La formation initiale et continue des professionnels de l'eau |
Les experts présents à la réunion préparatoire
du CAIRE les 21 et 22 Octobre 1996 et à la Conférence Euro-Méditerranéenne
sur la Gestion Locale de l'Eau de Marseille le 25 Novembre 1996 ont, en particulier,
insisté sur la nécessité de renforcer les capacités
de formation des professionnels de l'eau et de développer l'échange
d'information institutionnelle, économique et technique afin de permettre
une organisation plus efficace des usages et des services ainsi que l'exploitation
et la maintenance optimale des installations et réseaux d'eau municipale,
industrielle et agricole.
Il s'agit aussi de développer les économies d'eau et la lutte
contre le gaspillage, l'épuration des eaux usées et leur recyclage.
La compétence des hommes est en effet indispensable pour concevoir
et utiliser au mieux les investissements importants à prévoir
dans ce secteur.
La formation initiale et continue n'a pas atteint encore un niveau suffisant,
quantitatif et qualitatif, pour répondre à des besoins, qui
ont été trop souvent relégués à un rang secondaire
de préoccupations encore trop tournées vers la réalisation
prioritaire d'équipements, sans un soucis suffisant de leurs conditions
ultérieures de gestion économiques, d'exploitation et de maintenance.
I - SYNTHESE DES TRAVAUX
I.1. LES BESOINS DE FORMATION A SATISFAIRE
Il faut prendre en compte à la fois les besoins :
- en formation initiale diplomante, pour fournir au secteur les
jeunes professionnels compétents dont il a grand besoin,
- en formation permanente et continue des personnels en place,
afin de permettre une réelle qualification professionnelle, qui reste
en générale insuffisante - voire inexistante - et faciliter les
évolutions de leur carrière, indispensable à la motivation
des agents - il faut donc :
. recycler les agents en place et les familiariser avec les modes de
gestion économique moderne, les nouvelles technologies, les relations
avec les usagers,
. leur permettre une progression dans leur carrière indispensable
à leur motivation, qui, au moins autant que la compétence, est
le gage de leur efficacité.
Les enjeux, en termes d'efficacité des services et pour l'économie,
sont majeurs si l'on se rappelle que dans le secteur de l'eau :
- sur la durée de vie des ouvrages, les frais d'exploitation et
de maintenance (y compris la dotation aux amortissements) représentant
de l'ordre 3 fois le coût de la construction,
- les salaires correspondent à la moitié des charges globales
de fonctionnement des services.
En effectif, les besoins en personnel des services des eaux municipales,
industrielles et agricoles sont considérables, dans la perspective de
500 millions d'habitants en 2025 à l'échelle de l'ensemble du
bassin de la Méditerranée.
A titre d'exemples, on retient généralement les ratios suivants
:
- ingénieurs et cadres 5 %
- techniciens supérieurs-superviseurs 15 %
- opérateurs 80 %
On estime que l'effectif global nécessaire est en moyenne de :
. 0,45 à 0,75 agents par 1 000 habitants desservis pour chacun des services urbains de l'eau potable et aussi de l'assainissement,
. 5,2 à 7,8 agents par millions de m3 distribués dans les
différents secteurs.
C'est donc plusieurs centaines de milliers d'agents, de tous niveaux, qui
doivent être mis au service de la gestion de l'eau dans le bassin méditerranéen
et dont il faut assurer l'efficacité du travail par un effort considérable
de formation professionnelle initiale et continue.
Il faut répondre aux besoins dans différents domaines :
- de la conception et de l'étude des investissements,
de la programmation et du suivi des travaux et réalisation,
- de l'exploitation et de la maintenance des ouvrages de production,
des réseaux, des installations de traitement,
- de l'administration et de l'organisation des services, de la
gestion industrielle et commerciale, de la comptabilité, de la direction
des ressources humaines, des relations avec les usagers et abonnés.
