EUROMED

EUROMED retour DISCOURS OFFICIELS DES DELEGATIONS
OFFICIAL SPEECHES OF DELEGATIONS

NB : Seul le texte prononcé en séance fait foi
NB : Only the text pronounced during the meeting is deemed authentic



M. Abdelnaceur KALLI
Directeur du Cabinet du Ministre de l'Equipement
et de l'Aménagement du Territoire
ALGÉRIE

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Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs,

C'est avec un immense plaisir que je me trouve aujourd'hui dans cette agréable ville de Marseille, connue par sa chaleur et son hospitalité, et qui a le privilège d'abriter cette conférence Euro-Méditerranéenne.

La question de l'eau est cruciale pour nos pays et notamment pour ceux du Sud de la Méditerranée. Les aléas climatiques, les besoins croissants des populations en matière d'alimentation en eau potable et d'assainissement, les problèmes de pollution, nous imposent d'appliquer des stratégies appropriées à même d'assurer un développement économique et social harmonieux.

L'Algérie, par sa participation active aux Conférences Méditerranéennes de l'Eau, d'Alger et de Rome, à celle de Dublin et de Noordjwik, a toujours essayé de tirer profit de l'expérience internationale en matière de gestion des ressources en eau. Aujourd'hui encore lors de cette conférence, elle essayera d'apporter sa contribution et d'être à l'écoute de ses partenaires pour enrichir sa propre expérience dans le domaine stratégique.

Madame la Présidente,

Permettez-moi aussi, de saisir cette opportunité pour vous faire part brièvement des réformes en cours dans mon pays, en ce qui concerne la gestion de l'eau et le service public de l'eau et de l'assainissement.

En effet, pour assurer une gestion rationnelle de cette ressource, et en s'appuyant sur les expériences en cours dans le monde, notamment de certains pays ici présents, l'Algérie vient de mettre en place:

- des Agences de bassins hydrographiques, pour une gestion de la ressource en eau à l'échelle de son milieu physique naturel qu'est le bassin;

- des Comités de bassins pour une gestion concertée et intégrée de la ressource en eau.

Par ailleurs, l'Algérie qui, au prix d'importants efforts a réussi à assurer pour l'ensemble de la population agglomérée un raccordement aux réseaux publics d'eau potable et d'assainissement, vient également d'entreprendre des réformes tendant à l'amélioration de ces services.


L'approche nouvelle ainsi adoptée, s'appuie sur l'expérience vécue durant les deux dernières décennies.

Elle se traduit essentiellement par:

- une responsabilisation plus grande des collectivités locales dans la gestion des réseaux d'eau potable et d'assainissement;

- l'utilisation d'une tarification permettant à la fois la vérité des prix de l'eau et la préservation du principe d'un accès pour tous à l'eau potable et à l'assainissement;

- l'ouverture de la concession aux personnes morales et de droit privé.

Ces actions qui s'inscrivent dans le cadre d'un développement durable du secteur de l'eau, sont des opportunités de coopération que mon pays souhaite voir se réaliser entre les pays des deux rives de la Méditerranée. C'est ainsi que nous participons volontiers à la mise en oeuvre du système Euro-Méditerranéen d'information sur le savoir-faire dans le domaine de l'eau.

A ce titre la coopération Euro-Méditerranéenne dont les grandes lignes ont été arrêtés à Barcelone, peut servir de cadre de référence.

Je vous remercie et souhaite plein succès aux participants de cette conférence.


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M. Carl-Dieter SPRANGER
Ministre Fédéral pour la Coopération Economique
et le Développement
ALLEMAGNE

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Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Collègues,

Permettez-moi de vous dire tout d'abord mon contentement de pouvoir participer à cette réunion tellement importante et de vous adresser la parole dans ce cadre.

Le nouveau partenariat euro-méditerranéen, issu de la Déclaration de Barcelone de novembre 1995, traduit la résolution de l'Union à développer avec ses partenaires des rives sud et est de la Méditerranée une coopération universelle et durable dans les domaines politiques, économiques, sociaux et culturels, et à intensifier de cette façon non seulement les relations entre l'Union Européenne et les différents pays partenaires de la région, mais en même temps les rapports de ses pays entre eux, autrement dit la dimension sud-sud de ce partenariat.

Tenant compte de l'importance que le développement dans la région méditerranéenne joue également pour l'Allemagne en tant que pays membre de l'Union, l'Allemagne a figuré depuis le début parmi les défenseurs incontestables et les promoteurs actifs de l'idée d'un partenariat universel entre l'Europe et les pays tiers méditerranéens. Ce n'est pas par hasard que l'initiative à la Conférence de Barcelone ait vu le jour lors de la Réunion du Conseil Européen à Essen, c'est-à-dire pendant la période où l'Allemagne assurait la présidence de l'Union. La quote-part allemande dans l'engagement financier - sensiblement renforcé - de l'Union Européenne à l'égard de la Région Méditerranéenne s'élève par ailleurs à environ 1,4 milliard d'Ecus. La coopération avec nos partenaires méditerranéens joue donc pour nous un rôle fort important, tant sur le plan bilatéral que dans le cadre de l'Union.

En tant que Ministre fédéral de la Coopération économique et du Développement, je me félicite sincèrement que ce partenariat euro-méditerranéen englobe également un aspect tellement substantiel au niveau planétaire - et notamment pour les pays partenaires de l'Union Européenne sur les rives sud et est de la Méditerranée - que la gestion de l'eau avec tout ce qu'elle comporte en termes d'adduction d'eau, d'assainissement et d'agriculture irriguée.

Je ne vous apprends rien de nouveau en constatant que l'eau joue un rôle crucial dans le maintien de la vie sur notre terre et qu'elle est indispensable à la production alimentaire et au développement économique. L'un des besoins les plus élémentaires de l'homme est la disponibilité d'une eau potable de bonne qualité, ingrédient essentiel de toute nourriture saine.

Or, force est de constater que les réserves d'eau de notre planète, et tout particulièrement en Région Méditerranéenne, se trouvent fort menacées. Il y a à cette situation quatre raisons principales, à savoir :

Les grandes conférences internationales de ces derniers mois ont fait ressortir avec toute la clarté requise le problème de l'explosion démographique et les défis qui en résultent en termes de sécurité alimentaire et de protection des bases naturelles de l'existence. Actuellement la population de notre globe s'élève à 5,6 milliards. D'ici l'an 2025 elle aura atteint le chiffre de 8 milliards. Bon an mal an, il s'agira d'approvisionner en nourriture, eau et énergie un nombre additionnel, entre 80 et 90 millions de personnes. Le volume d'eau nécessaire additionnellement chaque année pour assurer la sécurité alimentaire de ces gens s'élève à 27 milliards de mètres cubes.

Or, d'ores et déjà l'eau - et en particulier les réserves aptes à assurer l'approvisionnement en eau potable - figure parmi les ressources rares. Au début des années quatre-vingt-dix, à peu près 1,23 milliards d'habitants des pays en voie de développement - autrement dit un tiers de la population, dont 850 millions dans les régions rurales - n'avaient pas encore accès à une eau potable en quantité suffisante et de qualité hygiéniquement impeccable. Environ 1,7 milliards - ce qui correspond à plus ou moins 40% - devaient se passer d'installations sanitaires adéquates.

Outre l'augmentation des prix, l'exiguïté de l'eau conduit à la concurrence et aux conflits autour de cette ressource.

Ces problèmes se posent à fortiori pour les pays riverains est et sud de la Méditerranée. Leur réalité est en effet caractérisée par une pénurie de plus en plus grave d'eau, en particulier de réserves d'eau potable, et cela face à un important taux de croissance démographique et un fort degré d'urbanisation dans la région. D'ores et déjà la région figure tout en bas de la statistique internationale pour ce qui est des ressources en eau disponibles par tête d'habitant, bien qu'il y ait des différences substantielles de pays en pays. Ainsi, par rapport au Maghreb, la situation du Machrek en matière d'eau se présente sous un jour bien plus difficile. Le tableau se complique encore davantage par l'augmentation de la pollution, par le gaspillage des ressources disponibles, que ce soit sur le plan de l'agriculture - de loin le plus grand consommateur d'eau en région méditerranéenne - ou bien sur celui de la consommation domestique et commerciale à la suite d'une tarification trop faible ou non existante, sans parler de la surexploitation des eaux souterraines qui en résulte.

Ces circonstances ont pour conséquence de barrer aux populations, et avant tout aux populations pauvres de ces pays en voie de développement, l'accès suffisant à l'eau potable de bonne qualité et aux installations sanitaires, ce qui se traduit par une augmentation des maladies et décès causés par l'eau polluée. Il faut y ajouter que notamment dans les régions rurales la corvée d'eau potable et utilitaire exige beaucoup de temps et de travail, avant tout des jeunes filles et des femmes à qui incombe normalement cette besogne.

Vu cette situation de départ critique, le secteur de la gestion hydraulique communale occupe une place de choix parmi les priorités du Gouvernement fédéral allemand en matière de coopération au développement (lutte contre la pauvreté, protection de l'environnement et des ressources naturelles, éducation et formation). Cette observation a d'ailleurs notamment cours pour la coopération bilatérale entre notre pays et les pays tiers de la région méditerranéenne, où l'appui aux projets d'adduction d'eau et d'assainissement compte parmi les créneaux tout à fait prioritaires.

Au cours de la "Décennie internationale de l'Eau" -entre 1980 et 1990- l'Allemagne a porté d'initialement 4% à presque 8% de tous ses engagements bilatéraux son appui à ce secteur de la coopération au développement, ce qui correspond à peu près à un doublement des fonds accordés aux projets. Depuis, nous n'avons pas relâché nos efforts. Ainsi nous avons réservé entre 1990 et 1995 à peu près 3 milliards de Deutsche Mark pour des projets dans les domaines de l'hydraulique villageoise, de l'agriculture irriguée et de la prospection hydrologique. Ces fonds ont bénéficié en grande partie aux pays d'Afrique du Nord et du Proche-Orient. Pour vous donner une idée des projets réalisés dans ces pays dans le cadre de la coopération allemande, j'ai fait dresser un tableau, d'où il ressort qu'actuellement des projets d'adduction d'eau/assainissement et d'irrigation dans l'agriculture pour un montant total de 2,3 milliards de Deutsche Mark se trouvent en préparation ou en exécution au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Jordanie, au Liban, dans les territoires palestiniens et en Turquie. Les collègues représentant ces pays-là ne seront pas sans savoir que la République fédérale d'Allemagne compte parmi les principaux bailleurs de fonds -dans certains pays, elle est même le premier- pour ce secteur. En même temps, je tiens à vous rappeler qu'une partie très importante des fonds de notre coopération au développement transite par le canal des institutions multilatérales. Ainsi sommes-nous un des principaux actionnaires de la Banque Mondiale et en même temps nous figurons au peloton de tête des cotisants aux Nations Unies et à l'Union Européenne.

