Ateliers Atelier 1
La gestion de l'eau pour une agriculture durable

Conclusions Techniques

1 - INTRODUCTION - SYNTHESE


Les pays méditerranéens ont une longue expérience de l'aménagement et de la gestion de l'eau car ils ont en commun l'expérience de sa rareté. La ressource en eau est devenue un des facteurs limitants du développement conduisant à une recherche constante d'une meilleure valorisation.

En climat méditerranéen, l'agriculture intensive doit être irriguée. La demande en eau pour l'irrigation continue de croître rapidement du fait des politiques volontaires conduites par les Etats pour développer le monde rural, freiner l'exode vers les grandes villes et pour assurer la sécurité alimentaire de leur pays, ou du fait des agriculteurs eux-mêmes pour accroître leur revenu et leur sécurité.

Dans la région méditerranéenne, les aspects quantitatifs de la gestion de l'eau restent essentiels. Ils doivent être abordés d'abord sous l'angle de la gestion de la demande en eau. L'accroissement nécessaire de la productivité agricole peut seulement être obtenue par une utilisation plus efficiente d'une ressource en eau souvent insuffisante. La gestion de la demande en eau est d'abord recherchée au niveau national par des schémas d'aménagement tenant compte de l'interaction avec l'évolution des marchés agricoles et l'ouverture sur l'économie mondiale. Au niveau des systèmes irrigués, des économies d'eau sont recherchées grâce à des techniques innovantes permettant la flexibilité dans la distribution et l'équité dans le partage de l'eau. L'exploitation agricole est le lieu à privilégier pour développer la meilleure valorisation de l'eau, dans un cadre économique en voie de libéralisation, par la diffusion des meilleures pratiques agricoles.

Face à une demande croissante, mieux contrôlée, les ressources en eau peuvent être développées grâce à une amélioration de la connaissance des ressources renouvelables. Elles doivent aussi être mieux gérées grâce aux techniques modernes de prévision et de régulation.

Le cadre institutionnel de la gestion de l'eau agricole repose souvent, dans nos pays méditerranéens, sur les initiatives historiques des autorités. La nécessaire durabilité socio-économique conduit maintenant à rechercher un équilibre entre l'initiative publique et l'implication des usagers qui assure à la fois la qualité du service rendu et la reconnaissance de la valeur économique de l'eau. Plusieurs types d'organismes, chargés de la gestion de l'eau agricole, sont mis en place pour en garantir l'équilibre financier avec une prise en charge progressive des coûts par les agriculteurs. Le rôle des autorités dans la gestion s'oriente vers la garantie de la transparence et de l'équité. Ces questions fondamentales pour l'avenir de l'agriculture irriguée sont largement abordées dans les recommandations détaillées de l'atelier.

La maîtrise des impacts environnementaux liés à la gestion de l'eau dans les zones drainées et irriguées doit être assurée par les autorités, les organismes gestionnaires et les usagers. Cela exige en particulier une amélioration de la connaissance de ces impacts, un échange d'expérience pour un contrôle effectif des impacts négatifs comme l'hydromorphie, la salinisation, les fuites de fertilisants ou de pesticides vers les nappes.

Compte tenu de la rareté de l'eau dans les pays méditerranéens, une attention toute particulière doit être apportée à la réutilisation des eaux de faible qualité. Les eaux usées traitées sont déjà utilisées en irrigation. Le développement de ces techniques nécessite une analyse précise des conditions de gestion pour garantir les populations contre les risques sanitaires et environnementaux. Dans certaines conditions, l'eau saumâtre de drainage peut être également réutilisée. Ce sont là des champs importants pour la recherche.

Les expériences très riches qui ressortent des communications présentées ont conduit l'atelier à formuler cinq recommandations synthétiques pour promouvoir une gestion de l'eau durable pour l'agriculture irriguée dans un cadre économique et institutionnel en évolution rapide. Forts de l'histoire de leurs agricultures irriguées, les pays méditerranéens peuvent inventer un modèle de gestion de l'eau original fondé à la fois sur une bonne valorisation de l'eau et sur un partage équitable pour assurer le développement des régions rurales.