Que ce soit pour l'adduction d'eau potable, la collecte et le traitement des
eaux usées et pluviales des agglomérations, notamment les très
grandes métropoles, pour l'irrigation agricole qui reste le principal
poste de consommation de la ressource en eau du bassin, et de plus en plus pour
satisfaire à la fourniture d'eau industrielle et au traitement des effluents
toxiques, si l'on peut considérer que de gros progrès ont été
accomplis pour faire face aux besoins liés à la réalisation
des investissements, par contre deux des principaux " chaînons manquant"
dans les compétences sont :
1 - Le niveau "ingénieurs-techniciens supérieurs"
d'exploitation et de maintenance (superviseurs), capables de faire réellement
fonctionner les usines de traitement et les réseaux de distribution ou
collecte et de diriger les équipes d'opérateurs, pour :
* atteindre les performances nominales attendues des équipements,
* éviter la dégradation trop rapide des matériels,
faute d'une réelle maintenance professionnelle, et des surcoûts
très lourds de réhabilitation répétée.
2 - Le niveau "cadres et employés de management"
qui doit permettre d'atteindre une gestion équilibrée des
services, d'organiser les ressources humaines, de satisfaire les besoins des
usagers sur la base de tarification appropriée.
Il faut, en outre, développer une expertise régionale de
haut niveau pour répondre à des besoins spécifiques du
bassin méditerranéen telles que l'hydrométéorologie,
la réutilisation des eaux usées épurées, la recharge
de nappes, l'utilisation de technologies non conventionnelles ou adaptées
aux contextes locaux du bassin ainsi que la prévention des pathologies
d'origines hydriques.
I.2. UNE SOLUTION REGIONALE
Si les solutions de formation expatriée d'ingénieurs dans les
pays les plus développés restent utiles, au moins pour certaines
spécialités, c'est sur place dans les pays eux-mêmes
qu'il faut créer ou renforcer les capacités locales de formation
pour pouvoir faire face aux besoins, notamment en termes quantitatifs, de façon
appropriée et adaptée à la diversité des situations,
ainsi que dans la langue des agents concernés.
Or, les établissements existants, dont certains ont atteint un très
bon niveau, ne satisfont cependant pas encore à la totalité des
besoins, par manque de moyens pour accueillir des effectifs suffisants, par
absence de compétences dans certains domaines techniques et économiques,
ou parce que les appareils de formation ne s'adressent pas encore de façon
appropriée à toutes les catégories de personnels complémentaires
indispensables à la bonne marche des services des eaux.
Or les efforts pour renforcer les capacités locales de formation et
créer des capacités nouvelles restent en général
encore trop ponctuels et dispersés.
En outre, les besoins en ce domaine des pays sont assez semblables et peuvent
justifier d'une approche commune.
C'est donc la mise en oeuvre d'un véritable "programme régional
de formation à la gestion des ressources en eau en Méditerranée"
qu'il faut envisager :
. pour optimiser les moyens à réunir,
. pour répondre de façon cohérente aux besoins communs des pays,
et, à un niveau de compétence suffisant,
. pour permettre un échange d'expériences entre les pays
du bassin visant à développer une capacité
d'expertise pédagogique méditerranéenne adaptée
à la spécificité des problèmes du bassin.
I.3. L'INFORMATION DES RESPONSABLES ET DES USAGERS
La gestion de l'eau n'est plus aujourd'hui seulement l'affaire des professionnels
du secteur, mais aussi, et de plus en plus :
des membres des Parlements nationaux, amenés à voter les lois
nécessaires et les budgets, ainsi qu'à évaluer l'efficacité
des politiques suivies,
des élus locaux, notamment ceux des municipalités, qui sont
amenés, de plus en plus fréquemment, dans beaucoup de pays, à
organiser les services publics de l'eau potable et de l'assainissement, dans
le cadre de compétences décentralisées,
des représentants des usagers de l'eau, notamment les dirigeants des
organisations professionnelles (agriculteurs, industriels ...) ou des O.N.G.
appelés à participer à diverses procédures telles
que l'élaboration de schémas directeurs, la fixation de redevances,
en particulier au sein de conseils consultatifs ou de comités de bassin ...,
de la population, en général, et des utilisateurs de l'eau,
qui doivent être sensibilisés à la lutte contre le gaspillage,
à la valeur économique de l'eau, à la prévention
des maladies hydriques et des pollutions.
