Données sur l'eau

L’une des veilles informationnelles proposées par l'OIEau porte spécifiquement sur les données sur l’eau et les milieux aquatiques, éléments de base pour comprendre et gérer les ressources aquatiques. Les résultats de cette veille, réalisée avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB), ont vocation à informer sur les données disponibles, et à faciliter l’accès de tous à ces informations. Ils sont mis à disposition de tous dans cet article, via le flux RSS et via une page Scoop.it.

-> En savoir plus : charte éditoriale de la veille "Données sur l'eau"

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  Scoop. it!

  • 01/03/2021  - www.sandre.eaufrance.fr

    La Banque Nationale des Prélèvements quantitatifs en Eau (BNPE) est un outil national fédérateur des prélèvements sur la ressource en eau, pour la France métropolitaine et les départements d’outre-mer. La BNPE recense les volumes annuels directement prélevés sur la ressource en eau. Ces volumes sont déclinés par localisation, nature (eaux de surface continentales, les eaux souterraines et les eaux littorales) et catégorie d’usage de l’eau.

    La BNPE est une des banques de données de référence du système d'information sur l'eau (SIE). La Direction de l’eau et de la biodiversité (DEB) du ministère chargé de l’environnement est en charge du pilotage stratégique du projet. Le pilotage technique du projet est assuré par l’Agence de l’eau Adour-Garonne et l’OFB.
    Le  partage des données relatives aux prélèvements par les différents acteurs concernés, est assuré notamment via un ensemble de référentiels communs.

    Le 23 février 2021, le Secrétariat Technique du Sandre a mis à jour le référentiel des ouvrages de prélèvement sur l’Atlas-Catalogue avec les données extraites de la Banque nationale des prélèvements quantitatifs en eau (BNPE). À noter qu’il ne s’agit donc pas d’un jeu de données exhaustif des ouvrages de prélèvement.

    Pour rappel, un ouvrage de prélèvement désigne un ensemble de dispositifs techniques de captage, de stockage et de canalisation d'eau, provenant d'une seule ressource et à destination d'un usage principal.
    Un ouvrage de prélèvement correspond généralement à un système anthropique, c'est-à-dire, issu d'une activité humaine, élaboré et entretenu par l'homme, en vue de réaliser des prélèvements d'eau de quantité non négligeable. Il est connecté à une seule ressource en eau, par l'intermédiaire d'un ou plusieurs points de prélèvement.

    Un point de prélèvement matérialise un point de connexion physique entre la ressource en eau et un dispositif technique de captage d'eau se rapportant à l'ouvrage de prélèvement en question.
    Nouveauté de cette mise à jour, les points de prélèvement souterrains ont été complétés par leurs codes BSS (Banque du sous-sol) dans l’attribut « Code national du point d’eau ».

    Les ouvrages et points de prélèvement sont téléchargeables aux formats réutilisables par le public averti et les experts.

    Toutes ces informations sont accessibles directement depuis les fiches de métadonnées suivantes :
    - Ouvrages de prélèvement – France entière
    - Ouvrages de prélèvement – Métropole
    - Ouvrages de prélèvement – Guadeloupe
    - Ouvrages de prélèvement – Martinique
    - Ouvrages de prélèvement – Guyane
    - Ouvrages de prélèvement – Réunion
    - Ouvrages de prélèvement – Mayotte

    Pour en savoir plus :
    - Consulter le dictionnaire des données "Prélèvements des ressources en eau (PRL)"
    - Consulter l’Atlas-Catalogue du Sandre lié aux ouvrages de prélèvement
    - Consulter la BNPE sur le site Eaufrance
    - Consulter la fiche technique de la BNPE
    - Consulter le Glossaire de l’Eau, Milieux marins  & Biodiversité
        * Données
        * Référentiels
        * Prélèvement d’eau
        * Eaux-de-surface
        * Eaux-souterraines
     

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Littoral, Plan d'eau, Prélèvement, Quantité de la ressource
  • 25/02/2021  - www.oieau.fr

    Dans la continuité du mois de décembre 2020, de nombreuses perturbations très actives et parfois tempétueuses se sont succédé sur la France. Les précipitations, très abondantes en seconde partie de mois, ont été supérieures à la normale sur une grande partie du territoire.

    Les pluies cumulées de décembre et janvier, excédentaires en moyenne sur la France de 50 % sur les deux mois, classent ce début d’hiver 2020-2021 parmi les plus arrosés sur la période 1959-2021.

    Au 1er février, les sols sont proches de la saturation, voire localement saturés sur la quasi-totalité du pays: en moyenne sur la France, l’indice d’humidité des sols superficiels atteint une valeur record.

    Concernant les cours d’eau, les débits ont globalement augmenté sur l’ensemble du territoire. Cependant quelques stations présentant une faible hydraulicité persistent sur le pourtour méditerranéen.

    Le remplissage des retenues s’est globalement poursuivi en janvier.

    Au 10 février 2021, un département a mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 5 départements étaient concernés par un arrêté préfectoral de limitation des usages, alors qu’un département l’était en 2019.

    Le bulletin national de situation hydrologique (BSH) est constitué d’un ensemble de cartes et de leurs commentaires qui présentent l’évolution mensuelle des ressources en eau.

    Le BSH est réalisé sous l’égide d'un comité de rédaction composé de différents contributeurs* (producteurs et gestionnaires de données), animé par l'Office international de l’Eau (OiEau), en lien avec la direLction de l’eau et de la biodiversité du Ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB).
     
    *Office Français de la Biodiversité (OFB), Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d’Alsace (Aprona), BRGM, Electricité de France (EDF), EPTB Loire, EPTB Seine Grands Lacs, Météo-France, Ministère de la Transition écologique (Direction de l'eau et de la biodiversité), Voies navigables de France (VNF)

    Pour en savoir plus :
    Consulter le bulletin national de situation hydrologique du 10 février

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Quantité de la ressource, Hydrologie, Restriction d'usage, Données pluviométriques, Indice d'humidité des sols, Retenue d'eau Hydraulicité, Débit
  • 22/02/2021  - www.campusmer.fr

    Ocean Hackathon®  est un événement non-stop de 48 heures au cours duquel des équipes développent un prototype pour relever un défi : l’élaboration d’un projet innovant intégrant un démonstrateur et utilisant des données marines et maritimes variées mises à disposition pour l’occasion, par des fournisseurs de données locaux, nationaux et internationaux...
    Ocean Hackathon® est une action du Campus mondial de la mer

    Depuis son démarrage en 2016, Ocean Hackathon® a fédéré une nouvelle communauté autour de la mer et du numérique, à Brest et depuis 2019 en France et à l'international.  En 2020, la dimension internationale d'Ocean Hackathon® était forte ! (plus de 600  participants).
    L'organisation 2021 comprend trois phases :
    - l'inscription permettant la constitution des équipes (15 mars 2021) ;
    - l'appel à candidature des villes (du 5 au 7 novembre 2021) ;
    - l'appel à défis portés par des personnes physiques ou morales.
     
