans cette perspective, l’OFB a fait appel aux professionnels de la rivière ou toutes personnes volontaires… Il a lancé ainsi un programme scientifique participatif pérenne, capable de susciter une large adhésion citoyenne, à partir d’un protocole terrain simple qui facilite la collecte de données fiables et un outil de saisie simple, facile d’utilisation.

    Pour recueillir les attentes des participants, définir le périmètre d’observation et impliquer les observateurs dans la construction du programme, l’OFB a mené le projet suivant une démarche fédératrice concertée répartie en trois phases :

    En décembre 2016, une enquête exploratoire a identifié  les acteurs experts et contributeurs potentiels qui ont été associés au montage du projet. Les résultats ont orienté les décisions sur le périmètre du projet, ses modalités de mise en œuvre et identifié les leviers de mobilisation.

    Juillet 2017 - mars 2018 : la phase test  du programme a recueilli les observations sur 3 régions pilotes : Centre-Val-de-Loire, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie.
    Le protocole d’observation de l’écoulement est simple et organisé selon 5 modalités retenues (débordement – écoulement visible – écoulement visible faible – écoulement non visible – assec). Les données collectées sont saisies grâce à une interface web (poste fixe ou  mobile).
    Un premier bilan du programme a été dressé, après 9 mois d’observations réalisées pendant cette période afin de tester la pertinence des premières hypothèses : le protocole est jugé fiable, simple (par conséquent : rapide et accessible au plus grand nombre) et cohérent avec les réalités du terrain ; l’outil de saisie des données issues des observations est simple et performant.

    2018 - déploiement national : le 5 avril 2018 a eu lieu la journée de restitution des résultats et les derniers ajustements des axes d’améliorations à apporter au programme avant l’élargissement national qui a eu lieu durant l'été 2018.

    Le projet est jugé pertinent, le protocole sur l’écoulement est adapté aux objectifs : le périmètre d’observation concerne tous les cours d’eau de France métropolitaine, la période d’observation se fait durant toute l’année et la fréquence des observations doit rester libre et régulière.  

    Enfin Il y a eu également la mise à disposition des outils de communication destinés à susciter l’intérêt et expliciter la démarche auprès du public : affiche  « vos observations peuvent changer le cours d’eau », tutoriel et dépliant didactique du protocole d’observation, interface web enquetedeau.eaufrance.fr

    Mots-clés:
    Cours d’eau, Opinion et société, Quantité de la ressource, Hydrologie, Loisir
  • 30/04/2020  - www.theia-land.fr

    SWOT (Surface Water Ocean Topography) est un projet de satellite du CNES et de la NASA. Il sera lancé en avril 2021. Il permettra l’étude topographique des océans et des eaux de surface continentales (rivières, lacs)  en utilisant un nouveau concept technique : l’altimétrie interférométrique.

    Dans le cadre de la mission innovante dédiée à l'hydrologie continentale SWOT aval (Programme préparatoire aval), le Pôle Theia avec l’appui du CNES et du Laboratoire Legos (Unité mixte de recherche Cnes-CNRS-IRD-UPS) ont mis en place une base de données spatiales de suivi hydrométrique des fleuves et des lacs appelée Hydroweb. Cette base d’informations permet l’accès libre pour tout utilisateur à des mesures opérationnelles de hauteur d’eau.

    Le Pôle Theia a également développé le projet HYSOPE (HYdrométrie Spatiale OPErationnelle) sur les eaux de surface continentales, basé sur la banque de données globales de séries temporelles de hauteurs d’eau et les algorithmes de traitement, développée au Laboratoire Legos pour le projet.

    HYSOPE2 va développer un portail (Hydroweb-NG) donnant accès à l’ensemble de la donnée hydrologique (multi-capteurs satellite, in-situ, modèle numérique) pour faciliter l’utilisation et le croisement des données hydrologiques.