Des programmes spécifiques permettant une information facilement
compréhensible, adaptée aux publics ciblés, sur des supports
clairs de large diffusion et d'accès facile, doivent être élaborés
à leur intention. Ceci suppose la formation de personnels spécialisés
dans les techniques de communication correspondantes et des moyens financiers
suffisants pour assurer l'élaboration, l'édition et la diffusion
des supports d'information nécessaires.
II - RECOMMANDATIONS
La présentation des exposés des experts et la discussion sur
le fond a permis de faire ressortir les propositions de recommandations suivantes
:
2. La création ou le développement des capacités de
formation professionnelle initiale et continue, adaptées aux besoins
à satisfaire, est une nécessité qui doit répondre
à des objectifs en effectifs à former suffisants.
3. Ces formations devraient être adaptées à tous les
niveaux hiérarchiques et concerner tous les métiers de l'eau.
Elles devraient notamment être fondées sur une approche pratique
de l'enseignement tourné vers l'apprentissage au poste de travail et
autant que possible sur site. La formation et la certification devraient être
des éléments de motivation et de promotion des personnels.
4. Des plans de formation, à moyen et long terme, devraient être
élaborés par les organismes et institutions travaillant dans
le domaine de l'eau, afin de leur permettre de définir les besoins et
les priorités et de programmer les formations, de façon adaptée
à l'importance des enjeux.
5. La formation a un coût important sur lequel il convient d'insister.
Il est suggéré qu'une composante de formations correspondant à un pourcentage suffisant des investissements, soit incluse dès la conception dans les projets d'infrastructures, afin d'assurer la formation des personnels nécessaires à leur exploitation et à leur administration par des services gestionnaires.
Il parait souhaitable que les opérateurs du secteur de l'eau réserve
sur leur budget des moyens suffisants de formation appropriée de leur
personnel.
Un budget minimum d'au moins 1 % de la masse salariale, ou si possible plus,
serait recommandé.
6. Il est proposé de favoriser les coopérations entre les
centres d'excellence dans les différentes spécialités
utiles, afin d'assurer la formation des cadres de haut niveau nécessaires.
Les liens entre la recherche et la formation sont à resserrer, pour permettre
de véritables transferts de technologies.
Il faudrait envisager le lancement d'un " Programme Régional Pluriannuel de Formation " destiné aux besoins des partenaires méditerranéens, associant les organismes spécialisés euro-méditerranéens de formation existants, pour développer en commun l'échange de documentation, la formation de leurs formateurs, l'innovation pédagogique, la production de matériels pédagogiques appropriés et multimédia adaptés au contexte régional.
Ce programme devrait très utilement conduire à la création d'un réseau partenariat de ressources pédagogiques entre ces établissements de formation.
L'élaboration d'un catalogue euro-méditerranéen des
formations continues des cadres et techniciens de l'eau est également
recommandée
8. La création d'un système euro-méditerranéen
de documentation sur l'eau visant à la mise en commun de la littérature
institutionnelle, économique et technique, entre les "centres
documentaires relais specialisés", qui en assureraient à
la fois la mobilisation et la dissémination, est une nécessité
que permet aujourd'hui, notamment, l'arrivée des nouvelles technologies
de communication multimédia.
La coopération entre ces centres sur l'utilisation des nouvelles techniques
de communication et de traitement de l'information est à soutenir.
9. Des programmes d'actions devraient être spécifiquement organisés
pour faciliter l'accès à l'information utile, sous des
formes appropriées, des élus locaux, des responsables
socio-professionnels ou des dirigeants du monde associatif.
10. Des programmes d'éducation devrait être également
organisés pour sensibiliser la population aux notions de base
d'économie et de bonne gestion des ressources en eau.