La solution du problème de l'eau n'est, toutefois, pas une tâche qui se pose en premier lieu aux bailleurs de fonds. Ce qu'il faut c'est avant tout une politique solide et perspicace des pays riverains, qui devront s'harmoniser étroitement entre eux. Nous apportons notre appui à ceux d'entre eux qui font partie des pays en voie de développement. Or, toute coopération au développement ne saurait être d'un effet durable et efficace que dans la mesure où des conditions-cadre appropriées auront été mises en place grâce aux propres efforts de nos pays partenaires.

La coopération allemande au développement a pris les mesures nécessaires sur le plan conceptionnel en vue de soutenir la réalisation de nos objectifs communs. Ainsi a été mis au point, dans le cadre de la Décennie Internationale de l'Eau 1980-90, un concept sectoriel qui a été actualisé au fur et à mesure des conclusions des grandes Conférences Internationales, dont notamment la récente Conférence "Habitat" d'Istanbul.

Dans le cadre de la coopération allemande, une importance toute particulière revient aux secteurs d'intervention ci-après :

Quant au choix et à la configuration des projets, nous attachons une importance toute particulière à ce que :

Ces principes, qui nous guident depuis des années, se sont répercutés dans les différentes conférences internationales, et notamment dans celles de Dublin et de Rio et désormais également dans celle de Marseille.

Je me réjouis de l'occasion qui nous est offerte par la présente Conférence Interministérielle de continuer et intensifier davantage à un niveau régional notre échange d'expériences et notre coopération dans un domaine aussi crucial pour le développement de la Région Méditerranéenne que la gestion des ressources en eau.

Mesdames, Messieurs, je vous remercie de votre attention.





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Mr. Wolfgang STALZER
Director General - Ministry of Agriculture
AUSTRIA

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Mr. President,

Excellencies,

Distinguished Delegates,

Water has always been a challenging subject for mankind. Whether the point was to overcome scarcity, to ensure the optimal use of water or to protect human lives and goods against its destructive power, it has always been brilliant human intellect that has made an important contribution to the solution of these problems. To reach these goals, co-operation between men has always been necessary.

Thus water is not only an indispensable prerequisite for life, but also evocates the spirit of solidarity in its best sense. It may, in negative terms, also evocate the spirit of war. Every efforts have to be made to avoid the latter.

The Mediterranean region is an old and important place of high human culture, also with respect to the achievements for an equitable and rational use of water. This Conference can resume an important tradition and enlarge the scope of an always existing solidarity to the best of the people concerned.

Exchange of information, mutual transfer of know-how, and professional education and further training are important tools to build up the institutional and technical capacity necessary in order to cope with the problems of scarcity and conflicting demands on water. In the spirit of solidarity this conference aims at combining these efforts at an international and regional scale.

Austria welcomes and supports these efforts. The expert's work done in Cairo and Marseilles is an excellent concrete example of the work which is best done by means of joint activities in order to foster the development in the right way.

Mr. President, in this context I would like to take the opportunity to allude very shortly to another region, partially within the European Union, which also deserve the attention of all of us. I must do that as Austria is deeply rooted in this region, has close historic links to it and also forms part of it: I speak of the Danube region, combining at the moment twelve contracting parties in a Convention, signed in 1994, aiming at a harmonised effort towards a sustainable and rational use of the common natural asset, river Danube. After the end of a bloody and horrible war and its consequences, even two more partners may join the River Danube Protection Convention uniting 14 states in a peaceful task and thus making the executive body of this Convention the largest River Commission of the world. Still this convention has not yet been ratified by enough Contracting Parties to enter into force and suffers, in this present period of interim-state, from lack of decisive steps forwards.



Since the Danube Region also include some of the poorest, war-torn, and also mistrusting countries of Europe, it will need support and solidarity of all of you in order to achieve the goals of the River Danube Protection Convention for the sake of the well-being of all people living in this region in the spirit of peace and co-operation.

Austria, as a country with a bridging function in this region between East and West, with a long tradition, feels a strong responsibility and strives for doing its best to serve as a catalyst for an equitable and rational overall water-management with respect to the River Danube, inviting and urging all Member States to contribute to this development.

Mr. President, may I apologise for this excursion to another region full of problems and question-marks. May I express our hope that these regions may learn from each other. The tools for aiming at a sustainable and equitable water management, as excellently defined by the Committees of Experts in their meeting in Cairo and Marseilles, will be more or less the same, the success being strongly determined by the spirit of the co-operators and by the attitude of all the people concerned. Strong efforts will have to be concentrated in this field.

Mr President, Austria wishes the best success for the goals of this conference and the efforts aiming at a prudent and sustainable water management in the Mediterranean region.



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Mr. Costas PEDRIDES
Minister of Agriculture, Natural Resources and Environment
CYPRUS

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Cyprus, with a semi-arid climate, has a Mediterranean climate with hot dry summers and mild rainy winters. Being an island, its only water resources are those that fall on its area with precipitation falling mainly in winter months. Total water yield amounts to 900 MCM per year, 600 MCM as river flow and 300 MCM as groundwater. The groundwater being easier and cheaper to develop, was developed first by individuals, mostly by the drilling of wells and boreholes and by 1960 the annual pumpage was more than the natural recharge. The surface water being expensive to develop was left to the Government. After 1960 the Government of Cyprus proceeded with the preparation of a water master plan which provided for the recharge of groundwater, the construction surface reservoirs and interbasin transfer of water for satisfying domestic and irrigation demands. So far, all of the groundwater is being utilised with 40% of the surface water developed. The margin for additional natural surface development is very limited and future satisfaction of increasing demand will depend on water demand management and the introduction of non conventional water.

The management of water resources in Cyprus is in the hands of the Government of Cyprus since, by law, all water, surface and groundwater, is vested to the Government. The Government has the authority to build and operate water projects and sell water to individuals or legal bodies. Authority is given by separate law to land owners, to village authorities and town authorities, at the approval and under the guidance and control of the Government, to build, own, operate and maintain projects for irrigating their lands and for domestic water supply.

The operation and maintenance of water projects is carried out by the Government agencies, by semi government agencies or authorities or by local communal legal bodies. Domestic water is paid full while irrigation water is subsidised.

Water, being limited and expensive to develop, has a very high social and economic value. Its social and economic value is reflected in the Government's policy to provide potable water to all its citizens (almost 100% of the population is served with potable water) and the effort to provide satisfactory irrigation supplies to the majority of the population.

Cyprus being a semi-arid country suffers from water shortage due to water scarcity and droughts. Water quantities are very limited approaching 400 m3/cap.; with very limited possibilities to increase, where droughts make annual supply very problematic. To save water at different levels, the Government constructs the most modern water conveyance and distribution systems, which minimise water losses and facilitate or require the use of modern on-farm distribution systems. Where necessary, it imposes water rationing, giving priorities to domestic water supplies and to permanent and high value crops. From the part of the consumers in the irrigation sector, use of modern on-farm irrigation systems is encouraged by a subsidy (technical and economic).



The water charge rate level also contributes to water saving. Other methods of water saving are by using lower quality water such as domestically contaminated groundwater, and tertiary treated or soil water treated domestic effluent and desalinated water.

Water scarcity is encountered after drought years and these occur quite often. Although the sizes of the dams are designed for overannual storage the frequency and pattern of occurrence of below average precipitation years; water shortage is faced almost year after year, which reduces water supply reliability.

In view of the above , the Government has decided to proceed with a sea water desalinated plant, on a BOOT basis. Parallel to this, domestic effluent reuse schemes are under construction which will provide water for irrigation thus saving good quality water for domestic use.

Sustainability of water supply can be achieved only by water demand management which is at present enforced in Cyprus. Although it sounds difficult and not popular, the Government and the people are very well aware of the water problem and they are ready to work on different approaches to face water shortage. Water saving, use of lower quality water either from domestically polluted groundwater or from waste water effluent reuse schemes, water desalination and other measures are now applied. Modern methods of water management and project operation and maintenance are applied, including research operation methods for optimum allocation of water, real time monitoring and control of the projects, where Geographical Information Systems combined with operational methods are under preparation. Environmental considerations are always taken into consideration and projects were not approved for construction.

The Government of Cyprus would welcome any initiative to promote co-operation between the Euro-Mediterranean countries on the water demand management. Cyprus will also endorse the Euro-Mediterranean Declaration on Local Water Management and will support the creation of the Network on water matters.

Finally, I would like, Mrs. Chairwoman, to remind the distinguished participants of this important meeting that 37% of the territory of my country is still occupied by the Turkish Army and are not accessible by the Government Authorities in order to apply the proper water management in the whole territory of Cyprus.

Thank you.

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Mr. Abdel RAHMAN SALAH
Ambassador - Ministry of Foreign Affairs
EGYPT

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Excellencies,

Dear Colleagues,

Ladies & Gentlemen,

It is my great pleasure and honour to participate in this very important meeting for Euro Mediterranean Countries, about enhancing and developing local water management, initiated by friends in the French authorities.

As you are all aware, water is the essence of life, and the main foundation stone for social and economical development.

Sustainable agriculture, horizontal land expansion and reclamation are badly needed for bridging the increase of food production gaps, specially in the South of the Mediterranean. Domestic, industrial and other water uses and requirements are increasingly demanded to cope with the population growth and the development plans which our people are looking for.

Due to the fact that the whole Egypt's territory is lying within the arid and semi-arid zones, with very poor rainfall, confined within the Mediterranean coast ; the water availability for present and future demands are the main concern of the Egyptian people, planners and leadership.