    Pour répondre aux besoins des hydrologues et des océanographes et à tous les acteurs de l’eau, actuels et futurs, l’équipe du projet propose un questionnaire afin de capitaliser les retours d’expérience sur l’intérêt des outils SIG ainsi que sur les priorités de développement de fonctionnalités plus spécifiques

    Pour en savoir plus sur SWOT, ses programmes et projets, dont le principal objectif est de répondre aux enjeux et à la demande sociétal en termes de gestion de l'eau : 

    Mots-clés:
    Climat, Donnée et système d'information, Gestion de l'eau et des milieux, Cours d’eau, Littoral, Mer et océan, Plan d'eau, Zone humide, Quantité de la ressource, Hydrologie, Agriculture
  • 30/04/2020  - cdi.eau-rhin-meuse.fr

    Les redevances des agences de l’eau sont des recettes fiscales environnementales payées par les usagers de l’eau (particuliers, collectivités, entreprises, agriculteurs, industries…).

    Le maire a une obligation de présenter un rapport annuel sur le prix et la qualité du service public d’eau potable et d’assainissement destiné notamment à l'information des usagers. Il y joint une note établie chaque année par l'agence de l'eau ou l'office de l'eau sur les redevances figurant sur la facture d'eau des abonnés, sur la réalisation de son programme pluriannuel d'intervention, et sur l’utilisation qu’elle en fait à travers le versement d'aides financières pour protéger la ressource en eau.

    L'édition 2020 de l’Agence Rhin-Meuse est publiée en avril sur la base des chiffres 2019.

    Le bassin Rhin-Meuse s’étend sur 32 000 Km2 (6% du territoire national métropolitain) et compte 4,3 millions d’habitants, 8 départements et 3 277 communes.

    En 2019, le montant global des redevances (tous usages de l’eau confondus) perçues par l’agence de l’eau s’est élevé à plus de 154 millions d’euros dont plus de 129 millions en provenance de la facture d’eau.

    Au travers du prix de l’eau, chaque habitant contribue à ces actions au service de l’intérêt commun et de la préservation du milieu naturel, des ressources en eau et du cadre de vie.

    Ainsi pour 100 € de redevances en 2019 : 71,88 € de redevance de pollution domestique sont payés par les abonnés (y compris réseaux de collecte) ; 10,80 € de redevance de prélèvement payés par les collectivités pour l’alimentation en eau ; 6,89 € de redevance de prélèvement payés par les activités économiques; 6,62 € de redevance de pollution payés par les industriels (y compris réseaux de collecte) et les activités économiques concernés ; et le reste 3,81 € est réparti entre les redevances pollutions diffuses payées par les distributeurs de produits phytosanitaires, protection du milieu aquatique, pollution payée par les éleveurs concernés ou prélèvement payée par les irrigants.

    Les agences de l’eau redistribuent cet argent collecté sous forme d’aides ou de subventions pour des projets de mise aux normes des stations d’épuration, de renouvellement des réseaux d’eau potable, de filières agricoles à bas niveau d’impact pour les ressources en eau,de reconversion de friches industrielles, de réduction/suppression de substances toxiques….
    L’année 2019 marque le lancement du 11e programme d’action de l’agence de l’eau Rhin-Meuse et de son contrat d'objectifs et de performance 2019-2024 signé avec l'État. Des indicateurs annuels permettent de mesurer et suivre les efforts de l'agence de l'eau en faveur des ressources en eau et des milieux aquatiques sous climat changeant. Ainsi 47% des aides accordées sont en lien avec l'adaptation au changement climatique.

    Pour en savoir plus sur les notes d'information édition 2020 des autres agences de l'eau, il suffit de la consulter sur leur site web :

    Pour les autres agences, elle est en cours de publication...

    Mots-clés:
    Changement climatique, Donnée et système d'information, Eau potable et assainissement, Prix de l'eau, Service public, Financement, Usage
  • 23/04/2020  - inpn.mnhn.fr

    Depuis 2008, tous les 6 ans, l’état et les tendances des espèces d’oiseaux d’Europe sont évalués dans le cadre de la directive Oiseaux. Les résultats de la seconde évaluation sur le territoire français viennent d’être publiés sur le site de l’INPN.