    Les organismes de recherche et administrations collectent de grands volumes de données pour améliorer la connaissance et soutenir les politiques publiques. Ocean Hackathon® c'est l'opportunité d'explorer le potentiel de ces données pour relever les défis sociaux, économiques et environnementaux. Avec une dimension internationale accrue, l'effort sur la mise à disposition des données est cette année encore plus importante !

    Qui sont les fournisseurs de données ?
    - Portails français : Ocean Hackathon® est soutenu par cinq structures ambassadrices nationales : l’Ifremer, le Shom, l’Office Français de la Biodiversité, le Cluster Maritime Français et le Cedre. Ces organismes mettent à disposition leurs données et des coachs pour accompagner au mieux les équipes tout au long du week-end ! 
    - Portails européens et internationaux : Les participants pourront donc accéder aux portails suivants : Emodnet ; Copernicus marine service ; Sobloo.

    Afin de mettre à disposition des données pour toutes les équipes, l'accent est mis sur les données de large emprise, qu'elles soient satellitaires ou issues de campagnes océanographiques et de modélisation numérique voir le site du Cnes Peps.

    Le week-end se termine par la sélection de l’équipe gagnante de chaque ville. Cette dernière  participera à la Grande Finale à Brest (France) en décembre 2021 et remportera peut-être l'un des prix offerts par l'Ocean Hackathon®Ambassadors.

    Pour en savoir plus sur :
    - Consulter et télécharger les formulaires d'inscription et de candidature
    - Ocean Hackathon 2020®
    - Découvrir  le site d'un laboratoire du CNRS dont le champ scientifique est celui de la géographie de l’environnement.
    - Découvrir les fournisseurs des données

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Mer et océan
  • 19/02/2021  - ofb.gouv.fr

    L’Observatoire Grand Est de la Biodiversité (OGEB) a été initié en 2016 par la Région Grand Est en lien avec le Collectif Régional dont l’Office français de la biodiversité (OFB) est partie prenante. Sa mission est d’évaluer les actions en faveur de la biodiversité sur le territoire par le suivi d’indicateurs ou outils de mesures. Il vient de publier sa première brochure : Panorama & chiffres clés 2020 – biodiversité régionale. Ce document s’appuie sur le travail collaboratif de la DREAL, la Région, la Direction régionale de l’OFB et les Agences de l’eau Rhin-Meuse, Seine-Normandie et Rhône-Méditerranée-Corse.

    En se basant sur les connaissances actuelles liées aux  espèces et groupements végétaux présents dans le Grand Est, il y a par exemple, 67 poissons d’eau douce dont 38 indigènes, 9 écrevisses dont 3 indigènes ou 20 amphibiens dont 19 indigènes, environ 30 algues vertes ou 900 lichens.

    Il existe une forte corrélation entre le niveau de connaissance et le niveau de protection des espèces. Ainsi parmi les espèces protégées dans le Grand Est, on peut citer quelques proportions : 100% des écrevisses (3 espèces), 39% des poissons (15 espèces) ou  95% des amphibiens (19 espèces), alors que pour les algues vertes il n’y a pas encore d’estimation pour les espèces protégées.

    Les espèces et les milieux naturels sont protégés par la loi sur la protection de la nature du 10 juillet 1976 et l’article L411-1 du code de l’environnement. La violation de ces mesures de protection des espèces animales non domestiques, des espèces végétales non cultivées ou des habitats naturels, et le fait de porter atteinte à cette conservation, constituent, au titre du L415-3 du code de l’environnement, un délit pouvant être puni de trois ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.

    Dans  le cadre du programme  « Biodi’veille, mieux comprendre pour mieux protéger » mené par le Parc naturel régional des Ballons des Vosges en partenariat avec le réseau ODONAT Grand Est et les conservatoires botaniques d'Alsace, de Lorraine et de Bourgogne Franche Comté, une liste de 184 espèces à conserver prioritairement a été identifiée à l’échelle du territoire de ce Parc naturel régional. Un travail complémentaire de classement de ces espèces a permis d’identifier les habitats qu’elles fréquentent. On peut citer quelques chiffres clés : 17% fréquentent les tourbières marais et prairies humides ; 6% les lacs et les étangs ; 2% les rivières et (eaux courantes diverses)…

    Cette publication sera mise à jour régulièrement et enrichie, au fur et à mesure du déploiement de l’Observatoire Grand Est de la Biodiversité.

    Pour en savoir plus :
    - Consulter la publication et ou la télécharger
    - Découvrir le site du réseau ODONAT Grand Est
    - Consulter la Dreal Grand Est
    - Consulter le  Comité Régional pour la Biodiversité Grand Est
    - Consulter la loi sur la protection de la nature du 10 juillet 1976
    - Consulter l'article L411-1 du code de l’environnement

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Espèce, Faune, Flore, Préservation, Milieu et habitat, Cours d’eau, Zone humide, Réglementation
  • 11/02/2021  - meteeaunappes.brgm.fr

    Le site internet MétéEAU Nappes permet la visualisation en temps réel des données brutes et valorisées issues des mesures effectuées sur le réseau piézométrique national géré par le BRGM.

    Comment ?
    Ces données sont mises à disposition sous forme de cartes et de courbes dynamiques issues de travaux de modélisation et de prévision des niveaux des nappes en basses eaux et en hautes eaux (en lien avec des problématiques de sécheresse et de crue).

    Quels types de données sont utilisés ?
    Des données météorologiques, hydrologiques et piézométriques sont mises en ligne en temps réel et en format interopérable sur 13 sites représentatifs de France métropolitaine.

    Quel intérêt pour la gestion de la ressource en eau  dans les territoires à forts enjeux ?
    MétéEAU Nappes offre un ensemble de services permettant le suivi du comportement actuel et futur des aquifères en France (et par extension, pour les aspects de gestion, la disponibilité de la ressource en eau par anticipation). C’est un outil d’aide à la décision pour la gestion de la ressource en eau dans les territoires à forts enjeux.