Egypt's main water resource is limited by its designated quota from the Nile River flow, and which is already being totally utilized for the pressing water demands. Due to the fact that annual Nile water quota supply is far beyond the water demand and requirements, the agriculture drainage water, shallow and deep aquifers are being utilized to bridge the gap between Nile water supply and demands.

Egypt's water resources policy for development, management and maximization, to cope with present and future demands, are being based on the following concepts :

Excellencies,

Colleagues,

Ladies & Gentlemen,

Water is becoming a scarce resource, and many countries, specially these of the Middle East and South Mediterranean are suffering of water shortage supplies, which are continuously aggravated by decrease of per-capita annual water availability in proper quantity and proper quality needed for sustainable development and safe uses.

The continuous deterioration of water quality, environmental impacts and depletion of aquifers and deficit of water supplies, vis-à-vis the water demands and requirements, should be on the top of our agenda and concern.

Water should always be considered as an economical and social resource, and per unit of water return, should be always kept in mind in planning for water resources development, management and allocations.

Although, we are all in agreement and consensus to the above-mentioned issues and facts, but social and cultural and other related backgrounds and issues, should be taken into consideration and properly tackled while doing our best in maximizing the return from water unit.

These conflicting issues and targets are being smoothly and gradually dealt with in the Egypt's policy to optimize water uses and requirements.

Excellencies,

Colleagues,

Ladies & Gentlemen,

It's a fact that the South Mediterranean and Middle East Countries are suffering of water shortage, water quality deterioration and increase of gap between water supplies and water demands, but it's our content that through this gathering and its national and international expertise, practices and successful learned lessons, the local and national water resources development and management could be more and more efficiently and productively enhanced and improved for the welfare of our people and their aspirations.

On the top to achieve such goals, we recommend priorities to the following issues :

Excellencies,

Colleagues,

Ladies & Gentlemen,

The local water proper development and management should have the top priority as a key issue for social and economical development plans and the prospects of our people. Keeping this in mind, this meeting should be the start and first step for continuous consultations and implementations of recommendation and successful applications.

The meeting should be followed by an active role for donors and funding institutions to support the activities needed to implement projects, capacity building and strengthening capabilities that would lead to efficient and sustainable water resources development and optimum use.

Thank you for your kind attention.





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Mme Isabel TOCINO
Ministre de l'Environnement
ESPAGNE

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C'est pour moi, Mesdames et Messieurs, un grand honneur d'avoir l'opportunité de m'adresser ce matin à tous mes collègues, Ministres responsables de la gestion de l'eau dans les pays riverains de la Méditerranée, au cours de cette conférence si bien organisée par la France et par mon amie Madame Lepage. C'est très important, parce que c'est un peu la suite des initiatives qui ont été prises à Alger et à Rome, et plus récemment à la conférence de Barcelone le 28 Novembre 1995. Cette conférence à Marseille veut sans doute donner l'élan définitif à la collaboration Méditerranéenne sur la gestion de l'eau dans notre bassin commun.

C'est une grande opportunité pour nous, étant donnés les accords que nous allons approuver lors de ce sommet et les activités qui vont s'organiser, à travers cette conférence, d'arriver à l'utilisation, la plus adéquate possible par tous les pays riverains de la Méditerranée, des ressources en eau qui existent dans notre bassin commun, et à leur conservation en qualité et en quantité pour les générations à venir et à celle des écosystèmes. Et tout cela, dans le cadre de projets pour l'amélioration des conditions de vie de nos peuples, dans le contexte d'un développement durable en termes d'environnement.

C'est également, pour moi une grande opportunité qui me permet d'offrir l'expérience espagnole de la gestion de l'eau qui, avec des méthodes de travail spécifiques et des structures d'organisation spéciales, nous venant parfois du Moyen-Age, et adaptées aux besoins de la société d'aujourd'hui, nous a permis d'arriver jusqu'à nos jours en accumulant un savoir-faire essentiel pour la gestion de la ressource naturelle si limitée et pourtant essentielle qu'est l'eau.

Dans ce sens, j'aime bien le titre de ce sommet, " Gestion Locale de l'Eau ", en comprenant par l'adjectif " Local ", non une gestion municipale comme on pourrait en principe le penser, chez moi en Espagne, mais, comme l'eau excède très largement la délimitation urbaine, étant donné que la municipalité devient un usager de plus et que sa gestion se limite à la potabilisation, distribution et épuration des eaux résiduelles, dans le sens d'une gestion de l'eau dans son milieu naturel, c'est à dire dans son propre bassin.

Pour cette raison, je trouve que le mot " bassin " manque dans tous les documents dont nous débattons. Nous ne trouvons, nulle part, des références au mot " bassin ", alors que la gestion par bassin a fait l'objet de recommandations, soit dans les déclarations officielles des Conférences sur l'Eau de Mar del Plata en 1977, sur l'Eau et l'Environnement de Dublin en 1992 et de l'Environnement et du Développement de Rio en 1994, soit d'organisations non gouvernementales (International Water Resources Association, et International Commission on Irrigation and Drainage).

En conséquence, je vais faire une revendication dans ce sens, en m'appuyant sur l'extraordinaire expérience de l'Espagne dans ce domaine.


En effet, en 1926 le premier organisme de bassin fut créé pour la planification et la gestion des eaux du domaine public hydraulique, et pour l'étude, la conception, la construction et l'exploitation des ouvrages hydrauliques nécessaires.

De plus, permettez-moi d'offrir notre expérience à vous tous. Nous voudrions participer à toutes les initiatives et pouvoir apporter nos connaissances en matière de gestion des ressources hydriques, planification hydrologique, aspects institutionnels des usagers et leurs relations avec l'administration.

Actuellement, l'amélioration du niveau de vie et la croissance des besoin en tous genres des peuples, demandent des volumes d'eau de plus en plus importants. Ces volumes doivent venir des ressources très rares, dont la détérioration par leur usage inadéquat, ou excessif peut mener à une perte de qualité, à une réduction irréversible. Pour cela, il devient à tous points nécessaire d'obtenir le meilleur rendement possible de son utilisation. Et cela, on ne peut l'obtenir qu'à travers l'aménagement des ressources disponibles et une planification appropriée de son usage. C'est ainsi que le Ministère de l'Environnement, que j'ai l'honneur de représenter, a comme objectif prioritaire la mise en oeuvre du Plan Hydrologique National, particulièrement nécessaire dans un pays comme l'Espagne, dans lequel la pluviométrie irrégulière et limitée entraîne de graves inégalités entre ses régions et des situations de risque et de sécheresse qui doivent être prévues et mitigées, tout d'abord en améliorant la gestion de la ressource et des demandes, en la complétant, si nécessaire, par des ouvrages de régulation et, dans les circonstances extrêmes, par des transferts entre bassins

L'expérience acquise lors de la mise en oeuvre de notre Plan Hydrologique, peut, nous pensons, être appliquée dans les pays où les problèmes sont à peu près semblables aux nôtres. C'est pour cela que nous offrons notre collaboration qui peut également enrichir l'Espagne en même temps par un échange d'expériences et de solutions différentes à des problèmes très semblables, qui ont été expérimentées dans d'autres pays riverains.

En Espagne nous avons des institutions très anciennes pour l'administration et la gestion des eaux d'irrigation, uniques au monde, datant du Moyen Age, et dont les origines sont peu connues mais qui toutefois remontent à l'époque Romaine-Chrétienne. Il s'agit de communautés d'irrigants qui, grâce à leurs instances administratives et judiciaires et à leur démocratie interne, sont indispensables au bon fonctionnement des périmètres irrigués.

Il faut dire aussi qu'en Espagne il existe une grande tradition de formation des personnes impliquées dans la gestion de l'eau, à tous les niveaux, depuis les responsables de la surveillance de cours d'eau, ou de la distribution de l'eau dans des réseaux secondaires, aux universitaires de plus haut niveau. Et cette expérience concerne aussi bien notre pays que les cours de formation internationaux. Cette expérience qui jusqu'à présent a surtout été utilisée, pour des raisons de langage, en Amérique latine, à travers de nombreux cours en Espagne, et dans les pays respectifs, pourrait maintenant être transposée à l'arc méditerranéen, où l'expérience de tous peut être encore facilement partagée, car nous sommes confrontés à de semblables conditions climatiques, de sol et de cultures.

Finalement, je ne voudrais pas finir mon intervention sans mentionner le Réseau Méditerranéen de l'Eau, dont l'origine comme vous le savez, a été la Charte Méditerranéenne de l'Eau, née de la Conférence Ministérielle de Rome en 1992 et dont la mise en place a commencé lors de la réunion de Valence en Espagne au mois d'octobre 1993, en offrant le secrétariat à l'Espagne sous la présidence du Directeur Général de Qualité des Eaux de mon pays.

Ce réseau qui est parti de zéro, s'est doté d'un statut de fonctionnement et d'une structure 'organisation qui peuvent être la base du système Euro-Méditerranéen d'information sur l'eau.

Nous pensons que cette Conférence de Marseille, qui est du même niveau ministériel que celle de Rome de 1992, peut parfaitement établir des bases plus larges pour la configuration d'un élément permanent de communication et d'échange d'informations.

C'est pourquoi nous sommes tout à fait ouverts à une meilleure collaboration entre tous les pays Méditerranéens, en prenant ce qui est positif dans le Réseau Méditerranéen de l'Eau et en offrant l'expérience et la participation espagnoles à tous les niveaux.

Merci


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Mrs. Sirkka HAUTOJARVI
General Secretary, Ministry of the Environment
FINLAND

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On behalf of the Minister of the Environment of Finland, Mr. Pekka Haavisto, I am honoured to convey his congratulations for this most successful Conference on Local Water Management. May I also congratulate France for hosting the Conference which will create an important precedent in the implementation of the Barcelona work programme in the field of the environment.

Finland is convinced that the results achieved will pave a way for an enhanced and shared understanding of the nature, of the problems, as well as contribute ways and means for finding best solutions related to water quality and water resources in the Mediterranean basin.

Water is a vital element of our societies and lives. It is a basic human need, but it is also an economic resource contributing to broader human needs in terms of fisheries, agriculture, industry, transport and recreation. It is a vital element of every ecosystem and every landscape. It can also represent a threat and tragedy in the form of floods and droughts.