    La France possède une richesse importante en nombre d’espèces d’oiseaux, en particulier nicheurs. Sur la période 2013 – 2018, 330 espèces ou sous-espèces d’oiseaux ont été évaluées pour certaines pour chaque saison de présence : nidification, hivernage, et passage.

    Sur le long terme (depuis 1980), un tiers des espèces de nicheurs sont en déclin, cela est d’autant plus marqué chez les espèces relativement répandues. Pour un autre tiers, la tendance est à l’augmentation. Les espèces plus localisées semblent globalement mieux se porter.  Les galliformes et les columbiformes sont les groupes ayant les plus forts nombres d’espèces en déclin, plus de la moitié.

    A court terme (12 ans), le déclin de certaines espèces est supérieur à 30 %. Cela peut entrainer leur inscription sur la liste rouge des espèces menacées. C’est le cas pour certains passereaux.

    Les pressions et menaces les plus citées sont certaines pratiques agricoles (23 %), l’urbanisation et l’industrialisation (22 %), le développement de certaines activités touristiques ou sportives et d’autres facteurs comme la chasse, la pollution des eaux, le changement climatique et des processus naturels.

    En France, l’évaluation est coordonnée et animée par l’UMS PatriNat, service d’expertise commun de l’Office Français de la Biodiversité (OFB), du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et du Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN), pour le compte du ministère de la transition écologique et solidaire avec les partenaires scientifiques et techniques nationaux.

    Pour en savoir plus :
    Datalab essentiel n° 207 Biodiversité rare ou menacée : peu d’améliorations depuis 2007
    Note de synthèse 2019
    Tableau de synthèse 2019
     

    Mots-clés:
    Biodiversité, Oiseaux, Etat
  • 22/04/2020  - www.oieau.org

    Après un début de mois très agité marqué par une succession de tempêtes du 1er au 5 mars, les passages pluvieux sont restés fréquents durant la première quinzaine. En seconde partie de mois, des conditions plus anticycloniques ont dominé. En fin de mois, un net refroidissement s’est accompagné de petites chutes de neige.

    Les sols superficiels qui étaient saturés ou proches de la saturation sur la majeure partie du pays fin février se sont asséchés durant le mois de mars suite aux conditions anticycloniques qui ont dominé sur le pays durant la seconde quinzaine et aux températures maximales souvent supérieures aux normales.

    Concernant les eaux souterraines, la situation est globalement satisfaisante. Toutefois, plusieurs secteurs montrent des situations moins favorables, avec des niveaux modérément bas. La fin de la période de recharge semble avoir eu lieu mi-mars sur les nappes les plus réactives.

    La situation sur les niveaux des cours d’eau est contrastée sur le territoire. Les niveaux sont inférieurs aux normales le long du couloir rhodanien et sur l’amont du bassin de la Loire, tandis que sur le bassin Artois-Picardie et le Nord de la Nouvelle Aquitaine, les débits des cours d’eau présentent des niveaux moyens élevés en raison des crues du début du mois de mars.

    Les taux de remplissage des barrages et réservoirs sont satisfaisants. La situation a peu évolué sur l’ensemble du pays.

    Au 9 avril, 2 départements ont mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 3 départements étaient concernés par un arrêté préfectoral de limitation des usages. Ce chiffre était de 2 en 2018.

    Ce bilan est réalisé chaque mois sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents producteurs et gestionnaires de données, animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB).

    Mots-clés:
    Pluie et neige, Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Quantité de la ressource, Hydrologie
  • 17/04/2020  - www.sandre.eaufrance.fr

    Le Secrétariat Technique du Sandre a actualisé les référentiels de la vigilance crues avec les données fournies par le Service central d'hydrométéorologie et d'appui à la prévision des inondations (Schapi).

    La mise à jour porte sur les Territoires de Compétence Crues (TCC), territoires de vigilence crues, stations hydrométriques et tronçons de vigilance crues.

    La France est divisée en territoires de compétences crues (TCC), surfaces géographiques sur lesquelles des intervenants (les services de prévision des crues (SPC), les cellules de veille hydrométéorologique (CVH) ou le Schapi ) ont compétence en matière de vigilance crues.