    Quels fonctionnalités et services ?
    Le site internet MétéEAU Nappes offre un ensemble de services variés utiles à la gestion des étiages et des risques d’inondation par remontée de nappe.
    Pouraccéder aux cartes et courbes en temps réel, il faut se connecter à l’application  https://app.meteeaunappes.brgm.fr . Chaque utilisateur doit créer un compte avec son mail. En fonction de l’utilisateur (grand public, expert, ou contributeur) les droits sont différents.

    Pour en savoir plus :
    Guide d'utilisation du site internet MétéEAU Nappes
    Portail national d’accès aux données sur les eaux souterraines
    La Plateforme interactive des cartes et courbes : création de compte puis connexion
     

    Mots-clés:
    Climat, Donnée et système d'information, Eau souterraine, Hydrologie, Piézométrie
  • 09/02/2021  - www.sandre.eaufrance.fr

    Dans le cadre de l’État des Lieux 2019, le Sandre a publié de nouveaux jeux de données sur son Atlas-Catalogue :
    - Les bassins versant spécifiques : aire à l'intérieur de laquelle l'eau de pluie s'écoule et finit par rejoindre la masse d'eau sans passer par une autre masse d'eau ;
    - Les polygones élémentaires de masse d’eau plan d’eau, dont l’agrégation permet de reconstituerla masse d'eau plan d’eau à laquelle ils appartiennent ;
    - Les polygones élémentaires de masse d’eau de transition dont l’agrégation permet de reconstituer  la masse d'eau plan de transition à laquelle ils appartiennent.

    Ces différents jeux de données sont disponibles librement sur l'Atlas-Catalogue du Sandre aux formats ESRI Shapefile et Mif-mid.

    Toutes ces informations sont accessibles directement depuis les fiches de métadonnées de l'Atlas-Catalogue du Sandre :
    - Bassins versant spécifiques - Métropole
    - Polygones élémentaires de masse d'eau de transition - Métropole
    - Polygones élémentaires de masses d'eau plan d'eau - Métropole
    - Consulter l'Atlas-Catalogue du Sandre
    - Consulter la Gestion de l'eau en France
     

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Gestion de l'eau et des milieux, Cours d’eau, Plan d'eau, Directive cadre sur l'eau, État des lieux 2019
  • 27/01/2021  - www.sandre.eaufrance.fr

    Le référentiel administratif a été mis à jour sur l’Atlas-Catalogue du Sandre. Les jeux de données des communes, départements, régions et circonscriptions administratives de bassin existant au 1er janvier 2020 sont désormais disponibles.

    Les communes, départements et régions ont été actualisés à partir des codes, libellés et géométries issus de la base ADMIN-EXPRESS-COG édition 2020 de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), qui s'appuie sur l'édition 2020 du Code Officiel Géographique (COG) de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Cette base contient donc les unités administratives existantes au 1er janvier 2020.

    Le jeu de données des communes est complété par le Sandre avec les découpages administratifs de la sphère eau : bassins DCE, districts hydrographiques, comités de bassin et circonscriptions administratives de bassins associés.

    Pour rappel : La France comprend 12 circonscriptions de bassin ou comités de bassin (7 en métropole et 5 en outremer).

    Le territoire administratif de chaque bassin est basé sur le découpage communal, par arrêté ministériel :
    - La commune est une des circonscriptions administratives pivots du découpage administratif du territoire national.
    - Le département appartient à une région et une seule. On compte 101 départements (dont 5 d'outre-mer).
    - La région est la circonscription administrative régionale qui regroupe plusieurs départements, et qui a été définie comme collectivité territoriale par la loi de décentralisation du 2 mars1982. Cette entité recouvre également les régions à statut particulier comme la région Ile-de-France, la Corse ou les régions d'outre-mer.

    Pour les experts et tous les utilisateurs du Système d’Information sur l’Eau (SIE), il est possible de télécharger les différents jeux de données aux formats ESRI Shapefile, GeoJSON et CSV, d’y accéder via les services web WMS et WFS du Sandre. Toutes les données sont mises à disposition sous licence ouverte. 

    Pour en savoir plus sur :

    Les concepts et le vocabulaire métier utilisés :
    - Dictionnaire de données, Référentiel administratif – version 4.0
    - Dictionnaire de données, Référentiel Masses d’eau – version 1.3
    - La Diffusion du référentiel administratif aux formats géographiques (Scénario d’échanges de données)
    - La base ADMIN-EXPRESS-COG édition 2020 de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN)
    - Les Géoservices  de l’IGN - Documentation et support - Les outils et services géographiques de l'IGN pour enrichir les applications cartographiques

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Politique publique
  • 25/01/2021  - www.oieau.fr

    Des perturbations souvent actives ont défilé sur la France tout au long du mois de décembre et sont accompagnées de pluies abondantes sur une grande partie du territoire et de neige sur les massifs. Les épisodes pluvieux ont été très fréquents et actifs hormis autour du golfe du Lion, sur le flanc est du pays et l’est de la Corse. Les cumuls de pluie ont souvent atteint une fois et demie à deux fois la normale sur la moitié ouest de l’Hexagone ainsi que de l’Auvergne et de l’ouest de Rhône-Alpes aux Cévennes et sur l’ouest de la Corse. L’excédent a atteint deux fois et demie à trois fois et demie la normale du sud de la Gironde au Gers et au Pays basque, voire près de quatre fois dans les Landes. Les précipitations ont été plus proches de la normale sur le flanc est et souvent déficitaires sur l’Alsace, la Savoie, du Roussillon à la Provence et sur l’est de l’île de Beauté. Le déficit a dépassé 50 % sur les Pyrénées-Orientales, voire localement plus de 70 %. En moyenne sur le pays et sur le mois, la pluviométrie a été excédentaire de plus de 50 %. Ce mois de décembre se classe parmi les 10 mois de décembre les plus pluvieux sur la période 1900-2020.

    Concernant les eaux souterraines, les niveaux des nappes sont majoritairement en hausse. La recharge a débuté entre fin septembre et décembre sur l’ensemble des nappes du territoire.
    La situation au mois de décembre est satisfaisante sur une grande partie ouest du territoire. Les niveaux des nappes sont ainsi particulièrement hauts dans le bassin Adour-Garonne. La situation est moins favorable, avec des niveaux bas, pour les nappes des régions Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Enfin, la pluviométrie déficitaire de cet automne se ressent sur la nappe d’Alsace au sud de Colmar et sur les nappes de Provence et des Alpes sud.