2 - RECOMMANDATIONS


1 - Recommandations synthétiques

  1. L'augmentation nécessaire de la productivité de l'agriculture ne peut être durablement réalisée qu'avec un usage plus efficace de l'eau, ressource rare, fondé sur une gestion durable des ressources en eau et en terre limitant les impacts indésirables sur l'environnement.
  1. Les autorités doivent fonder le développement durable de l'agriculture sur la réalisation et la mise en oeuvre de schémas d'aménagement et de mesures légales et réglementaires appropriées. Il est recommandé d'avoir recours aux technologies modernes pour développer cette stratégie (système d'aide à la décision, système d'information géographique).
  1. Il y a un rapport direct entre la qualité du service, liée à une gestion efficace par les organismes gestionnaires et/ou les associations d'usagers, et le niveau de la redevance pour l'eau ou du prix du service. Le coût du service doit être progressivement couvert par les usagers.
  1. La protection de l'environnement dans les systèmes irrigués et drainés et un usage approprié des ressources non conventionnelles doivent être pris en compte par les gouvernements, les agences, les usagers. Ceci nécessite entre autre un suivi et un contrôle des impacts liés à la gestion de l'eau. Pour le développement de nouvelles ressources, il convient d'envisager notamment une réutilisation prudente des eaux usées et l'utilisation de basse qualité.
  1. L'ouverture au marché mondial et la libéralisation en agriculture ont des conséquences positives et négatives sur la gestion de l'eau qu'il faut analyser dans toute la région Méditerranéenne. Des programmes d'ajustement devraient être développés pour en garantir l'effet positif sur les investissements, le revenu des agriculteurs et le développement des ressources en eau.

2 - Recommandations détaillées

Préambule L'accroissement nécessaire de la productivité agricole peut seulement être obtenu grâce à une utilisation plus efficace de la maigre ressource en eau, prenant en considération la gestion durable des ressources en eau et des impacts acceptables sur l'environnement.

THEME 1: DEVELOPPEMENT AGRICOLE DURABLE

Chaque partie dans son processus de prise de décision relatif à la gestion de l'offre et de la demande devrait prendre en compte les facteurs sociaux et culturels caractéristiques des zones rurales et répondre aux besoins de sa population.

La production agricole par unité d'eau doit être augmentée.

L'allocation aux usagers au sein d'un même secteur et l'équilibre entre secteurs doivent être garantis par le gouvernement.

La gestion de l'eau agricole demande une forte implication des agriculteurs/usagers.

L'eau a une valeur socio-économique.

Le coût des services doit être progressivement recouvré auprès des usagers.

Recommandations

1.1 Gestion de la demande en eau

- schémas d'aménagement

* Pour planifier l'allocation de l'eau entre les secteurs, les autorités responsables doivent prendre en considération l'importance de l'irrigation au regard de la sécurité alimentaire, du développement rural, de l'économie, et de l'élimination de la pauvreté ;

* Les autorités devront fonder le développement durable de l'agriculture sur la réalisation et la mise en oeuvre de schémas d'aménagement et de mesures légales et réglementaires appropriées;

* les autorités responsables ont la charge d'informer la population sur la rareté de l'eau et la gestion de l'eau ;

* les autorités devront prévoir des mesures pour surmonter les problèmes dans les situations d'urgence, telles que sécheresses ou catastrophes;

* la technologie moderne propose des outils et des systèmes - par exemple, les Systèmes d'Aide à la Décision (DSS), la télédétection, les Systèmes d'Information Géographique (SIG), le contrôle et le suivi en temps réel - qui peuvent être des supports adaptés au développement de mesures pertinentes. Le recours à ces technologies modernes pour l'élaboration de schémas d'aménagement devrait être encouragé;

- au niveau du système d'irrigation

* des économies d'eau doivent être recherchées afin de promouvoir une utilisation plus efficace de l'eau;