Finland has for decades paid a special importance to water policies and management both nationally and regionally. In the 1960's, effluents from pulp and paper industries and from local sewage treatment plants caused severe pollution problems. Today the condition of most of the lakes, some 80 percent of the total lake area, is classified as " excellent " or " good " and only 2 percent as " poor " as far as their usability is concerned.

New problem have, however, emerged such as acidification, eutrophication and various diffuse source pollution from a number of widely scattered points which are often difficult to identify or control. More efficient control measures have thus been sought: integration of activities, use of best available technologies and enhancement of region co-operation, within the Baltic Sea Area in particular.

From our own experience we have good reasons to highly appreciate the role of regional co-operation when coping within one and the same water basin, such is the case in the Baltic and Mediterranean areas. The Convention on the Protection of the Marine Environment of the Baltic Sea of 1974 and 1992 form the basis for the regional co-operation in the fields of monitoring and assessment, combatting marine pollution incidents at sea, technology including efficient system of following covering investigation of the pollution load entering the Baltic Sea, as well as and most importantly, programming joint actions for priority measures

The Baltic Sea Joint Comprehensive Environmental Action Programme (JCP) enumerate urgent curative measures for the prevention or restoration of the ecological balance of the Baltic Sea. The programme provides in particular:

reduction of emissions fro point and non-point sources in the whole drainage area by investment activities;

developing of a sound administrative infrastructure as well as adequate legal and institutional framework;

yearly follow-up of the implemetation of the JCP including investments, reduction of pollution, constraints and obstacles, etc... ;

bilateral co-operation and joint financing together with international financial institutions have proved to be most effective in the implementation of environmental projects;

(Bilaterally some 70 joint environmental investment projects and some 300 technical assistance projects were started in 1991 - 1995 by Finland in the Baltic Sea Catchment Area);

long term objectives: such as transfer of know-how, pilot projects and training assistance to increase environmental awareness and responsibility.

A new considerable phase has now been initiated in the history of the protection of the Baltic Sea region, namely the creation of an agenda 21 initiated by Sweden.

The initiative reflects the political importance given to environmental problems. The Joint Comprehensive Action Programme of Helsinki Commission shall continue to be a basis for the further joint measures as well as being an important element in the elaboration of an Agenda 21 for the region.

It has been decided that the process for the Agenda 21 should be democratic, transparent and open to participation for all actors, including NGO's and indigenous peoples. Education and information are vital to strengthen the support for this comprehensive plan.

Madam Chairman,

Minister for Foreign Affairs of Finland, Mrs. Tarja Halonen, made an offer at the Euro-Mediterranean Ministerial Conference, held in Barcelona on 27 - 28 November 1995, to host a Conference at a Ministerial level on environmental aspects of the Euro-Mediterranean partnership. The meeting is planned to be held late 1997 in Helsinki. In addition, one or two expert/high official level preparatory meetings are anticipated.

The proposal by Finland has been received favorably by all concerned. On 19 November 1996, the Barcelona Euro-Mediterranean Committee, including the twelve southern Mediterranean partners accepted the offer.

Finland is willing by this offer to engage in a process of sharing experience on regional co-operation in the field of environmental protection. Our experiences stem from the initiatives to co-operate in the Baltic and the Arctic regions.

In our view, the process in the Mediterranean region should contribute to the development of a multi-disciplinary, comprehensive approach to enhance long term sustainable development in the Mediterranean region.

The purposes of the initiative include, inter alia:

enhancement of the quality of human health and the environment;

creation of a focus for integration of environment and development

Identification of priorities and areas for further co-operation.

We see multiple benefits from the regional approach to environmental problems. Regional co-operation can integrate environmental considerations into broader economic decision-making contributing favorably to:

integration of various activities that have previously been considered disparate;

trade and socio-economic relations;

institution and capacity building;

public awareness;

accessibility to, and quality of, environmental information;

strengthening of political and economic stability in the region.

I would like to stress that regional strategies should be based on work already done or being developed.

The new strategy for the protection of the Mediterranean Sea should play a key role when drafting overall policies for the region. Also on-going technical assistance programmes (METAP) should substantially contribute to environmental quality objectives.

Madam Chairman,

To conclude, may I reiterate Finland's full support to Marseilles Declaration on Local Water Management. It will provide a new instrument for strategic conditions for the development of joint co-operative efforts for water protection. It will contribute to jointly selected goals based on specific environmental conditions in the region, shared values and socio-economic perspectives. This approach is a crucial step forward towards more sustainable management of our scarce resources.


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Mr. Theodoros KOLIOPANOS
Deputy Minister of the Environment
GREECE

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Mr. Chairman,

The French Government's initiative to convene this meeting in the Euro-Mediterranean Cooperation framework is an indication of the seriousness of the water resources issue in our area. At the same time, it reconfirms the spirit of the Barcelona Declaration, which demanded cooperation between the North and South of the Mediterranean to be an essential exchange of ideas and assistance.

I would like to congratulate all those responsible for the excellent organisation and thank the French Government for the warm hospitality.

Ladies and Gentlemen, Dear Colleagues,

Greece, a European and Mediterranean country itself, is particularly sensible to the relationship established one year ago in Barcelona, and this abide all other reasons, because it was during the Greek Presidency of 1994, at the Corfu summit, that the idea of a new and more interdependent relationship between the countries of our area was decided.

The Declaration we adopted today is particularly important, especially because it focuses on the sustainable management and protection of water resources and the need of incorporating sustainability and social development in water management and policy.

Allow me to refer shortly to Greece, where the management of water resources is not only an environmental issue but a developmental one as well. This issue is closely related to the country's capacity to preserve its agricultural production, tourism development and energy production.

During the last decade, my country has faced serious problems because of water shortage caused by drought. In order to confront them we developed successful activities in the scientific and technological sector. We have already reached a satisfactory level of knowledge on the steps to be followed in relevant climatic conditions, for an efficient intervention when and where necessary.

The National program provided quantitative and qualitative water management and is supplemented by the construction of sewerage systems and wastewater treatment plants in urban areas.

At the same time, special attention has been given to the creation and operation of monitoring and control networks for water quality and quantity. These comprise the National Hydrometeorological Station Network, the Toxic Substances Control Network for Surface Water, and the Transboundary Station Network concerning five transboundary rivers.



A useful tool for the sustainable management of water is, in my opinion, the existence of a national data bank on hydrologic and meteorological information. In this field, our country is active and has developed an innovative system in the form of a distributed data base for the organisation and management of the processed information on water resources.

Our efforts on sustainable water management are not limited to Greece. We contribute to the Global Environment Fund (GEF), thus reinforcing the funding of actions in developing countries, including water management.

Recently we decided to engage funds in the framework of developmental support of the Organisation for Economic Cooperation and Development (OECD), for the funding of actions in the fields of environment and water management.

Greece hosts the Coordinating Unit for the Mediterranean Action Plan for United Nations, the Centre of the Euro-Mediterranean Regions for the Environment and we hope that soon the Coordinating Unit of the Centre of Clean Technologies of UNIDO for the Mediterranean and Black Sea will be established in Greece.

I consider that sustainable use of water is a prerequisite for social stability and peaceful international relations, especially in the Middle East. In this context Greece participates actively in the Water Resources Working Group for Peace in the Middle East.

We also support the international and regional cooperation for the rational management of transboundary water and we have already entered into related cooperation with Bulgaria.

The Euro-Mediterranean Cooperation is a reality that no one can or should ignore. For the management of water resources, the technology is available, while the necessary funds can be obtained. What might be lacking is an integrated policy for water management and, in my opinion, today's meeting will greatly contribute to that direction.

Thank you.





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Mr. Gideon ZUR
Water Commissioner
ISRAEL

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Distinguished Ministers and Delegates,

Ladies and Gentlemen,

I would like to thank the Government of France for initiating and hosting the conference in this beautiful city on the shores of the Mediterranean, as well as for its warm hospitality. We are encouraged to see that the European Union has mobilized itself alongside France in order to tackle this vital problem of need for water.

The scarcity of water in the region is a well known reality and is one of the gravest problems we face. The Peace Process in which we are engaged, attempts to contribute to solving this problem. One of the five multilateral working groups deals with water-related problems. This issue is also dealt with in the bilateral track with our neighbours. In these issues, as well as in all other issues placed on the negotiating table, Israel is committed to work until we will find together solutions to the problems before which we stand, so as to achieve peace with all our neighbours.

We feel that through combining our efforts and sharing our experience and knowledge, Europe and the Mediterranean will find the proper route to take to reach this important end. We believe that cooperation which is based on common interests and common goals will strengthen the ties between our peoples.

Regional cooperation is needed so as to bring additional water to the area. The options are varied and it will be up to us and our friends to find the best solutions to the needs. The focus of this conference is on local water management because it is clear that proper local management of water is crucial to achieve this end.

For decades Israel has invested heavily on a national level, in the water sector, in order to enable the best uses of our restricted available resources. Thus, keeping in mind both efficiency and water conservation.

I would now like to share with you some of the principles and considerations that have guided us and evolved throughout the years.

Conservation of water resources while avoiding environmental damages

This issue of water conservation while retaining its quality and protecting the environment is of paramount importance in the considerations of the water management process. It is also part of the water sector long term master plan. It relates, inter alia, to subjects such as advanced wastewater treatment and allocating them to the agricultural and the industrial sectors.

In order to prevent long term damages to the water resources due to over exploitation, or human activity over the ground water replenishable areas, there is a need for proper water resources management, strict controls and enforcement.

Potable water allocation

Continuous activity in order to cut down potable water allocations for the agricultural sector, while replacing those allocations with low quality water sources such as: flood water, saline water and especially treated wastewater.

In addition the potable water thus replaced, is allocated for use in the domestic sector whose needs are constantly rising, and which has priority over other uses.

Development of new and additional water

There have been many activities in the field of water desalination (brackish water and especially sea water) in order to cope with the increasing needs of water for the domestic and other possible uses.

It seems that the most promising option for bridging the widening gap between supply and demand is that of sea water desalination, at least for municipal and household water demand.

Management of the water sector

The management of the water sector is relying more and more on economic principles and considerations. Water is being regarded as a commodity, a valuable economic resource. Water allocations are strongly linked to water pricing. The pricing of water in itself must be based, or at least take into consideration, past and present investments, and real costs of maintenance and operation of the water system. Acting upon these principles is still quite problematic due to past experiences and beliefs.