    En décembre, les débits des cours d’eau ont diminué sur l’ensemble du pays. Au 1er janvier, le taux de remplissage des retenues a augmenté par rapport au mois précédent sur l’ensemble du territoire.

    Au 20 janvier 2021, 1 département a mis en oeuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 5 départements étaient concernés par un arrêté préfectoral de limitation des usages.

    Le bulletin national de situation hydrologique (BSH) est constitué d’un ensemble de cartes et de leurs commentaires qui présentent l’évolution mensuelle des ressources en eau.

    Le BSH est réalisé sous l’égide d'un comité de rédaction composé de différents contributeurs* (producteurs et gestionnaires de données), animé par l'Office international de l’Eau (OiEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du Ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB).

    * Office Français de la Biodiversité (OFB), Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d’Alsace (Aprona), BRGM, Electricité de France (EDF), EPTB Loire, EPTB Seine Grands Lacs, Météo-France, Ministère de la Transition écologique (Direction de l'eau et de la biodiversité), Voies navigables de France (VNF)

    Pour en savoir plus consuter/ou télécharger le bulletin

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Quantité de la ressource, Hydrologie
  • 15/01/2021  - www.sandre.eaufrance.fr

    La masse d'eau est le découpage territorial élémentaire des Milieux aquatiques destiné à être l'unité d'évaluation de la Directive cadre sur l'eau (DCE).

    On distingue les masses d'eau souterraines et les masses d'eau de surface.
    Une masse d'eau de rivière constitue une partie distincte et significative des eaux de surface telles qu'une rivière, un fleuve ou un canal, une partie de rivière, de fleuve ou de canal.
    Une masse d'eau plan d'eau est quant à elle une partie distincte et significative des eaux de surface telle qu'un lac ou un réservoir.

    Les définitions de l'ensemble des concepts et attributs métiers relatifs à la thématique des masses d'eau (cours d'eau, plan d'eau, etc.) sont recensées dans un dictionnaire de données.

    Les référentiels Masses d'eau cours d'eau et Masses d'eau plan d'eau, issus de l'État des lieux 2019 sont disponibles sur l'Atlas-Catalogue du Sandre. Il est ainsi possible de télécharger librement ces référentiels et d'y accéder via les services web du Sandre. Toutes les données sont mises à disposition sous licence ouverte.

    Ces informationssont accessibles directement depuis les fiches de métadonnées  de l'atlas-catalogue du Sandre.

    Masse d'eau cours d'eau:
    Masses d'eau cours d'eau - France entière
    Dictionnaire Masses d'eau (MDO) pour MasseDEauRiviere

    Masses d'eau plan d'eau
    Masses d'eau plan d'eau - France entière
    Dictionnaire Masses d'eau (MDO) pour MasseDEauPlanDEau
     

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Plan d'eau, Quantité de la ressource, masse d'eau Cours d'eau, masse d'eau Plan d'eau, État des lieux, Directive cadre sur l'eau
  • 14/01/2021  - www.eau-seine-normandie.fr

    L'Union des Fédérations départementales pour la pêche du bassin Seine-Normandie met en ligne une nouvelle version de l'Observatoire des poissons du bassin Seine Normandie.

    Le site web, outil de valorisation et d'aide à la décision a largement évolué au cours de ces derniers mois.

    La base de données poissons de l’OPSN, recense les pêches électriques effectuées sur le bassin. Il s’agit de pêches normalisées et réalisées par les professionnels de l’eau.

    La carte interactive est incontournable. Elle met en valeur les données piscicoles ; celles de la restauration des milieux aquatiques réalisées sur le bassin Seine-Normandie suivant les grandes thématiques : Restauration de la continuité écologique ; Restauration hydromorphologique et Restauration de zones humides. Elle localise également les acteurs à l’échelle du bassin.

    Au total, que retrouve-t-on dans la nouvelle version du site web de l’OPSN ?

    Une nouvelle carte interactive qui valorise :

    - 7100 données piscicoles normalisées issues de pêches électriques ;
    - 650 actions de restauration écologique dont 180 illustrées d'une fiche de "retours d'expériences" ;.
    - des données environnementales et de pression actualisées (qualité d'eau, Référentiel des obstacles à l’écoulement (ROE) ...) ;
    - une rubrique "actualités" enrichie d'une quarantaine d'articles qui valorisent notamment l'action des fédérations en faveur des milieux aquatiques ;
    - 50 fiches "poissons" qui présentent la biologie et l'état de conservation des espèces ;
    - 18 pages pédagogiques qui expliquent le fonctionnement des milieux aquatiques et l'impact de l'Homme
    - une centaine d'acteurs à l'échelle du bassin ;
    - une rubrique "documentation" sur le site  contient une soixantaine de documents techniques et pédagogiques
     
    Enfin, tout utilisateur a la possibilité de télécharger les données et de partager ses données de pêche en remplissant un tableur téléchargeable sur le site.

    Pour en savoir plus :
    - Consulter le site de l’OPSN
    - Consulter les données des Poissons du bassin Seine Normandie sur la carte interactive
    - Consulter les données des actions de restauration
    - Consulter les données de la qualité des rivières –Etat des lieux 2019

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Poisson, Restauration, Hydromorphologie, Continuité écologique, Cours d’eau, Zone humide, Qualité de la ressource, Pêche et aquaculture, Cartographie
  • 04/01/2021  - www.oieau.fr

    La pluviométrie a été déficitaire de 50 à 80 % sur la majeure partie du pays. Le déficit a même dépassé par endroits 80 %. Les cumuls de pluie ont été plus proches de la normale sur l’est de la Corse et le Roussillon, voire ponctuellement excédentaires de plus de 30 % sur les Pyrénées-Orientales et les Bouches-du-Rhône. En moyenne sur le pays et sur le mois, le déficit a été supérieur à 60 %.

    Des conditions anticycloniques ont dominé sur la France une grande partie du mois avec pour conséquence un fort déficit de précipitations. Le mois de novembre se caractérise également par des conditions inhabituelles en termes d’ensoleillement et de température avec un soleil très généreux sur la plupart des régions et une ambiance remarquablement douce.
    Les épisodes pluvieux ont été très rares et généralement peu actifs hormis lors de deux épisodes méditerranéens le 7 sur les Cévennes et la Provence et du 27 au 28 sur le Roussillon et la Corse. Ce mois de novembre, sans atteindre le record de 1978 où le déficit avait dépassé 80 %, a été comparable à novembre 1981 et figure ainsi parmi les trois mois de novembre les plus secs de 1959 à 2020.