    Au sein de chaque TCC, se trouvent des entités de vigilance crues. Une entité de vigilance crues peut être :

    - un lieu précis sur un cours d'eau situé à l'endroit d'une station hydrométrique ou d'un site météorologique,

    - un tronçon de vigilance crues,

    - un bassin de vigilance crues (i.e. bassin versant),

    - une zone ou territoire de vigilance crues englobant plusieurs entités de vigilance crues, sur laquelle une synthèse de l'information de vigilance crues peut être faite.

    L'ensemble de ces concepts sont définis dans le dictionnaire sandre Vigilance crues v.1.1.

    Cette actualisation permet de télécharger ces référentiels aux formats  ESRI Shapefile et GPKG, d'y accéder via les services web WMS et WFS du Sandre et de consulter le rapport des contrôles qualité réalisé sur ces jeux de données.

    Toutes ces informations sont accessibles directement depuis les fiches de métadonnées de l'atlas-catalogue du Sandre :

    - Territoires de Compétence Crues (TCC) - Métropole

    - Territoires de vigilance crues - Métropole

    - Tronçons hydrographiques de vigilance crues - Métropole

    - Stations hydrométriques de vigilance crues - Métropole

      Pour en savoir plus, n'hésitez pas à contacter le Secrétariat Technique du Sandre à l'adresse courriel sandre@sandre.eaufrance.fr.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Inondation
  • 08/04/2020  - www.sandre.eaufrance.fr

    L'Atlas-Catalogue du Sandre est mis à jour régulièrement. La mise à jour du 30 mars 2020 s'articule autour des Aires d'Alimentation de Captages - France entière, le nombre d'entités a triplé passant de 181 à 610 AAC.

    Une Aire d'Alimentation de Captage (AAC)* est définie sur des bases hydrologiques ou hydrogéologiques. Elle correspond aux surfaces sur lesquelles l'eau qui s'infiltre ou ruisselle participe à l'alimentation de la ressource en eau dans laquelle se fait un prélèvement.

    L'atlas-catalogue du Sandre vous permet de rechercher et consulter les données géographiques de référence du système d'information sur l'eau (SIE). Le référentiel géographique des AAC est mis à jour en continu. Ces couches géographiques concernent la France entière.

    Le Sandre complète progressivement le référentiel des Aires d'Alimentation de Captages (AAC).

    Les AAC en cours de création sont visibles sur le portail collaboratif Aires-Captages, géré par l'OiEau (Office International de l'Eau) dans le cadre du centre de ressources Captages piloté par l'OFB (Office français de la biodiversité). Seules les AAC codifiés Sandre sont téléchargeables.

    *Une AAC correspond :

    • pour un ouvrage de prélèvement destiné à l'eau potable en eau superficielle : au sous-bassin versant situé en amont de la ou des prises d'eau éventuellement complété par la surface concernée par l'apport d'eau souterraine externe à ce bassin versant ;
    • pour un ouvrage de prélèvement destiné à l'eau potable en eau souterraine : au bassin d'alimentation du ou des points d'eau (lieu des points de la surface du sol qui contribuent à l'alimentation du captage).
    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Eau potable, Cours d’eau, Eau souterraine, Réglementation, Substance et polluant, Qualité de la ressource, Hydrologie
  • 07/04/2020  - assainissement.developpement-durable.gouv.fr

    L’autosurveillance des systèmes d’assainissement (systèmes de collecte et station de traitement des eaux usées)  est un dispositif qui a pour finalité une meilleure maîtrise des rejets des effluents et des déchets. Il répond à des obligations réglementaires.

    L’arrêté du 21 juillet 2015 rappelle le caractère obligatoire pour toutes les communes ou leurs groupements de l’obligation de mettre en place une surveillance des systèmes de collecte et des stations de traitement des eaux usées en vue d’en maintenir et d’en vérifier la fiabilité.

    Les données d’autosurveillance caractéristiques des ouvrages d’assainissement ainsi que les données réglementaires issues des arrêtés préfectoraux d’autorisation sont transmis par les exploitants des ouvrages (producteurs de données) selon un formalisme obligatoire commun, le format SANDRE en vigueur, grâce à l’application informatique MesureStep . Les données sont collectées par les services de l'administration et établissements publics notammaent grâce à l'application AutoStep.