III - PROPOSITIONS D'ACTIONS
1. PROPOSITION POUR UN PROGRAMME REGIONAL PLURIANNUEL DE FORMATION
Il s'agit dans un premier temps d'étudier la faisabilité
d'un programme régional de formation :
- en procédant à l'inventaire des centres de formation
existant dans le bassin de la Méditerranée, à l'identification
de leurs programmes, et de l'adéquation de ceux-ci avec les besoins de
chaque pays,
- en mettant en évidence les points forts et les points faibles
et les besoins d'appui commun à plusieurs d'entre eux de façon
à proposer les actions prioritaires à conduire,
- en recherchant les moyens d'une mise en relation permanente des
centres de formation méditerranéens de façon à créer
une "fécondation croisée" et de faciliter l'émergence
d'une expertise pédagogique régionale, s'appuyant sur la variété
et l'adaptation des expériences de chacun,
- en proposant les projets à mettre en oeuvre collectivement
à l'échelle de l'ensemble du bassin, ou de ses sous-secteurs,
notamment dans les domaines :
. de l'échange d'information et de documentation,
. de la formation de formateurs,
. de l'innovation pédagogique pour proposer de nouveaux modules d'enseignement reposant sur des études locales de cas,
. de l'aide à la production de matériels pédagogiques
communs adaptés aux nouveaux besoins régionaux, tels que notamment
ils ont été mis en évidence par la Conférence Euro
Méditerranéenne sur la Gestion de l'Eau.
Les priorités pourraient porter notamment sur les thèmes de
:
- l'organisation institutionnelle
- la qualité de l'eau,
- la gestion industrielle et commerciale des services de l'eau potable et
de l'irrigation,
- les économies d'eau,
- l'assainissement, l'épuration et le recyclage ou la réutilisation des eaux usées urbaines et industrielles épurées,
- l'optimisation des usages et la gestion globale de la ressource.
Il serait souhaitable qu'une telle étude soit réalisée,
en collaboration entre les organismes intéressés, de façon
à aboutir à des conclusions au printemps 1997.
Cette étude pourrait notamment déboucher sur l'élaboration
d'un " Programme Régional Pluriannuel de Formation"
qui pourrait viser à mettre à la disposition des organismes partenaires
spécialisés :
- une documentation importante,
- des matériels pédagogiques,
- des capacités de formation des formateurs,
- des équipements lourds d'enseignement technique professionnel
permettant de mettre les stagiaires en situation professionnelle réelle pour certains types d'enseignement,
- des moyens de production multimédia, d'enseignement à distance,
de liaisons télématiques notamment via Internet.
Ce programme devrait très utilement conduire à la création
d'un réseau partenarial de ressources pédagogiques qui pourrait
n'être qu'une structure légère de coordination ouverte à
tous les centres de formation sur l'eau spécialisés existants
ou en création ou intervenant dans le bassin de la Méditerranée
et souhaitant développer entre eux des actions communes conjuguant leurs
compétences.
D'ores et déjà, à titre d'exemples, des collaborations
existent entre le CEDEX (Espagne), Hydrocontrol (Italie), Office International
de l'Eau (France), Water Training International (Grande-Bretagne), Delft Hydraulic
(Hollande), ou Fresh Water Center de Copenhague, par exemple, au sein de l'Union
Européenne, l'Institut de Perfectionnement de l'Equipement (Algérie),
l'Office National de l'Eau Potable (Maroc), la DSI (Turquie) etc ...
La Deutsche Gesellschaft Für Technische Zusammenarbeit (GTZ) organise
également des formations particulières avec la plupart des pays
du Bassin.
Un système de coopération de même nature existe déjà
au sein de l'Institut Agronomique Méditerranéen qui cordonne plusieurs
établissements spécialisés du Bassin et propose des formations
internationales en irrigation.
Des projets de centres sont à l'étude au Liban ou en Tunisie
et dans d'autres pays, qui pourraient rapidement intégrer le groupement.
L'Autorité Palestinienne de l'Eau souhaite également un appui
pour créer un centre de formation professionnelle.