    Au 16 novembre 2020, 4 départements ont mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 10 départements étaient concernés par un arrêté préfectoral de limitation des usages. Ce chiffre était de 12 en 2018.

    Le bulletin national de situation hydrologique (BSH) est constitué d’un ensemble de cartes et de leurs commentaires qui présentent l’évolution mensuelle des ressources en eau.

    Le BSH est réalisé sous l’égide d'un comité de rédaction composé de différents contributeurs* (producteurs et gestionnaires de données), animé par l'Office international de l’Eau (OiEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du Ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB).

     * Office Français de la Biodiversité (OFB), Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d’Alsace (Aprona), BRGM, Electricité de France (EDF), EPTB Loire, EPTB Seine Grands Lacs, Météo-France, Ministère de la Transition écologique (Direction de l'eau et de la biodiversité), Voies navigables de France (VNF).

    Consulter également le BSH sur le site Eaufrance
     

    Mots-clés:
    Pluie et neige, Donnée et système d'information, Gestion de l'eau et des milieux, Cours d’eau, Sol, Quantité de la ressource, Hydrologie, Sécheresse, Météorologie, Débit, Hydraulicité, Retenue d'eau, Nappe d'eau, Restriction d'usage
  • 11/12/2020  - www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr

    Instituée par arrêté du 20 janvier 2016, la stratégie d’organisation des compétences locales de l’eau (dite SOCLE) du bassin Seine-Normandie s’inscrit dans la perspective de la mise en place de la compétence « gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations » (dite GEMAPI) en 2018 par les intercommunalités à fiscalité propre, et du transfert des compétences en matière d’eau potable et d’assainissement à horizon 2020.

    Un travail a été conduit à l’été 2019 pour identifier les structures syndicales exerçant la compétence GEMAPI en tout ou partie.

    Cet inventaire donne un aperçu des modalités d’exercice de la compétence GEMAPI à l’échelle du bassin du Seine-Normandie. Il se base sur les données disponibles sous BANATIC (Base nationale sur l’intercommunalité). Elle est accessible sur le portail d’information de référence sur l’intercommunalité de la Direction générale des collectivités locales (DGCL)

    Quelles sont les fonctionnalités fournies par BANATIC?
    - Des fichiers de téléchargement sur l’intercommunalité décrivant la situation géographique, les compétences exercées … et autres critères de sélection… pour chacun des niveaux géographiques suivants : France, Région, Département.
    Des métadonnées décrivant les données disponibles et facilitant la compréhension de leur contenu
    - Recherche de groupements : La recherche est possible sur tout ou partie du nom d'un groupement. On peut consulter la fiche détaillée d’un ou plusieurs groupements ou exporter les données au format tableur
    - Consulter les tableaux de synthèse qui proposent des indicateurs par catégorie de groupement : évolution de l’intercommunalité, nombre de membres, le profil financier, les compétences sur les territoires du département, de la région ou de la France.
    - Rechercher un EPCI à fiscalité propre auquel adhère une commune : il suffit de mettre le nom de la commune dans le formulaire de recherche (i.e. Limoges 87 adhère à l'EPCI à fiscalité propre suivant : CU Limoges Métropole)
    - Visualiser une carte : des indicateurs cartographiés tels la nature juridique, les compétences des EPCI à fiscalité propre, etc., sont mises à disposition pour les départements, les régions et la France (i.e. carte de l’Intercommunalité à fiscalité propre au 1er janvier 2020)

    Quelques chiffres clés au 01/10/2020
    - 1 253 EPCI à fiscalité propre,
    - 5 006 SIVU (Syndicat à vocation unique),
    - 1 253 SIVOM (Syndicat à vocation multiple),
    - 1 998 syndicats mixtes fermés,
    - 819 syndicats mixtes ouverts,
    - 25 pôles métropolitains,
    - 124 PETR (Pôle d’Equilibre Territorial et Rural),
    - 11 EPT (Etablissement Public Territorial).

    Pour en savoir plus
    Consulter la carte et les données disponibles du Système d’information sur l’eau du bassin Seine-Normandie (compétence de l’eau)
    La SOCLE du bassin Seine-Normandie approuvée
    Le portail de BANATIC
    Consulter la carte de l’Intercommunalité à fiscalité propre au 1er janvier 2020

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Gestion de l'eau et des milieux, Gouvernance, GEMAPI, Intercommunalité
  • 09/12/2020  - www.sandre.eaufrance.fr

    Le scénario d'échanges géographique "Diffusion des zones sensibles aux formats géographiques" décrit les modalités d'échange des données relativesaux zones sensibles.

    Les zones sensibles sont des zones des bassins versants, lacs naturels d'eau douce, autres masses d'eau douce, estuaires et eaux côtières, particulièrement sensibles aux pollutions notamment les masses d'eau dont il est établi qu'elles sont eutrophes ou pourraient devenir eutrophes à brève échéance si des mesures de protection ne sont pas prises, et dans lesquelles les rejets de phospohore, d'azote ou de ces deux substances doivent, s'ils sont cause de ce déséquilibre, être réduits d'après l'article R211-94 du code de l'environnement.

    Le service Atlas du site internet Sandre permet de visualiser et d’afficher les zones sensibles sur une carte et éventuellement de les superposer avec d'autres référentiels  (exemple: les masses d'eau ) ou d'afficher des informations attributaires (exemple : code, libellé ...).

    Pour en savoir plus :
    - Accéder à la notice documentaire du document
    - Accéder à la carte des zones sensibles et la fiche des métadonnées - France entière
    - Consulter le site du Sandre

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Littoral, Plan d'eau, Substance et polluant, Nitrate, Phosphore, Qualité de la ressource, Cartographie, Masse d'eau, Estuaire, Lac, Eutrophisation
  • 07/12/2020  - www.synteau.com

    Lors du traitement des eaux usées, l’élimination des micropolluants est incomplète. Certaines substances qui entrent dans la composition de produits d’usage domestique, médical, industriel ou agricole, restent présents dans les eaux rejetées dans l’environnement ou par déversement des eaux pluviales.

    La question qui se pose est de savoir si l'impact supposé sur la santé humaine et l'environnement est significatif ou pas à l'échelle de la France.