    MesureStep et AutoStep sont mis à disposition gratuitement par le ministère en charge de l’environnement sur le portail d'information sur l’assainissement communal. L’utilisation de ces logiciels facilite la vérification des données transmises.

    Depuis le 23 mars, les nouvelles versions des applications MesureStep et AutoStep (version 5.2.2.0) sont disponibles sur le Portail d'information sur l'assainissement communal.

    Deux modes de mise à jour sont proposées : Lancer le "setup" de mise à jour sur le poste ou Décompresser les fichiers zippés de la mise à jour et ensuite les remplacer dans le répertoire d'installation de l'application.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Assainissement
  • 31/03/2020  - www.oieau.org

    Au titre de la directive « nitrates », concernant la protection des eaux contre la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles, des campagnes de surveillance sont menées en France environ tous les quatre ans depuis 1992 pour mesurer les concentrations en nitrates dans les milieux aquatiques, en particulier sur des sites (dits «stations de mesure») localisés dans ou près des zones agricoles.

    Les résultats sont présentés par année hydrologique (du 1er octobre au 30 septembre de l’année suivante) afin de prendre en compte le cycle hydrologique. Ils permettent de désigner des zones de protection spécifiques, dites zones vulnérables.

    Depuis 2006, à partir des données produites, l’Office International de l’Eau (OiEau) réalise tous les ans, un rapport d’étude visant à évaluer l’évolution des concentrations en nitrates dans les eaux de surface et souterraines.

    Sur l’année hydrologique allant du 1er octobre 2016 au 30 septembre 2017, les données collectées montrent que pour les eaux de surface, 85% des stations de mesure analysées présentent des concentrations moyennes inférieures à 25 mg/l (valeur seuil de qualité de l’eau). Les concentrations supérieures à 40 mg/l (valeur guide d’alerte de dépassement de la norme) sont observées sur 3% des stations, quasiment toutes situées en zones vulnérables, principalement dans le grand Ouest (nord de la Nouvelle-Aquitaine, Bretagne, Pays-de-la-Loire), secteur d’élevage, mais aussi dans les régions Centre-Val-de-Loire, Grand-Est, Occitanie et Ile-de-France, secteurs de grandes cultures (céréales et oléo-protéagineux). Depuis 1992-1993, la situation est à la stabilisation ou à la diminution pour 56,5% des stations communes à ces deux périodes. Les variations les plus marquées sont observées en zones vulnérables.

    Concernant les eaux souterraines, 50% des stations présentent des concentrations moyennes inférieures à 25 mg/l, et 24% des concentrations supérieures à 40 mg/l. Ces stations sont réparties sur l’ensemble du territoire mais le plus souvent dans les zones vulnérables. 54% des stations communes à 1992-1993 montrent une diminution ou une stabilisation.

    Comme pour les eaux de surface, les stations localisées en zones vulnérables semblent soumises à de plus fortes variations aussi bien en termes de diminution que d’augmentation, alors qu’en dehors des zones vulnérables, la situation est plus stable.

    Mots-clés:
    Cours d’eau, Eau souterraine, Réglementation, Substance et polluant, Nitrate, Agriculture
  • 30/03/2020  - www.oieau.fr

    La pluviométrie a été géographiquement très contrastée entre le nord et le sud du pays. Les pluies ont été abondantes sur la moitié nord et le nord des Alpes avec un excédent de 25 à 50 %. La pluviométrie a même atteint deux fois la normale des Hauts-de-France au nord du Grand Est. En revanche, les précipitations ont été déficitaires sur la moitié sud avec un déficit supérieur à 50 %, voire 75 % du piémont pyrénéen au pourtour méditerranéen ainsi que sur la Corse.
    En  moyenne  sur  le  mois  de  février  et  sur  le  pays,  la  pluviométrie  a  été  excédentaire  de 20 %.
    Les pluies efficaces ont été particulièrement importantes durant l’automne et le début de l’hiver et ont permis aux nappes phréatiques d’enregistrer de fortes remontées. La situation devient favorable sur la quasi-totalité des nappes.