In conclusion, all these elements reflect different facets/aspects and considerations of the problem of water management. Adapting demand management practices, policies and principles on a local level will contribute significantly to our ability to confront the challenges of the economy of the water sector in the coming years.

I hope that our gathering here in Marseilles will be a milestone towards better cooperation between the European Union and the Mediterranean, and that we will see tangible results in producing more water for our region.

Thank you very much.


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M. Giovani Francesco MATTIOLI
Vice-Ministre des Travaux Publics
ITALIE

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Madame le Ministre de l'Environnement de la République Française, Monsieur le Secrétaire d'Etat à l'Environnement de la Présidence Irlandaise de l'Union Européenne, Messieurs les Ministres et les Chefs de Délégation,

Je voudrais, avant toute chose, remercier la France pour avoir organisé cette conférence sur la gestion locale de l'eau dans la région méditerranéenne, conférence à laquelle le Gouvernement Italien accorde le plus vif intérêt.

L'eau constitue une ressource précieuse tant pour le développement que pour la qualité de la vie du bassin méditerranéen: qu'elle soit disponible de façon régulière et en quantité suffisante constitue donc un problème prioritaire. Dans ce contexte, la conférence de Marseille a pour objet une des deux grandes lignes directrices fixées par le programme de travail entre partenaires Euro-Méditerranéens, à savoir la gestion locale des eaux.

La seconde ligne directrice, à savoir la création de nouvelles sources hydriques, devra être poursuivie en même temps que les conditions politiques aptes à faciliter la résolution du problème.

Car, en effet, l'Italie croit fermement que créer et distribuer équitablement de nouvelles ressources hydriques dans le bassin méditerranéen constituent déjà en soi un facteur de paix au lieu d'en être une des conséquences.

D'ors et déjà, l'Italie est favorable à la réalisation d'une grande conférence sur la valorisation et sur le développement des sources hydriques dans le bassin méditerranéen. Le Gouvernement Italien qui s'est employé par tous ses moyens pendant son semestre de présidence à l'U.E, à obtenir des progrès rapides et concrets dans la réalisation du nouveau modèle de partenariat, ne peut donc qu'être favorable au déroulement de cette conférence de Marseille.

En font preuve sa participation active aux travaux préparatoires et son évidente volonté de contribuer efficacement au suivi des résolutions que nous adopterons ensemble.

Qu'il me soit permis de rappeler ici que l'Italie, consciente du rôle fondamental que recouvre l'eau a constamment contribué par ses connaissances, ses ressources technologiques et financières de même que par son expérience à résoudre tant le problème de l'approvisionnement selon ses besoins de la région, que celui de la qualité même des eaux en question. Ce n'est pas un hasard si c'est à Rome que la première Charte Méditerranéenne de l'Eau a été souscrite en 1992 et si l'importance de cette charte a été soulignée dans le programme de travail annexe de la déclaration de Barcelone.

Des facteurs innovants d'importance décisive ont été apportés par la Charte de Rome, approuvée seulement un an après que l'Algérie, elle-même très active en faveur d'une nouvelle solidarité entre les pays de la région Méditerranéenne, ait lancé un appel urgent.

Figurent au nombre de ces facteurs innovants, outre l'engagement relatif à la qualité des eaux dont nous avons déjà fait état, la constitution de banques de données, ainsi que l'acquisition, l'échange, et la mise à jour d'information. De plus, sera nécessaire une programmation sûre des ressources hydriques dont est évidente la valeur économique, sociale et environnementale. Il faudra également tenir compte de la nécessité d'assurer une coopération solide dans un cadre normatif approprié envers tous les secteurs importants tels que l'accès aux données, et la transmission de savoir faire, de même que la recherche et la formation professionnelle.

Le passé a son importance quand il sert de base au présent et à l'avenir. C'est dans cette optique, que je me permets de rappeler ici l'apport que l'Italie a fourni par le passé de concert avec d'autres partenaires qui sont ici présents aujourd'hui. Et ce, afin de bien souligner la forte continuité de l'engagement pris par le Gouvernement Italien en vue de ce saut de qualité nécessaire pour obtenir une réponse efficace et ponctuelle aux besoins de la région en matière d'eau.

Nous estimons important que la future coopération repose sur la clarté. Pour l'essentiel, toujours valables dans leur ensemble, les principes sanctionnés par la Charte de Rome ont une portée qui va au-delà de la gestion locale des eaux.

Raison de plus pour réaffirmer la nécessité d'un engagement commun à les respecter tels qu'ils ont été complétés ici à Marseille pour la partie relative à la gestion locale. Il en va de même pour les trois autres principes - à savoir la solidarité, la culture et le contexte naturel de l'eau - énoncés à Marseille; principes dont l'application concerne, en plus des quatorze signataires de la Charte de Rome, les autres partenaires du processus de Barcelone.

Et je ne voudrais pas oublier de mentionner ici l'autre résultat d'importance obtenu par la Charte de Rome, à savoir le Réseau Méditerranéen de l'Eau qui, à l'initiative de l'Espagne, a été mieux défini à Valence en 1993. Le système d'information, crée par la conférence de Marseille à l'initiative de la France, constitue un important pas en avant du partenariat en vue de son effective entrée en vigueur.

Les instances nationales qui constitueront les points focalisateurs principaux du trait d'union Euro-Méditerranéen dont l'Italie fait partie depuis le début, deviendront ensuite les piliers mêmes du futur réseau institutionnel, probablement allégé et simplifié par rapport au réseau initial prévu à Rome. Ce nouveau réseau aura des structures et des modalités de fonctionnement encore plus efficaces.

Nous nous apprêtons donc à affronter cette période de transition que constitue la mise en oeuvre d'un système d'information interchangeable ayant pour but un certain nombre de fonctions et d'utilisations de type exécutif qui seront d'autant plus profitables qu'elles auront été le résultat d'un effort commun. Je notamment parler de l'échange du savoir faire en matière de formation et de recherche scientifique et technologique. Ce qui, à mes yeux, est à la fois le véritable et le principal enjeu de cette conférence.

Permettez-moi de terminer mon allocution en remerciant vivement pour l'impeccable organisation de la conférence ainsi que pour l'accueil chaleureux que les Autorités Françaises ont réservé aux participants de cette conférence.

Veuillez croire, Madame le Ministre, Monsieur le Secrétaire d'État, Messieurs les Ministres et Chefs de délégation, que c'est avec la plus grande sincérité que je formule des voeux pour le plein succès de cette conférence de Marseille.


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Mr. Samir KAWAR
Minister of Water and Irrigation
JORDAN

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Dinstiguished Delegates,

It gives me a great pleasure to briefly address this distinguished gathering and to express our appreciation to the French initiative to bring the Mediterranean Community together as we are gathered today.

May I then, Madam Chairman, go over some particular features of the water sector that Jordan has been witnessing, and that are shared, I am sure, by several of the Mediterranean Communities.

First and foremost:

There is a particular feature in Jordan, that is shared only by The Palestinian Authority. It is a serious carence, and the future issue, characterised by a gross imbalance in the population water resources equation, an issue as we all know, that has been the result of the designs in our area of the Mediterranean, which designs resulted in the displacement of millions of people, from Palestine to the Haschemitee Mount of Jordan. The per capita share of Jordanian of renewal water resources as a result, dropped from about 3000 m3 per year to 175 m3 today. This is much below the water poverty line. The imbalance in the resources population equation is undersized with the time through with renewal water has, a stationary average, but the population is ever increasing.

Second:

The above imbalance is translated into a parallel imbalance in the trade of an agricultural commodities of Jordan, and its overall foreign trade deficits. These factors are keys to the problems in Jordan's balance of payments. They further dictate the need to treat and reuse waste water with all the environmental constraints associated therewith.

Third:

The provision of additional water and response to the increasing demands for municipal and industrial uses is evidently costly, both in terms of capital and operation and maintenance cost. The treatment of waste water for environmental and public health reasons and reuse in irrigation is obviously not cheap either. Clearly there is a need to mobilise substantial funds to cope with the investment requirements of Jordan's water sector.

Fourth:

The marginal cost of water, specially municipal and industrial water, is not parallel by improvements in the per capita shared of the GDP. As it stands today the cost of water is beyond the affordability levels of most Jordanians. First, with the requirements of the Free Market economy and those of membership of the WTO, and the conditions of the economic structural adjustment, the economic and financial situation is serious indeed. Additionally, the capital cost of additional water is beyond the ability of the country to raise, specially the foreign cost component there on.

Fifth: Agriculture.

The activity with a high value added contribution and an effective economic activity for national income distribution has become the target of criticism in our region of semi-arid climate and fragile environment.

How thus, can we produce the food that we need to survive, bearing in mind that agriculture including the irrigated part of it, probably provides the least expensive cost of employment per job opportunity.

Sixth:

The extent of the water challenges and their intensity demand sofisticated water management techniques in term of both hardware and human resources; this is hardly abundance in developing countries of which the Southern and the Eastern Mediterranean regions are part of. Capacity building, including human resources development is on the top of our social development agenda.

Seventh:

The issue of efficiency of water use and the need for service cost recovery, both point in the direction of privatisation and the need for an accelerated economic growth with an equitable distribution of development benefits. This is probably one of the challenges most difficult to cope with in Jordan. It is hoped that our national efforts will be dually re-inforced with multilateral regional and international cooperation.

I hope I have briefed you on the issues that are simmering in our semi arid and clouded part of the Mediterranean. And we pledge to carry out our part of responsibility in facing them along with the other regional and international partners. And we acknowledge, Madam Chairman, and welcome the launching of the Euro-Mediterranean network on know-how in the water field.

Should this come into existence. Jordan will be very pleased to participate in its development.

Thank you.

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M. Ali HRAJLI
Ministre des Travaux Publics
LIBAN

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Madame le Ministre,

Monsieur le Président de l'Union Européenne,

Messieurs les Ministres et Chefs de Délégations,

Mesdames et Messieurs,

Nous tenons à adresser plusieurs messages de remerciements :

Nos remerciements au Gouvernement Français, initiateur de cette conférence, au Gouvernement Egyptien pour l'accueil de la réunion préparatoire au Caire les 21 et 22 Octobre 1996, à la ville de Marseille, hôte de cette conférence, aux organisateurs et en particulier à l'Office International de l'Eau.