    Des chercheurs d’INRAE,en collaboration avec le Synteau (Syndicat national des entreprises de traitement de l’eau), ont évalué, pour la première fois à l’échelle de la France, l’impact potentiel d’une centaine de micropolluants sur la santé humaine et les milieux aquatiques. Afin de mener à bien cette étude, il a été décidé d’utiliser la méthode de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) qui permet de quantifier les effets globaux de chaque substance émise, en tenant compte de son devenir et de sa persistance dans l’environnement.

    Afin d’estimer les flux de micropolluants en sortie de station d’épuration, des concentrations moyennes ont été calculées pour chaque substance. Finalement, seulement un tiers des micropolluants organiques identifiés initialement (environ 90 sur 261) a pu être quantifié et caractérisé (niveau d’impact sur le milieu naturel et sur la santé humaine).

    Rappelons que le terme de micropolluant désigne des substances organiques ou minérales qui peuvent avoir une action toxique à très faible dose sur les organismes vivants (de l’ordre du microgramme par litre (μg/L) ou du nanogramme par litre (ng/L)).

    Les résultats de l'étude montrent que :
    - Les impacts potentiels des substances organiques sur les milieux aquatiques sont significatifs et laissent penser que ces molécules pourraient être responsables de la disparition d’un nombre conséquent d’espèces dans les décennies à venir. L'étude révèle la disparition d'une espèce aquatique tous les dix ans.
    - L’impact sur la santé humaine peut sembler faible à première vue. Il n’existe aujourd’hui aucune étude qui démontre le lien entre les micropolluants présents dans les rejets des stations d’épuration et la santé humaine.

    Cette étude s’est également intéressée aux micropolluants inorganiques (les métaux), dont l’impact sur les milieux aquatiques et la santé humaine a pu être évalué avec des valeurs relativement fortes, en particulier l’arsenic et le zinc sur la santé humaine, ou l’aluminium et le fer sur les milieux aquatiques. Il reste difficile de faire la part entre leur origine naturelle et leur origine humaine pour l'évaluation des impacts potentiels des effluents de station d’épuration.

    En France, la stratégie pour réduire les micropolluants dans l’environnement se base pour le moment principalement sur des réductions, voire des interdictions d’usage en amont des stations d’épuration, mais l'étude montre que certaines substances interdites, comme les PCB, se retrouvent encore dans les effluents de station d’épuration du fait de leur très longue persistance. Cela pose  la question de l’opportunité de traitements dédiés dans les stations d’épuration en complément des actions de réduction à la source

    Quelques chiffres
    - 20 000 substances chimiques pevent potientiellement être retrouvées dans les eaux
    - 146 tonnes /an représentent le flux calculé pour les 153 micropolluants organiques ayant pu être quantifiés
    - 5 à15 euros par personne et par an est le montant du surcoût pour mettre en place des traitements complémentaires sur les stations d'épuration (investissements et exploitation)

    - Découvrir le site "Le Synteau" (regroupant les entreprises du traitement de l’eau)  qui a initié avec l’INRAE l'étude sur l’impact des micropolluants en sortie de station d’épuration.

    - Lire le communiqué de presse

    - Découvrir l'étude sur le site de l'INRAe

    - Découvrir  le modèle USEtox 2.1 ® pour la caractérisation de la toxicité de plusieurs polluants

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Assainissement, Espèce, Poisson, Milieu et habitat, Substance et polluant, Santé
  • 04/12/2020  - ofb.gouv.fr

    En juillet 2020, l’Office français de la biodiversité (OFB) lançait son 4e appel à projet dédié à la réalisation d’ « Atlas de la biodiversité communale (ABC) ».

    46 projets ont été retenus et bénéficieront du soutien de l’OFB d’un montant total de 2,5 millions d’euros. 251 nouvelles communes seront ainsi prochainement impliquées dans la réalisation d’un diagnostic précis de la biodiversité sur leur territoire pour mieux préserver et valoriser leur patrimoine naturel.

    Les projets ont été jugés sur trois critères : la pertinence des inventaires naturalistes, l’implication des acteurs et citoyens dans le projet et l’utilisation de l’ABC comme un outil d’aide à la décision pour une bonne intégration de la biodiversité dans les politiques publiques locales.

    Depuis 2017, l’OFB soutient financièrement les projets d’ABC portés par des communes et des intercommunalités. Cela a déjà permis la mise en œuvre de 107 projets d’ABC en France métropolitaine et dans les Outre-mer, impliquant en somme 1 156 communes.

    En 4 ans (2017-2020), avec le nouvel appel à projets 2020, l’OFB soutient désormais au total 153 (107+46)  projets d’ABC couvrant plus de 1407 communes.

    Rappelons que, les Atlas de la biodiversité communale offrent, un inventaire naturaliste, une cartographie des enjeux de biodiversité à l’échelle d’un territoire donné. Ils permettent de partager une meilleure connaissance de la biodiversité du secteur concerné afin d’en tirer des enseignements pour l’action. Ce sont de véritables outils stratégiques de l’action locale.

    L’ensemble de ces projets, à leur terme, sont répertoriés sur un nouveau portail dédié aux ABC, développé par l’OFB avec l’appui de l’Unité mixte de service PatriNat (Patrimoine Naturel).
    Une carte interactive permet de rechercher les projets en saisissant la commune et ou en choisissant à travers une liste déroulante la Région/Département. L’utilisateur peut consulter les ABC et les exporter également au format pdf.

    En chiffres :

    En 2020 46 projets d’ABC sont retenus :

    - 33 projets portés par des communes

    - 10 projets portés par des intercommunalités

    - 3 projets portés par des PNR

    - 251 communes concernées en métropole et dans les Outre-mer

    Au total, et depuis 2017, l’OFB soutient désormais 153 projets d’ABC couvrant ainsi 1 407 communes.

    Pour en savoir plus

    Consulter le portail dédié aux ABC

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Espèce, Milieu et habitat, Politique publique
  • 30/11/2020  - inpn.mnhn.fr

    Les poissons diadromes (par exemple : éperlan, esturgeon européen, aloses, lamproies, flet, mulet, saumon, truite de mer, anguille européenne..), qui réalisent des migrations entre mer et rivière, ont été fortement fragilisés par les activités humaines jusqu'à totalement disparaitre de certains bassins.