* lors de l'élaboration de nouveaux schémas, ou pour la réhabilitation de schémas existants, il convient de reconnaître les savoirs locaux et de les prendre en compte. Il conviendra de promouvoir l'engagement des agriculteurs dans la gestion et la mise en oeuvre au niveau des systèmes ;

* une souplesse dans la fourniture de l'eau doit être prise en compte pour s'adapter à différentes conditions;

* dans le processus de réhabilitation des systèmes, l'accent doit être mis sur une utilisation plus efficace de l'eau;

* des règles claires doivent être établies pour le partage de l'eau entre les usagers lors des périodes de pénurie;

- au niveau de l'exploitation agricole

* la libéralisation du secteur agricole devrait se développer afin d'encourager un choix de cultures basé sur l'utilisation efficace de l'eau;

* des techniques améliorées doivent être appliquées dès que possible, en tenant compte de l'aptitude des agriculteurs et des organismes gestionnaires à mettre en oeuvre de telles pratiques; l'amélioration des compétences des agriculteurs et des organismes gestionnaires doit être mise en oeuvre simultanément;

* des mesures incitatives doivent être proposées en cohérence avec le préambule.

1.2 Gestion des ressources en eau.

- au niveau national et régional, la prévision des ressources disponibles devrait être réalisée, à court et moyen terme pour servir de base à la planification intégrée de la distribution d'eau;

- des améliorations technologiques en matière de régulation et d'automation devraient être mises en oeuvre dès qu'elles sont économiquement faisables et acceptables par les usagers;

- le développement de ressources non-conventionnelles, utilisation conjointe de différents types d'eaux - nouvelles réserves, transferts d'eau, réutilisation d'eau usée épurée, dessalement - méritera une attention accrue dans le futur proche.

1.3 Moyens nécessaires au niveau des systèmes

- les nouveaux systèmes doivent être conçus et les systèmes existants modernisés de façon à offrir un niveau de service adéquat ; les systèmes devraient être conçus pour encourager l'économie d'eau et éviter le gaspillage ;

- les décisions relatives à la mise en oeuvre et à l'organisation institutionnelle du fonctionnement et de la maintenance reposeront sur la définition d'un fonctionnement et d'une maintenance garantissant la pérennité d'un fonctionnement satisfaisant des systèmes;

1.4 Rôle des organismes gestionnaires et des agriculteurs

- des organismes gestionnaires adaptés, ou des associations d'usagers, devront être créés pour tous les projets;

- les relations entre organismes gestionnaires et agriculteurs devraient être formulées selon une approche contractuelle;

- le rôle régulateur du gouvernement devrait reposer sur la garantie d'équité;

- durant la phase de transfert de responsabilité, les capacités institutionnelles des organismes gestionnaires existants devraient être préservées et effectivement utilisées ;

- l'animation devrait jouer un rôle important, en relation avec les aspects sociaux du fonctionnement et de la maintenance des systèmes.

1.5 Valeur de l'eau - Estimation du coût et du prix à facturer

- valeur de l'eau

* la valeur de l'eau doit être évaluée sur une base socio-économique dans l'appréciation de la valeur des produits, la valeur de l'eau doit être incluse;

- évaluation du coût et du prix à facturer

* il y a une relation directe entre la qualité du service, incluant une gestion efficace par les organismes gestionnaires et/ou les associations d'usagers et le niveau du prix payé pour le service;

* le partage du coût entre le gouvernement et les usagers devrait avoir pour base de calcul les moyens nécessaires au fonctionnement du système et les modalités de création de la ressource financière correspondante;

* le coût du service devra progressivement être recouvré auprès des usagers;

* des systèmes de suivi appropriés et les bases de données correspondantes devraient être développés et mis en oeuvre de façon à prouver que la facturation des coûts est effectuée d'une manière acceptable pour toutes les parties prenantes.

THEME 2: IMPACTS SUR L'ENVIRONNEMENT

La protection de l'environnement liée à la gestion de l'eau dans les zones drainées et irriguées et l'utilisation adéquate de ressources en eau non-conventionnelles doivent être assurées par le gouvernement, les organismes gestionnaires et les usagers. Ceci exige, entre autres, un suivi effectif et un contrôle des impacts environnementaux de la gestion de l'eau. Pour le développement de ressources en eau non-conventionnelles, l'accent devrait être porté sur une réutilisation prudente des eaux usées et l'utilisation des eaux saumâtres.