Nous tenons aussi à féliciter les experts pour le travail intéressant qu'ils ont accompli.

Le Liban attache une grande importance au thème de cette conférence :"Conférence Euro-Méditerranéenne sur la Gestion Locale de l'Eau", qui invite chaque pays à faire une mise au point sur sa gestion nationale des ressources en eau et à rechercher les moyens adéquats pour améliorer, développer et optimiser son efficacité et ce, pour se tenir prêt à répondre aux besoins futurs, loin des risques de pénuries graves auxquelles il pourrait être confronté, situation qui pourrait menacer le Liban.

Ainsi, conscient de la nécessité d'une gestion rationnelle de l'eau, ressource rare et délicate, le Liban a déployé de grands efforts pour mieux la connaître et mieux la protéger. De même le Liban a lancé un vaste programme de restructuration sur les plans :

  1. des installations
  2. des équipements,
  3. et des institutions.

Nous venons à Marseille porteur d'un message de paix auquel le Liban a toujours été attaché depuis des millénaires, depuis l'alphabet qui a été répandu à partir de ses rives pour rapprocher les peuples. Nous souhaitons sincèrement qu'un climat de détente puisse régner sur la région méditerranéenne.

Enfin, nous tenons à affirmer que le Liban attache une grand importance à l'aide de la Communauté Européenne, à son soutien et à son support et se tient, à cette occasion, prêt à envisager positivement une coopération euro-méditerranéenne.

Merci pour votre attention.

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M. Johny LAHURE
Ministre de l'Environnement
LUXEMBOURG

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Madame le Président,

Chers collègues,

Je tiens tout d'abord à féliciter les autorités françaises de l'organisation de la conférence d'aujourd'hui, une importante étape pour le développement de nouveaux axes de coopération en matière de gestion durable des eaux entre les pays riverains du bassin Méditerranéen et l'Union Européenne.

J'ai étudié avec grand intérêt le dossier que vous nous soumettez aujourd'hui pour discussion, Madame le Président, et je voudrais brièvement illustrer, à l'image d'expériences luxembourgeoises, la pertinence de certains des principes écologiques de la déclaration que nous nous proposons d'adopter à l'issue de la conférence.

Le Grand-Duché de Luxembourg n'est pas, à proprement parler, un pays où les ressources hydriques seraient déficientes. Toujours est-il que le pays est situé sur la ligne de partage des eaux, c'est-à-dire en tête de bassin, de deux grands fleuves européens, en l'occurrence le Rhin et la Meuse ; ceci implique que les disponibilités en eau de surface notamment pour les besoins industriels sont limitées en périodes d'étiage. Le fait qu'une très importante industrie sidérurgique extrêmement économe en eau de refroidissement ait quand même pu se développer au début du siècle, montre que ressources en eau limitées et essor économique ne sont pas nécessairement incompatibles si toutes les possibilités de recyclage et de réutilisation des eaux usées sont judicieusement exploitées.

Au Luxembourg les distributeurs d'eau potable peuvent avoir recours à de l'eau de surface traitée prélevée dans une retenue artificielle quasiment inépuisable ; néanmoins, mon département ne cesse d'inciter à la réduction de la consommation d'eau potable, par précaution de ne soustraite qu'un minimum d'eau de son cycle naturel et de limiter la production d'eau usée, mais aussi par souci de réduire la consommation d'énergie nécessaire pour le pompage de l'eau de distribution et pour le traitement de l'eau résiduaire.

L'alimentation en eau est une chose, l'évacuation et la dépollution de cette même eau après usage en est une autre. Lorsque dans les années vingt et trente on s'est mis à parachever systématiquement les réseaux publics de distribution d'eau dans les régions rurales de notre pays, les autorités d'alors n'avaient pas suffisamment considéré les effets polluants des rejets d'eaux usées qui allaient en augmentant à mesure que les localités étaient raccordées à un réseau de distribution. Devant des situations d'insalubrité souvent critique, ont commencé alors, dans les années quarante et cinquante, des travaux d'assainissement des localités par la mise en place de systèmes de "tout à l'égout". Cette démarche était certes très efficace pour satisfaire rapidement les exigences de l'hygiène publique, mais les décideurs de l'époque se retrouvaient par la suite confrontés à un grave problème de pollution des eaux de surface.


Ce n'est que dans les années soixante et soixante-dix, avec la mise en place d'un parc convenable de stations d'épuration biologiques, qu'on a réussi à maîtriser le problème de pollution du milieu aquatique induite, en quelques sorte, par une préoccupation mal comprise de protection sanitaire.

Entre-temps les ingénieurs sanitaires de l'époque sont devenus les ingénieurs de l'environnement de nos jours et ils nous mettent en garde contre des décisions en matière d'amélioration des infrastructures d'alimentation en eau, quelque bien intentionnées fussent-elles, si celles-ci ne sont pas accompagnées en même temps de mesures appropriées de protection du milieu aquatique récepteur contre la pollution engendrée forcément par les rejets accrus d'eaux usées.

Dans cet ordre d'idées nous avons décidé d'axer dorénavant la politique de protection des eaux essentiellement sur la gestion par bassin, ce que nous considérons être la structure optimale pour la gestion intégrée, tenant compte des demandes économiques aussi bien que des impératifs écologiques.

Madame le Président, les problèmes de gestion des eaux propres à l'espace Méditerranéen diffèrent de ceux de l'Europe occidentale ou septentrionale, du fait que les ressources appropriées y sont souvent difficilement mobilisables. Les démarches pour trouver des solutions aux problèmes peuvent cependant être comparées au sein du partenariat de tous nos pays et je salue, dans ce contexte, la mise en place du système euro-méditerranéen d'information sur les savoir-faire dans le domaine de l'eau. Je peux vous assurer que le Grand-Duché est disposé à y contribuer dans la limite de ses moyens.

Je vous remercie de votre attention.





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Mr. Charles BUHAGIAR
Minister of Public Works and Construction
MALTA

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The Government of Malta who has been actively promoting the goal of a global and sustainable management of water resources in the Mediterranean basin as set out in the working programme adopted in Barcelona would like to thank the Government of France for hosting this important conference which aims to draw up a set of principles related to local water management to be known as the Marseilles Declaration.

Malta like various other Mediterranean Countries has suffered since time immemorial from an inadequate supply of good quality drinking water. This has made Malta unique in that it is dependent on the production of water from the sea by means of reverse osmosis plants indeed today 60% of the water, is obtained by means of desalination with the remaining 40% being pumped up from the production and from natural springs.

This situation had led us to be on the forefront on two important issues.

1- The first relates to the environment, since the possibility of pollution in the Mediterranean sea can create an ecological disaster in the Mediterranean which could effectively wipe out 60% of our water production capabilities. Malta therefore intends to be amongst the first countries to take initiatives to limit, control and monitor any activities which could threaten the Mediterranean Sea.

2- The second issue relates to water management. Since the cost of producing water by means of the process of reverse osmosis is relatively high it is important that we manage all water resources efficiently. This brings us to two areas which require our constant attention.

a) The first area which we constantly study is that related to water production. In Malta we pride ourselves with the fact that our country is amongst the most advanced in the application of the process of reverse osmosis to water production. To keep abreast of all technological innovations for which the countries of the European Union are well known for, in Malta we have established an Institute for Water Technology which aims at synthesizing all new technology and to apply such technology to our water production process.

May I, at this stage, add that our Institute would like to collaborate with all the countries of the European Union and of the Mediterranean Basin in the field of Water Technology since we believe that the importance of the availability of good quality water to all peoples surpasses all national boundaries and political divisions. May I also add that Malta is the ideal place as a destination centre since most technologies related to water production can be found on our islands.

It is also to be noted that our Institute of Water Technology has been developed to conduct investigations and provide consultancy in matters related to water technology, but especially to provide training. Special areas of excellence include desalination technology, water conservation with special emphasis on leakage detection in distribution systems and ground water studies.

b) The second area which we also constantly study is that related to the use of second class water resources. Over the next few years we intend to formulate a masterplan for the use of second class water - both stormwater runoff as well as treated sewage effluent. It is inconceivable that in a country such as ours where water production is so expensive that we do not develop further these resources.

For this reason we have to take measures to ensure that:

1) The biggest volume of stormwater that is physically possible to manage is stored and reused

2) All water derived from treated sewage effluent is reused. This will become possible in the next years since Malta as a signatory to the Barcelona Convention is bound to treat all its waste water prior to its discharge into the Mediterranean Sea by the year 2000.

Malta would welcome any offer of assistance in these areas since we believe they are of great importance to our country.

Finally may I add that we apply the concept of integrated management of our resources and recognize that other policies such as agricultural policy, energy policy and development and pollution control all have a bearing on one another. This concept is the basis for sustainable development and we sincerely believe that unless we manage our resources well, we will find it very hard to face the challenges of the next millennium.

For this reason, with reference to the Euro-Mediterranean Information system, should any action be taken for launching the process of creation of this system, Malta would be ready to join the group entrusted to set up these activities.



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M. Abdelaziz MEZIANE BELFKIH
Ministre des Travaux Publics
MAROC

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Madame la Présidente,

Qu'il me soit d'abord permis de remercier vivement nos hôtes Français pour la chaleur de leur accueil et pour avoir pris l'initiative de l'organisation de cette réunion méditerranéenne sur la gestion locale de l'eau. Nos remerciements s'adressent également à l'Union Européenne pour les efforts qu'elle déploie pour le renforcement de la coopération régionale en Méditerranée.

Notre réunion d'aujourd'hui est consacrée à un sujet vital pour notre région, celui de la maîtrise de la gestion de l'eau. Ce sujet est d'autant plus important que l'eau est, du moins dans la rive Sud de la Méditerranée, une denrée qui bien que renouvelable, n'en est pas moins disponible en quantité limitée, et de plus en plus menacée par les activités de l'homme.

Au Maroc, comme dans d'autres pays de la région, le manque d'eau constitue déjà aujourd'hui une contrainte majeure du développement. Le Maroc a saisi depuis de nombreuse décennies le caractère stratégique de la maîtrise de l'eau.