    En février, 59 % des stations d’hydrométrie de cours d’eau (stations de mesure du débit des rivières) disposant de données présentent une hydraulicité d’un rapport supérieur à 80% contre 43 % le mois précédent. La situation s’est améliorée sur la majeure partie du pays. Par contre, la situation s’est dégradée sur le pourtour méditerranéen, les Pyrénées et le couloir rhodanien.

    Au 11 mars, 3 départements ont mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. A titre de comparaison, sur la même période l’an passé, un seul département était concerné par un arrêté préfectoral de limitation des usages. Ce chiffre était de 2 en 2018 et 8 en 2017.

    Ce bilan est réalisé chaque mois sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents producteurs et gestionnaires de données, animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB).

    Mots-clés:
    Pluie et neige, Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Quantité de la ressource, Hydrologie
  • 24/03/2020  - adour-garonne.eaufrance.fr

    Depuis 2018, le Bassin Adour-Garonne actualise et met à jour l’état des lieux du bassin : il informe sur l’état des masses d’eau, l’évolution et le niveau des pressions issues des activités humaines ; et il identifie les masses d’eau sur lesquelles il existe un risque de non atteinte des objectifs environnementaux (RNAOE) en 2027.

    La préparation du dernier cycle de gestion 2022-2027 pour atteindre le bon état des eaux, intègre la mise à jour du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) et du Programme de Mesures (PDM).

    La publication des données actualisées a eu lieu le 27 février dernier. Les utilisateurs pourront télécharger : les données des eaux superficielles et souterraines  (Etats, pressions, risques, les fichiers tabulaires sont au format CSV), une synthèse des fiches méthodes (document au format PDF),  l’état des lieux 2019 du Bassin (document PDF), et le Référentiel des masses d’eau (superficielles et souterraines).

    Pour en savoir plus sur le système d’information sur l’eau du Bassin Adour Garonne : http://adour-garonne.eaufrance.fr/

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Plan d'eau, Pression, Qualité de la ressource, Quantité de la ressource, Usage
  • 23/03/2020  - www.geoportail.gouv.fr

    La carte des sols représente l’information pédologique cartographique la plus précise actuellement, sur la quasi-totalité du territoire de France métropolitaine. Elle est disponible sur le Géoportail. Elle présente 33 types de sols les plus fréquemment rencontrés sur le territoire métropolitain, regroupés en 6 ensembles distincts : sols minéraux, sols des vallons, vallées et milieux côtiers, sols issus de matériaux calcaires, sols peu évolués, sols évolués, sols soumis à l’excès d’eau.

    Les zones présentant des caractéristiques communes en termes de paysage et de répartition des sols ont été regroupées par ensembles appelés unités cartographiques de sols (UCS). La carte permet d’accéder à 7 328 UCS.

    Chaque UCS est constituée d’un regroupement de différents types de sols : les unités typologiques de sols (UTS). La carte présentée sur le Géoportail est constituée de 14 866 UTS.
    À chaque UCS correspond un type de sol dominant. Celui-ci a été défini à partir des pourcentages d’occupation de chaque unité typologique de sol. Chaque type de sol dominant est représenté sur la carte par une couleur spécifique.

    En cliquant sur la carte on peut obtenir des informations complémentaires sur chaque zone : le type de sol dominant, la référence de l’étude, les personnes ou les structures à contacter.
    Les données sont issues  des référentiels régionaux, réalisés dans le cadre du programme Inventaire, Gestion et Conservation des Sols, coordonné par l’Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE).

    Pour avoir plus d’information, la carte est réalisée par le Groupement d’Intérêt Scientifique sur les Sols (GIS Sol) et le Réseau Mixte Technologique Sols et Territoires

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Sol
  • 19/03/2020  - www.oieau.fr

    Depuis 2018, l’Office International de l’Eau (OIEau) met à disposition de tous une plateforme web d’Aide à la STAtistique ENVironnementale nommée ASTA-ENV, dédiée au traitement et à l’analyse de données : https://www.oieau.fr/outils/asta-env.