    C'est ce que montre un article scientifique publié sur le site Plos One  (28 juillet 2020) suite à une étude réalisée par l’INRAE, en association avec l'OFB, l'Université de Lorraine et l’UMS PatriNat.
    Les causes sont multiples et cumulatives, notamment la dégradation des conditions environnementales locales et la fragmentation généralisée des rivières par les barrages et barrières omniprésents.

    Dans la présente étude, les auteurs ont évalué à la fois la composition historique et actuelle de l'assemblage de poissons diadromes dans l'ensemble du réseau hydrographique français métropolitain, afin d'identifier les principaux facteurs associés à la perte d'espèces dans les rivières et d'évaluer différentes mesures d'atténuation.

    Sur la base de l'analyse d'un large éventail les données de sources historiques, les auteurs ont reconstitué la distribution passée de 8 taxons diadromes (du milieu du 18e siècle au début du 20e siècle) et ont constaté que ces derniers occupaient la plupart des principaux cours d'eau français.

    En comparant cette distribution passée avec les données actuelles de présence des taxons diadromes, ils ont quantifié la perte de richesse sur 555 sites. Ils ont ainsi pu constater que 45% des sites, qui étaient autrefois habités par des poissons diadromes, ont actuellement perdu la totalité de leur assemblage. Et parmi les 8 taxons étudiés, 5 (comme les salmonidés, aloses, esturgeons et flets…) ont perdu plus de 50% de leur aire de distribution.

    Ces observations sont cohérentes avec le déclin massif de ces espèces qui a été observé notamment en Europe au cours du siècle dernier.

    Ensuite, les effets de plusieurs pressions anthropiques (par ex. barrages et barrières, qualité de l'eau, altérations hydrologiques et morphologiques des rivières) sur la perte de taxons diadromes ont été modélisé .

    Enfin, suite aux résultats obtenus, les auteurs de l'étude ont préconisé des mesures pour une restauration efficace et durable de l'assemblage de poissons diadromes : les données d’occurrences historiques de poissons diadromes devraient être utilisées comme indicateur pour évaluer le rétablissement, et les mesures prises doivent être adaptées à chaque bassin pour cibler et limiter le nombre d'obstacles à éliminer tout en permettant la récupération des poissons diadromes.

    Pour en savoir plus :

    - Lire l'article détaillée de l'étude réalisée par ’INRAE, l'OFB, l'Université de Lorraine et l’UMS PatriNat

    - Télécharger les données historiques sur le GBIF : Historical occurrences of diadromous fishes in French rivers between 1750 and 1980, INRAE

    - Visiter le site de la journée mondiale des poissons migrateurs

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Poisson, Restauration, Cours d’eau, Pression, Usage
  • 26/11/2020  - ofb.gouv.fr

    Les données relatives à l’eau aux milieux aquatiques et à leurs usages sont issues de différents établissements spécialisés (OFB, Agences de l’eau, OlEau, MétéoFrance,…).

    L’Office français de la biodiversité (OFB) contribue à la collecte, et au travail de synthèse de ces données publiques qui sont valorisées grâce à CartOgraph’. Ce dernier est un portail qui propose des outils de sélection, d'exportation ou encore d'impression. La nouvelle version plus ergonomique et esthétique du site CartOgraph’ traite un grand nombre de ces données et les affiche sous forme de cartes, animations temporelles, graphiques et tableaux interactifs. 

    Plusieurs thématiques sont accessibles à travers CartOgraph' : l’état des eaux de surface et des eaux souterraines, la pluviométrie, l’hydrologie et les débits, les pollutions (diffuses et ponctuelles) par les nitrates ou les pesticides, les prélèvements, les risques naturels (sécheresse, inondations…).

    Toutes les données disponibles peuvent ¨être exportées. La recherche sur le site se fait avec des critères de sélection à travers des listes déroulantes (thème, données recherchées, année) et en quelques clics, les résultats s’affichent sur une carte interactive. Par exemple, il est facile de connaître le prix moyen global de l'eau par région, par département ou sur la commune, ou le volume des précipitations efficaces par département…

    Pour en savoir plus

    - Découvrir et consulter le portail CartOgraph': une nouvelle version ergonomique et esthétique

    - Exemple de recherche du prix moyen global de l'eau par région en (thème=eau et assainissement ; année =2015 ; Données = prix moyen globale de l'eau par région)

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Eau potable et assainissement, Cours d’eau, Eau souterraine, Littoral, Qualité de la ressource, Quantité de la ressource, Cartographie, Valorisation des données
  • 24/11/2020  - www.cieau.com

    Dans ce contexte exceptionnel, lié à la COVID-19, les résultats de cette enquête d'opinion, réalisée deux semaines après le premier déconfinement, pointent le renforcement très net de la confiance des Français envers l’eau et son service : 93% des Français jugent que les professionnels de l’eau ont joué un rôle essentiel en assurant la continuité du service. La population a pris la mesure de l’apport des professionnels de l’eau, notamment par le maintien de la continuité du service.

    Concernant l'eau potable : Le niveau de confiance augmente lui aussi cette année avec 85% des consommateurs qui déclarent avoir confiance en l’eau du robinet (vs 83% en 2019). Un score d’autant plus remarquable qu’il est intervenu trois mois, à peine, après le début de la pandémie COVID. Ce taux de confiance est corrélé à trois éléments essentiels :
    Le processus de surveillance : le respect des normes de qualité convainc plus de Français, cette année (83% vs 79% en 2019), tout comme le système de contrôles (74% vs 70% en 2019).
    Le crédit accordé aux traitements : 85% lui accordent une totale confiance.

    La crédibilité accordée aux acteurs de l’eau pour garantir la qualité de l’eau du robinet : Les autorités sanitaires atteignent un taux de confiance de 85% (un léger tassement vs 83% en 2019), les communes 80%, et les entreprises spécialisées 76% spécialisées ( un taux de confiance qui augmente de 4 points cette année vs 2019).

    Une consolidation de la préférence pour l’eau du robinet se dessine encore cette année. Les Français qui déclarent boire quotidiennement de l’eau du robinet sont légèrement plus nombreux cette année (67% vs 65% en 2019). L’eau du robinet est davantage plébiscitée, en 2020, par les Français, parce que :

    - « C’est pratique à la maison » (57% vs 52% en 2019),

    - « C’est l’eau la moins chère » : (53% vs 49% en 2019),

    - « Elle est de bonne qualité » : (40% vs 38% en 2019).