Fort du soutient et des orientations que Sa Majesté le Roi Hassan II a imprimé à la politique nationale de l'eau, le Maroc a traversé des étapes décisives dans la gestion de ses ressources hydriques en adoptant principalement une stratégie d'accroissement de l'offre de l'eau:

Le Maroc, fort d'une tradition séculaire dans le domaine de l'eau, comme en témoigne son patrimoine riche et diversifié de technologie et d'organisations traditionnelles ingénieuses fidèlement cristallisé dans sa culture, s'est distingué par sa prise de conscience précoce du fait que son potentiel hydraulique est relativement limité par rapport à ses besoins et qu'il convient par conséquent de valoriser au mieux des intérêts de la collectivité nationale.

Du reste, l'année 1997 coïncide avec le 30ème anniversaire de la politique de l'eau lancée par Sa Majesté le Roi en 1967, principalement axée sur la construction des barrages et la réalisation du Million d'hectares. Cette orientation s'est traduite par un effort volontariste et soutenu de mobilisation des ressources en eau et de son utilisation d'une façon harmonieuse pour un développement économique et social durable. Notre pays, qui n'a pas hésité dans cette effort devant l'audace politique et technologique, récolte déjà les fruits de la continuité exemplaire de sa politique de l'eau.

La promulgation en juillet 1995 de la nouvelle loi sur l'eau inaugure une nouvelle ère pour le développement et la gestion de l'eau au Maroc. Cette loi consacre les principes fondamentaux, maintenant universellement admis depuis la Conférence de Rio.

Fort du consensus national qui a marqué la promulgation de cette loi qui traduit une prise de conscience grandissante des enjeux cruciaux que représente l'eau, le Maroc s'est engagé résolument dans la voie de la maîtrise de cette ressource vitale pour son développement économique et social durable. C'est ainsi qu'une approche volontariste et holistique a été adoptée. Elle s'articule sur les trois principaux éléments suivants:

Dans ce contexte, et face à ces grands défis, il n'est pas nécessaire de vous dire combien nous sommes attentifs aux recommandations de cette conférence. A ce titre, si je salue vivement l'expression de solidarité et de partage de nos savoirs et de nos expériences, je souhaite que cette solidarité, notamment Nord-Sud, s'exprime également au niveau de l'accompagnement financier nécessaire. l'Eau, nous a rappelé M. BATISSE, Président du Plan Bleu, est le facteur limitant du développement dans notre région. Il faut donc que tous les moyens soit mobilisés pour ce secteur vital, afin de crédibiliser nos ambitions pour un espace euro-méditerranéen prospère et stable dont les contours ont été clairement dessinés dans la conférence de Barcelone.

Mesdames, Messieurs,

Dans son message adressé au sommet de Rio, le Prince Héritier du Royaume du Maroc, a rappelé que Sa Majesté le Roi Hassan II a proposé la création d'un fonds international pour financer des programme de lutte contre la pollution des réserves mondiales en eau et pour accroître l'aide aux pays en développement dans la mise en valeur de leurs potentialités hydrauliques. Il a également précisé que notre pays était prêt à accueillir une rencontre au plus haut niveau des pays du Nord et du Sud, consacrée à la définition d'une stratégie pour faire face aux risques de pénurie d'eau qui menacent les pays en développement.

Le Maroc est également désireux de coopérer au développement des échanges d'expériences et de savoir-faire dans la région. Dans ce sens, le Maroc est disposé à contribuer à une réflexion régionale sur la possibilité de créer un réseau méditerranéen de collecte et de dissémination de l'information relative à la gestion de l'eau.

Je me réjouis donc que le Conseil Mondial de l'Eau, que cette belle ville de Marseille héberge, ait choisi le Maroc pour organiser à Marrakech son Forum inaugural sous le thème "  L'EAU PATRIMOINE DE L'HUMANITE ". Cette importante manifestation, à laquelle Sa Majesté le Roi a accordé son Haut Patronage en témoignage de son intérêt particulier pour la question de l'eau dans le monde, coïncide avec le 20ème anniversaire de Mar Del Plata et la Journée Mondiale de l'Eau.

Je formule le voeu que vous serez nombreux à y participer.


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Mr. Riyad H. El KHOUDARY
Head of the Palestinian Delegation
President, Al AZAR University
PALESTINIAN AUTHORITY

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Mr. President,

Your Excellencies, the Ministers,

The Heads of Delegations,

Ladies & Gentlemen,

First of all, I would like to express our sincere thanks to the EU Presidency and to the French Government and to the City of Marseilles for facilitating and hosting this important meeting of the people of the Mediterranean Region. Also I want to extend our sincere thanks to the government of Egypt for hosting the Cairo preparatory meeting.

I have the pleasure to convey to you the greetings of our president Mr. Yaser Arafat, who asked me to emphasize upon the following to you :

  1. Once again we want to reaffirm our strong commitment to the peace process and to the peace agreements which we have signed with our partners, the Israelis, under the International Auspices.
  1. Here from Marseilles and in front of all participants of the Barcelona Convention we ask our partners, the Israelis, not to continue asking for renegotiating what has been already negotiated, agreed upon and signed. We ask them to proceed in the implementation of the peace of the braves.
  1. The delay in the implementation of the peace agreements has, as all of you noticed, caused a severe damage for the peace itself and for the stability in the Region. Also, it has caused harsh impact on our economy.
  1. The Israeli-Palestinian joint Water Committee which has been mainly established as a part of Oslo II agreement to approve and monitor all water and waste water related projects has not convened since early March of this year. This has caused a tremendous delay in the implementation of numerous water projects in the West Bank and Gaza.

The delay in the implementation of these projects, which have full funding available, will undoubtely have adverse impacts on the environment, not only locally ''in the Palestinian Territory'', but it will extend to affect the whole surrounding regions.

Mr. President,

We congratulate you for this successful Euro-Mediterranean Water Conference which will have a real impact on the future Generations of the Mediterranean Basin.

Thank you.


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M. Pedro SERRA
Chef de la Délégation Portugaise
Président de l'Institut National de l'Eau
PORTUGAL

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Mesdames et Messieurs,

Je dois commencer par remercier le Gouvernement Français pour cette initiative si opportune.

Référence a déjà été faite aux spécificités de la région méditerranéenne:

- l'irrégularité saisonnière et interannuelle des pluies;

- sa morphologie si typique;

- les sécheresses qu'elle subi de temps en temps;

- l'utilisation intensive de l'eau dans l'agriculture et le tourisme qui y est faite.

Bien que le Portugal soit périphérique à la Méditerranée, c'est la situation chez nous aussi, et nous partageons donc vos préoccupations et voulons mettre en commun notre expérience et la vôtre.

Tout cela fait que l'eau est déjà, en plusieurs endroits, le facteur limitant du développement. Il en résulte le besoin de concertation sur la gestion des ressources en eau sur la base des bassins hydrographiques, même au-delà des frontières, le besoin de gestion de la demande et des économies d'eau, le besoin et l'importance de l'échange d'informations, de formation aux métiers de l'eau etc..., toutes ces questions que nous avons traitées pendant cette conférence que nous avons bien appréciée.

Mais il est aussi vrai que nous avons pareillement, dans le bassin de la Méditerranée, des régions où les ressources hydrauliques sont plus abondantes, je dirais même, très abondantes. Il est tentant donc de faire appel aux solutions d'ingénierie pour corriger la nature, afin de contrecarrer cette irrégulière distribution temporelle et spatiale de l'eau, en bâtissant de grands barrages et de grosses conduites, pour la régularisation des ressources et pour leur transfert à grande distance, ce que nous appelons rendre l'eau disponible quand elle est nécessaire et là où est la demande.

Toutefois, cette préoccupation avec l'approvisionnement en eau pour satisfaire les besoins de notre génération, si légitime soit elle, ne doit pas nous faire oublier qu'il nous faut aussi prévoir les besoins des générations futures. L'eau dans le bassin méditerranéen, comme ailleurs, a une valeur environnementale unique et qui ne peut pas être sous estimée. Il faut donc qu'il y ait des limites aux utilisations des ressources, soit au point de vue de la dégradation de la qualité qui est le corollaire de certaines utilisations, soit au point de vue de la quantité et des modifications de son régime hydraulique qui résultent de la consommation et des transferts d'eau et de leur régularisation. La responsabilité pour la protection des ressources doit être partagée par toutes les parties sur le bassin versant, de telle façon que tous puissent en profiter de façon équitable et raisonnable, aussi bien que durable.



Quand on parle d'économie d'eau, de gestion rationnelle, de solutions non conventionnelles à la pénurie d'eau, on doit parler aussi de mise à jour du cadre juridique, de renforcement des institutions qui s'en occupent et de nouveaux instruments d'intervention, ainsi que de mobilisation d'importantes ressources financières pour le secteur.

S'il est vrai que l'eau a une valeur sociale et environnementale, force est de reconnaître qu'elle a aussi une valeur économique. Associer une redevance à toute utilisation de l'eau, et un prix à toute consommation d'eau est peut être dans la région, l'outil le plus puissant dont nous disposons pour contrecarrer le gaspillage et lutter contre la dégradation des ressources en eau. Chez nous, nous faisons un effort pour que cette tarification prenne en considération, entre autres facteurs, les coûts de mobilisation (il faut qu'il y ait internalisation des coûts) mais aussi le type d'usage et la situation des usagers, c'est à dire, les aspects sociaux et environnementaux, ce qui appelle à l'internalisation des bénéfices de tout type, comme par exemple la protection de la bio-diversité qui est caractéristique de l'agriculture méditerranéenne, la fixation des populations rurales, etc ...

La diversité de situations, au point de vue des usagers et des coûts de mobilisation, des bénéfices et des coûts à internaliser et des contraintes environnementales à respecter, militent toutes contre la péréquation de l'eau et il faut, au contraire, chercher la vérité des prix, pas au sens strict du prix de production mais en prenant en considération tous les facteurs auxquels nous avons fait référence auparavant.

Pour les besoins de l'efficience générale de nos économies il nous faut faire un effort pour introduire ces facteurs sur le calcul des tarifs de l'eau; pour qu'ils traduisent, soit les coûts de production, soit les coûts et les bénéfices des politiques sociales et de développement économique durable que nous poursuivons. Cette condition, nous le croyons, sera impérative à court terme pour toutes les parties dans la régions si l'on veut faire appel aux ressources financières du secteur privé pour la résolution des problèmes immenses, qui se posent au secteur de l'eau. Cela devra se faire non seulement parce que les autres sources financières sont insuffisantes pour faire face aux besoins, mais aussi parce que nous estimons qu'un secteur privé dynamique, dans le marché de l'eau comme sur d'autres marchés, sera, si l'on prend en attention les problèmes de régulation qui se posent sur ces monopoles naturels, un facteur d'amélioration du service à l'avantage des utilisateurs.