    ASTA-ENV a été développé pour que les utilisateurs puissent traiter leur propre jeu de données mais aussi les données d’ADES, la banque nationale d’accès aux données sur les eaux souterraines.

    En 2020, la plateforme s’enrichit de nouvelles fonctionnalités ! Elle permet désormais de traiter directement les données provenant de Naïades, la banque nationale d’accès aux données sur la qualité des eaux de surface.

    Le point fort d'ASTA-ENV est qu’elle facilite l'analyse et l'interprétation des données et présente les résultats sous forme de graphes. Elle permet de visualiser les tendances d’évolution d’un ou plusieurs paramètres sur un ou plusieurs points de prélèvements ou de détecter la présence potentielle d’une rupture ou d’une inversion significative de tendance dans la chronique étudiée.

    Ainsi le  rapport public, Evolution des surplus azotés et des concentrations en nitrates dans les aires d’alimentation de captage (AAC), réalisé en 2019, a notamment utilisé ASTA-ENV pour l’exécution et l’analyse des données.

    La plateforme ASTA-ENV a été créée par l’OIEau, avec le soutien financier de l’Office français de la biodiversité (OFB). Elle utilise le module HYPE, outil de caractérisation et d’évaluation des tendances d’évolution temporelle de la qualité des eaux souterraines, créé par le BRGM.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Eau souterraine, Substance et polluant, Qualité de la ressource
  • 10/03/2020  - fr.boell.org

    La Fabrique écologique, le bureau de la Fondation d’Heinrich Böll, Zero Waste France et Break Free From Plastic ont publié, le 3 mars, L’Atlas du plastique 2020. Il dresse un état des lieux de la présence des polymères synthétiques dans le monde. Le plastique est abordé sous de multiples angles : les usages, les conséquences sur la santé, sa présence dans nos assiettes, nos vêtements, sur les plages, le littoral et dans les eaux.
    Au niveau mondial, le flux de production depuis 1950, s’élève à 9,2 milliards de tonnes, « soit une tonne par habitant à l’heure actuelle sur la planète ». Un chiffre qui démontre bien l’omniprésence du plastique dans nos vies. Il s’agit principalement de produits à usage unique et d’emballages.

    L’Atlas du plastique dresse également un panorama des pollutions marine et terrestre. Chaque année, quelque 10 millions de tonnes de déchets plastiques finissent dans les océans, soit l’équivalent d’un camion toutes les minutes.
    La pollution des sols par les déchets plastiques et les microplastiques pourrait quant à elle être 4 à 23 fois plus élevée que la pollution des océans.

    La pollution marine est principalement due aux déchets charriés par les cours d’eau. Le plastique ne reste pas longtemps en pleine mer, il dérive vers les eaux peu profondes, et se pose au fond ou échoue sur le rivage.

    La Méditerranée est aujourd’hui l’une des mers les plus polluées au monde. Le plastique en méditerranée est surtout une question de gestion des déchets produits en quantité, mal gérés et retrouvés en Méditerranée. Les quantités de déchets plastiques qui y sont déversées sont considérables : selon la méthodologie utilisée, entre 150 000 et 500 000 tonnes de déchets plastiques arrivent en mer chaque année (soit environ 66 000 bennes à ordures), ainsi qu’entre 70 000 et 130 000 tonnes de microplastiques. La contribution de la France à la pollution plastique est de 0,01 millions de tonnes en Méditerranée. Par ailleurs, la Méditerranée est une mer semi-fermée. Elle présente donc une concentration en plastique des plus élevées, quatre fois plus importante que dans « l’île de plastique » du Pacifique Nord, d’après un rapport du WWF publié en 2019.

    Dans la version francophone de la publication, les auteurs font le point sur la situation française où « l’économie est encore loin d’être circulaire », peut-on lire. Plusieurs thématiques ont été abordées dont la pollution des océans et des mers,  la réglementation, les alternatives zéro déchet… Avec 4,8 millions de tonnes de plastique utilisé chaque année, la France est l’un des principaux consommateurs de cette matière en Europe. Ramené au nombre d’habitants, cela représente plus de 70 kg de plastique par français et par an !