Le réseau International des Organismes de Bassin (RIOB) a prévu
également l'ouverture d'un cours international franco-espagnol au 1er
semestre 1997 ouvert à tous les membres intéressés.
Les activités communes de ce réseau seraient précisées,
chaque année lors d'une réunion d'un Comité directeur,
réunissant avec les bailleurs de fonds intéressés, les
établissements de formation spécialisés adhérant
au Programme, afin de décider de leurs projets annuels :
- de stages sur des sujets spécialisés et de cours internationaux
reposant notamment sur les technologies d'enseignement à distance,
- de cours de formation de formateurs,
- de l'élaboration de matériels pédagogiques tels que
:
. cahiers techniques,
. synthèses de l'état de l'art sur les thèmes prioritaires,
. édition de kits pédagogiques,
. production de CD-ROM, produits multimédias, ...
- de l'équipement collectif de certains de ses membres spécialisés
en matériels lourds d'enseignement technique (pilote de station de traitement,
réseaux-écoles...) ouverts à tous les autres utilisateurs.
Ce Programme valorisera prioritairement les possibilités existantes
qu'offrent déjà ou pourraient offrir prochainement les établissements
associés en son sein.
La publication annuelle d'un "catalogue régional" des
formations continues, pour les cadres et techniciens des différents
secteurs concernés par la gestion de l'eau, et sa diffusion sur Internet,
serait également très souhaitable.
2. LA CREATION D'UN SYSTEME EURO-MEDITERRANEEN
DE DOCUMENTATION DANS LE DOMAINE DE L'EAU
La mise en commun des documents disponibles est également un facteur
efficace de diffusion du progrès et de renforcement des compétences
des professionnels des secteurs publics et privés impliqués dans
la gestion de l'eau dans le cadre du partenariat Euro-Méditerranéen.
Cette information n'existe aujourd'hui que sous des formes dispersées,
hétérogènes et peu accessibles, et il importe d'en faciliter
la mobilisation, l'harmonisation et la diffusion la plus large à tous
les acteurs intéressés.
La création d'un système euro-méditerranéen
de documentation dans le domaine de l'eau est une nécessité que
chacun appelle de ses voeux.
L'apparition de nouvelles technologies de traitement de l'information sous
ses différentes formes et de large diffusion par les moyens télématiques
modernes, permet désormais d'envisager une réalisation rapide
d'un tel système, s'il en était décidé ainsi et
que des moyens suffisants, mais raisonnables, lui étaient consacrés.
Le projet devrait comporter deux volets complémentaires portant respectivement
sur :
Des informations factuelles de références
De la documentation institutionnelle, économique et technique
Il est évidemment indispensable de mettre en commun les publications,
actes de conférences ou colloques, rapports d'études, thèses,
etc ... concernant les différents secteurs de la gestion de l'eau, au
moins au niveau de l'accès à leurs références.
Un fichier validé des experts, conférenciers, formateurs ou
chercheurs, dans tous les domaines utiles, serait notamment intéressant
à constituer.
Il en serait de même pour les projets en cours.
Le système reposerait sur le ou les organismes spécialisés
existants dans chacun des 27 participants à la Conférence de Marseille
(centre de documentation sur l'eau) intervenant comme autant de "centres
documentaires relais spécialisés" et organisés
entre eux en réseau partenarial de coopération.
Dans sa phase de démarrage, son animation et la gestion expérimentale
des projets applicatifs prioritaires seraient assurés par le groupement
(consortium) des premiers organismes spécialisés volontaires pour
participer au projet.
Les organismes qui ne seraient pas immédiatement prêts à
adhérer au "système" pourraient évidemment le
faire dès qu'ils le décideraient, sous réserve d'adopter
les méthodologies communes retenues.
Le système doit être statutairement ouvert et permettra à
tous les opérateurs, selon des protocoles prédéfinis, de
mettre à disposition à travers lui les informations dont ils disposent
sur les thèmes retenus.
L'accès aux informations introduites à travers le système
d'échange devrait également être possible à toutes
les personnes intéressées aux questions relatives à la
gestion de l'eau en Méditerranée.
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