Pour que les recommandations de cette conférence soient efficaces et respectées par toutes les parties participantes, il faut bien que nous, citoyens, soyons informés de nos raisons et de nos préoccupations. Dans le passé il y avait un lien profond entre l'homme et la nature. En milieu rural il en est encore ainsi mais les citadins, et ils sont de plus en plus nombreux, se voient plutôt comme consommateurs qu'utilisateurs d'eau. Il faut donc que les grandes lignes de politique de gestion de l'eau que nous venons d'approuver leur soient expliquées, ce à quoi nous nous engagerons dès demain.

Oeuvrons pour faire de la coopération sur la gestion de l'eau dans la région méditerranéenne un facteur de solidarité entre toutes les parties qui y participent.

Merci de votre attention.

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Mr. Mats KARLSSON
State Secretary for International Cooperation
Ministry of Foreign Affairs
SWEDEN

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Madam CHAIPERSON,

Ministers ans Colleagues from around the Euro-Mediterranean Area,

This Conference represents a double confluence.

First, a geographic confluence : between the EU - all the EU countries - and the Mediterranean countries. This is the unique Barcelona Process, encompassing one tenth of the world's population, so important to the genesis of human culture and religion, so important to our common global future.

Second, a confluence of concerns for human development: bringing together the concerns for a limited environmental resource, and the economic, social and public policy concerns of our societies that are inherent in the concept of sustainability

It is crucial that this Conference succeeds. And I thank the French Government for its leadership in bringing about and hosting this Conference. I thank the Egyptian Government for hosting the preparations. And I of course also thank Ireland for another example of good international co-operation during its excellent presidency.

It is crucial that we succeed.

Water is crucial if we are to achieve a social and sustainable market economy. Water has economic value, but it is public policy - global, national and local public policy - that is crucial if the rights and expectations of the poor and less privileged in our societies are going to be met.

It is crucial also to show that multilateral co-operation can make progress, when multilateral co-operation today is faltering in so many dimensions.

In two days, we will be celebrating the first anniversary of the Barcelona Declaration.What better way to do that than to deal with a concrete and crucial issue such as water. The measure of success of the Barcelona Process, will be the measure of success of what comes from our actions today.

The great strength of Barcelona Process is its comprehensiveness, all its three chapters. Sweden for its part, has expressed its priorities,

We now move forward on this issue that concerns all the Barcelona chapters, as reflected in the Declaration. Let me say that Sweden wholeheartedly supports it.

There are three particular reasons for the Swedish interest in the Euro-Mediterranean co-operation. And they go beyond the obvious one of EU solidarity - our duties as new members of the Union - and the, too many, less obvious fact that as much as five percent of Sweden's population actually originate in the Mediterranean area. The three reasons are:

In the global perspective, Sweden supports the work within the United Nations, on a Global Convention on Transboundary Waters.

We further believe that there is a need for Common Water Management Principles.

Sweden has initiated a Comprehensive Freshwater Assessment to form a basis of the formulation of these Principles. We hope that this matter will make Progress at the Special Session of the United Nations General Assembly in June next year.

May I also mention the Global Water Partnership, an example of innovative multilateralism, launched in Stockholm in August this year. Under World Bank and UNDP leadership countries, inter-governmental and non-governmental organisations, as well as academic and research institutions are coming together to help co-ordinate their approaches to the sustainable use of water. The secretariat of the Global Water Partnership is located at the Swedish aid agency, SIDA.

The second reason for Swedish involvement is based on the complementarity in many respects between co-operation regarding the Mediterranean and the Baltic Seas. Both are inland seas with sensitive eco-systems. Both are surrounded by countries with different economic situations and hence different qualifications for imbalances to be corrected. An exchange of experience can therefore be mutually highly beneficial. We have a particularly positive experience from the practical work within the Helsinki Commission and its secretariat on galvanising co-operation to restore the environment of the Baltic Sea region.

The third reason is our support to the Middle East Peace Process, and in particular its multilateral group on Water Resources and Environment. We appreciate the work carried out in this group, and we hope that the political situation soon will make it possible for the group to reconvene. The present situation is not making it easy for Palestinians to achieve socio-economically sustainable supply and use of water

The declaration which we are to adopt today provides a very good start for co-operation across the Mediterranean. In order to achieve what we solemnly declare, we need to get well organised. It is imperative that we work, not just individually, but also jointly.

Our experience from the Baltic Sea co-operation is that if countries from the beginning get organised into working groups, progress on strategy is more likely to be achieved.

This mode of co-operation is, in our experience, effective since it is a way to build joint knowledge, and to facilitate a joint perspective on what needs to be done. We also have a good experience in bringing in the international financial institution and the European Union in financing the needed investments.

Let me also mention a particular modality which have proven successful: the twinning of local communities. A great number of local communities on both sides of the water has found each other.

That has meant a lot for democracy and the feeling of community between both sides of the water. And the medium has in fact often been the common interest in water and sewage. Local water officials have in fact been particularly active. The sustainable use of water will never be achieved unless local communities take full responsibility. So this is important.

Thus a concrete Action Plan is needed, as well as effective follow-up measures and transparency between the participating countries. In other words, we need a " holistic " approach.

To finish, a last word on what Sweden is ready to contribute, beyond political and normative support. Sweden extends assistance to the countries around the Mediterranean. This has mainly been in form of sewage and water purification .

Whatever experience and knowledge that Sweden has in field of water supply, management and sewage, new technologies and training, we are willing to share.

I hope that countries will give adequate priority to this issue in their co-operation with the European Union's MEDA programme.

Water is not only an environmental but a developmental issue as well.

Thank you for your attention.



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M. Abdul Rahman MADANI
Ministre de l'Irrigation
SYRIE

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Madame la Présidente,

Monsieur le Président de l'Union Européenne,

Messieurs les Ministres,

Messieurs les Chefs des Délégations

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais tout d'abord, adresser mes remerciements à la France, le pays hôte, à son peuple et à Monsieur Jacques Chirac, l'homme aux décisions politiques courageuses, et à qui revient l'initiative de nous réunir ici aujourd'hui. Mes remerciements vont aussi à Monsieur le Maire de Marseille qui nous reçoit dans sa belle ville ancienne, et au chaleureux accueil et généreuse hospitalité.

L'objectif de cette conférence, étant de réaliser une forme de coopération, dans un domaine vital pour nos peuples, celui de la gestion de l'eau, et ce dans le cadre de la déclaration de Barcelone qui vise à faire de la Méditerranée, une région de paix. A cet égard je dois mentionner que la Syrie est un pays qui aime la paix et oeuvre pour la réalisation. Elle en a fait un choix stratégique, qui implique l'Institution d'une paix juste et globale dans le Monyen Orient, fondée sur les références de la Conférence de Madrid de 1991, et le principe du territoire contre la paix.

La réalisation de la paix constitue la base et le point de départ, pour faire de la Méditerranée, une région de paix, de tranquillité et de prospérité, pour tous les peuples. Cette optique est précisément celle du président Hafez El Assad qui dit:

" Nous voulons que la Méditerranée soit une Mer de paix et d'Amitié, survolée par les mouettes et non par les bombardiers, et traversée par les navires établissant les liens entre les peuples et non par les moyens de tuerie et de destruction ".

L'eau est l'élément essentiel de la vie des peuples. Dans cette région cette forme de coopération entre les États de la déclaration de Barcelone, dans la gestion de l'eau et ses utilisations, constitue sans doute un élément important et l'un des objectifs de cette déclaration. IL est à rappeler cependant, que pour assurer un développement soutenu sur le plan économique et social, il faut prendre en considération les besoins et les spécificités de chaque État. L'échange d'informations, la formation et l'entraînement des cadres, et le transfert de technologie, doivent aussi servir cet objectif.

Je doit mentionner à ce sujet que la Syrie a réalisé un progrès dans le domaine de l'utilisation des eaux, dans l'agriculture, l'industrie, l'eau potable et la protection de l'eau contre la pollution. Elle mettra tout en mesure pour tirer le maximum de profits des recommandations de notre conférence, sa mise en oeuvre autant que possible.


Il est enfin nécessaire de préciser que la coopération, dans le domaine de la gestion de l'Eau doit être fondée sur les principes de la Charte des Nations Unies, sur ceux de la Déclaration de Barcelone, et notamment sur les principes d'inadmissibilité de l'Acquisition du territoire par la guerre, ainsi que de ses ressources en eau, et le respect de l'intégrité territoriale des États.

Il n'est pas acceptable qu'Israël continue son occupation du Golan et dispose de ses ressources en eau, en violation de la Légitimité Internationale, de ses Résolutions Pertinentes et de la Déclaration de Barcelone. Israël doit donc se retirer complètement du Golan, jusqu'à la Ligne du 4 Juin 1967.

Il est par ailleurs indispensable d'affirmer le devoir des pays voisins, qui partagent des eaux internationales, de baser leur coopération sur le Respect et l'Application des règles de Droit International, relatives au partage raisonnable et équitable de ces Eaux, afin que celles-ci soient des ponts de coopération et un moyen de renforcement des relations de bon voisinage entre États.

Je vous remercie.


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Mr. Jan HOOGLAND Ministry of Transport, Public Works and Water Management
THE NETHERLANDS

Madam Chairman, Excellencies, Ladies & Gentlemen,

It is an honour for me to have the opportunity to address you at this Euro-Mediterranean Conference on Local Water Management.

I present this statement on behalf of the Netherlands' minister for Transport, Public Works and Water Management, Mrs. Annemarie Jorritsma.

Unfortunately she is not able to attend this conference due to the fact that this morning she had to deliver a welcome speech at the opening of the meeting of the Independent World Commission on the Oceans. This Commission, which was established end 1995 and is chaired by dr. Mário Soares former president of Portugal, is meeting this week in Rotterdam at the invitation of the Netherlands government.

The management of the oceans seems