    Le taux de recyclage global des plastiques au niveau national se situe autour de 23 % contre le taux de recyclage en Europe qui plafonne à 50%. La solution pour réduire les pollutions réside sans doute avant tout dans la réduction de notre consommation.

    La France interdit progressivement plusieurs produits plastiques à usage unique, et s’est fixée, avec la nouvelle loi sur l’économie circulaire pour objectif une interdiction globale en 2040.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Mer et océan, Sol, Plastique, Substance et polluant
  • 06/03/2020  - www.mnhn.fr

    L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) du muséum national d’Histoire naturelle, enregistre aujourd’hui plus de 50 millions de données d’observation ou de suivi sur près de 190000 espèces animales et végétales, en métropole et en outre-mer.

    Grâce à un fort réseau d’acteurs mobilisés, les connaissances sur la biodiversité française s’enrichissent encore un peu plus. La présence sur le territoire français d’une espèce sur dix connues mondialement et de plus de 20000 espèces endémiques (dont 84% en outre-mer) confère  à la France une responsabilité majeure en matière de préservation et de valorisation de ce riche patrimoine.

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Faune, Flore
  • 02/03/2020  - wwz.ifremer.fr

    L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (l’Ifremer) a publié, le 31 janvier dernier, son diagnostic 2019 sur la durabilité des pêches débarquées par les navires français. Ce rapport souligne une nette amélioration de la situation depuis dix ans, et souligne que 60% des stocks de pêche étaient gérés, en 2018, de manière durable.

    Depuis 2000, le nombre de stocks surpêchés (dégradés ou non) a fortement diminué, passant de 54 à 28 ; dans le même temps, le nombre de stocks en bon état ou en cours de reconstitution a augmenté, passant de 11 en 2000 à 58 en 2018.

    L’importance des stocks en bon état a très fortement augmenté (en pourcentage et en volume) depuis le début des années 2010. En 2018, la part des débarquements français provenant de stocks en bon état est de 43% (contre 9% en 2000).

    Sur les presque 400 000 tonnes débarquées en France métropolitaine (provenant de l'Atlantique nord-est et de la Méditerranée), un peu moins de la moitié (49%) provient de stocks non surpêchés et près de 30% (28%) de stocks surpêchés.

    Le bilan de l’Ifremer, présente par exemple, la Méditerranée en situation préoccupante malgré la reconstitution de la population du thon rouge.

    L’Ifremer rappelle qu’un stock « est défini comme la partie exploitable d’une espèce dans une zone géographique donnée, les eaux françaises étant découpées en une dizaine de zones ».

    Les diagnostics sur l'état des ressources et de leur exploitation reposent sur deux indicateurs principaux : la mortalité par pêche, qui donne une estimation de la pression que la pêche fait subir à un stock ; et la biomasse de reproducteurs qui mesure la capacité d’un stock à se reproduire.

    Pour gérer les ressources, il est nécessaire de connaître l’état des stocks, la biomasse des reproducteurs, l’effort de pêche… mais il faut aussi fixer des limites à ne pas dépasser, et des objectifs à atteindre pour une pêche durable.

    La Politique commune des pêches européenne s'appuie en grande partie sur ces points de référence pour fixer ses objectifs de gestion en se référant au seuil de rendement maximal durable (RMD) qui est la plus grande quantité de biomasse que l’on peut en moyenne extraire continûment d’un stock. Ainsi lorsque la mortalité par pêche est inférieure au RMD, il existe une marge de gain ; si au contraire elle est supérieure au RMD, le stock est surpêché, c'est à dire exploité au-delà de ses pleines capacités productives.

    Les données sur les ressources en poissons et autres espèces vivantes sont collectées, stockées et diffusées par le Système d’information halieutique (SIH) de l’Ifremer en partenariat avec la direction des Pêches maritimes et de l’Aquaculture (ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, DPMA).

    Pour en savoir plus sur  : les grands défis de la pêche durable - engagements internationaux et européens

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Poisson, Mer et océan