    Mais si l’on analyse la nature de leurs réponses, une part notable de Français sur justifient leur choix par des raisons environnementales : 36% rappellent que l’on n’a pas besoin de transporter l’eau du robinet (vs 31% en 2019) et 35% qu’elle ne génère aucun déchet plastique.
    On observe une baisse significative des Français qui trouvent l’eau du robinet « plutôt chère » (54% vs 63% en 2019).

    Concernant les eaux usées, leur réutilisation, notamment, reste une alternative pour préserver les ressources qu’une grande proportion de Français serait prête à adopter :
    87% accepteraient d’utiliser de l’eau issue du recyclage des eaux usées pour les usages domestiques.

    Ils sont un peu moins convaincus par l’intérêt de la réutilisation des eaux usées pour consommer des légumes arrosés avec des eaux usées dépolluée (78% vs 81% en 2019).
    Plus de la moitié d’entre eux (55%) seraient d’accord pour boire une eau issue du recyclage des eaux usées.

    Consulter le baromètre de Kantar pour en savoir plus sur d'autres indicateurs (Pollutions, Prix de l'eau...)

     

    Chiffres-clés

    - Part des français pensant manquer d'eau dans leur région à l'avenir

    - Part des français buvant de l'eau du robinet tous les jours

    - Part des français trouvant le service de l'eau plutôt bon marché

    - Part des français estimant les ressources en eau polluées

    - Part des français prêts à payer l'eau plus chère pour améliorer la préservation de la ressource

    - Part des français se disant attentifs à la quantité d’eau utilisée

    - Part des français ayant confiance en la qualité de l'eau la qualité de l'eau du robinet

    - Part des français buvant de l'eau en bouteille tous les jours

    - Part des français ne buvant jamais l'eau du robinet

    - Part des français se disant satisfaits du service de l'eau

     

     

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Eau potable et assainissement, Prix de l'eau, Préservation, Opinion et société
  • 23/11/2020  - www.oieau.fr

    Ce mois d’octobre, très pluvieux, a été marqué par des intempéries exceptionnelles liées au passage de la tempête « Alex » qui a généré un épisode méditerranéen historique sur les
    Alpes-Maritimes le 2 octobre. La pluviométrie a été excédentaire de plus de 25 % sur la majeure partie du pays. L’excédent a souvent atteint une fois et demie à deux fois la normale sur plusieurs régions : En moyenne, sur l’ensemble du pays, compte tenu des territoires très arrosés, l’excédent a été proche de 40 %.

    Les sols se sont ainsi nettement humidifiés et présentent un indice d’humidité une fois et demie supérieur à la normale pour la même date, sur une large partie ouest du pays. Les sols restent toutefois relativement secs en Alsace, Meuse, ainsi que dans d’autres régions.

    Concernant les eaux souterraines, les niveaux des nappes sont en phase de transition. La recharge exceptionnelle de l’hiver dernier a permis le maintien de niveaux satisfaisants pour la plupart des nappes. Les niveaux sont en hausse sur les nappes réactives et les secteurs les plus arrosés tandis que les niveaux des nappes inertielles et des secteurs en déficits pluviométriques sont toujours en baisse ou se stabilisent. Les niveaux des nappes sont particulièrement hauts dans le bassin Adour-Garonne et en Bretagne. Malgré un début de recharge initié, la situation des nappes reste dégradée dans l’est avec des niveaux bas à très bas dans les régions Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et en Limousin.

    En septembre, les débits des cours d’eau ont augmenté sur l’ensemble du pays.

    Au 1er octobre, le taux de remplissage des retenues a peu évolué par rapport au mois précédent sur l’ensemble du territoire.

    Au 16 novembre 2020, 6 départements ont mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau contre 18 à la même période en 2019. Ce chiffre était de 31 en 2018.

    Ce bilan est réalisé chaque mois sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents producteurs et gestionnaires de données, animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB)

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Cours d’eau, Eau souterraine, Sol, Quantité de la ressource, Hydrologie
  • 23/11/2020  - inpn.mnhn.fr

    OpenObs est une plateforme nationale du SINP (Système d'Information sur la Nature et les Paysages) mise en ligne le 16 octobre 2020. Elle donne accès à plus de 71 millions de données concernant 157 906 espèces, réparties dans plus de 5 200 jeux de données.

    Un outil web d'interrogation multicritères (par région, par département, par commune, ou sur la base d’un périmètre géographique, selon une plage de date…) permettant la visualisation, l'exploration, le téléchargement de données d'observation d'espèces disponibles dans l’Inventaire national du patrimoine naturel, qu’il s’agisse de données d’occurrence ou de synthèse.

    Les résultats d’une recherche peuvent être visualisés sous format cartographique ou tabulaire ainsi que l’affichage unitaire de chaque donnée diffusée avec l’ensemble des informations transmises par les producteurs (stade vie, statut biologique, comportement, etc.).

    Dans le cadre d'un réseau d'acteurs, ces données sont communiquées par des partenaires au niveau régional, mais également grâce aux réseaux de production nationaux ou internationaux. Issues de divers programmes, elles sont  produites par des naturalistes professionnels ou amateurs.

    Piloté par l'UMS PatriNat (OFB-CNRS-MNHN), le projet OpenObs est techniquement basé sur le projet « Atlas of Living Australia », porté par la communauté GBIF (Global Biodiversity Information Facility- Système mondial d'information sur la biodiversité), dont la France est membre depuis sa création en 2001. Les développements réalisés par la France sur OpenObs sont reversés à la communauté internationale afin de bénéficier aux autres pays utilisant l’outil (notamment l’Australie, le Canada, le Bénin, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Suède, le Brésil, etc.).

    Les travaux autour du projet OpenObs se poursuivront en 2021 afin de permettre le développement de nouvelles fonctionnalités, notamment la validation des données et l’accès sécurisé aux données sensibles du SINP.

    Pour en savoir plus :

    - Accéder à la plateforme OpenObs

    - Les fonctionnalités de l'outil Openobs

    - GBIF France : Système mondiale d'information sur la biodiversité

    - GBIF Global Biodiversity Information Facility - Site mondial qui donne un accès libre et ouvert aux données sur la biodiversité

    - Le SINP - Système d'information sur la Nature et les Paysages

    - UMS PatriNat (OFB-CNRS-MNHN)

    - Le projet australien : Atlas of Living Australia

    Mots-clés:
    Donnée et système d'information, Espèce, Données d'observation, Données géographiques, Plateforme collaborative, Cartographie