Recommandations

2.1 Utilisation d'eau de faible qualité

- étant donné les nombreux développements récents en la matière, il est utile de faire une étude sur l'état des techniques.

- réutilisation prudente des eaux usées

* des données de référence sur les coûts d'investissement et de fonctionnement devraient servir de base au choix approprié entre les possibilités offertes par diverses solutions;

* les risques environnementaux et sanitaires doivent être analysés soigneusement avant que la version définitive des projets ne soit arrêtée et que la mise en oeuvre ne démarre;

* des campagnes soigneusement préparées seront nécessaires pour promouvoir l'acceptabilité des produits agricoles ;

* les aspects " gestion " des projets de réutilisation constituent un point crucial pour leur réussite. C'est pourquoi ces aspects doivent être suivis avec soin pour éviter que des effets négatifs ne se produisent du fait d'une gestion inadaptée;

- utilisation d'eau de faible qualité

* l'eau saumâtre de drainage peut effectivement être utilisée dans certaines conditions. Ceci crée un potentiel pour développer une ressource non-conventionnelle.


2.2 Suivi et contrôle des impacts de l'agriculture irriguée sur l'environnement

- l'hydromorphie et la salinisation ont causé et causent quantité de dommages à la production agricole. Des pratiques d'irrigation adaptées, parfois en association avec du drainage, doivent être recherchées pour prévenir autant que possible ces effets négatifs;

- les fertilisants et les pesticides sont de plus en plus employés pour accroître la production agricole par unité de surface. Quand les résidus de ces produits sont évacués ou percolés dans les eaux souterraines, ils peuvent avoir un effet très négatif sur l'environnement. C'est pourquoi des recommandations pour un usage de ces produits, acceptable en matière d'environnement doivent être formulées; au moment opportun des mesures telles que la création d'une capacité de veille ou l'introduction du principe " pollueur-payeur " peuvent être prises pour contrôler effectivement l'usage des engrais et des pesticides ;

- la durabilité physique doit être assurée;

- des techniques d'irrigation et de drainage doivent être prévues et développées dans le cadre d'une production agricole accrue mais leur impact sur l'environnement devra rester acceptable;

- des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement doivent être encouragées pour protéger l'environnement rural;

- l'atténuation de l'impact des activités techniques, afin de contrôler et limiter leurs effets sur l'environnement doit particulièrement être prise en compte lors de la phase d'élaboration des projets.

2.3 Impact de la pollution sur l'environnement

- afin d'avoir une vue d'ensemble claire sur les impacts possibles de la pollution sur l'environnement et pour disposer en temps opportun des supports nécessaires aux décisions, le développement de schémas directeurs à long terme est recommandé.




RECOMMANDATION SPECIFIQUE

L'ouverture au marché mondial et la libéralisation du secteur agricole auront des conséquences positives et négatives sur la gestion de l'eau qu'il faut étudier pour l'ensemble de la région méditerranéenne. L'accès aux marchés des produits à haute valorisation peut créer des problèmes de durabilité. Des défis techniques devront être relevés en matière de flexibilité des systèmes. Des programmes d'ajustement devraient être développés pour en garantir l'effet positif sur les investissements, le revenu des agriculteurs, le développement et l'allocation -+des ressources en eau.


3 - PROPOSITIONS D'ACTIONS


L'atelier n° 1 : " Gestion de l'eau pour une agriculture durable " a abordé beaucoup de thèmes techniques (notamment la réutilisation des eaux usées et saumâtres - voir recommandation A3) qui devrait donner lieu à des collaborations entre instituts de recherche.

Mais il a abordé aussi le thème essentiel des nécessaires transferts vers le marché. Ceci concerne à la fois la gestion de l'eau (identification et fonctions attribuées aux organismes gestionnaires de l'irrigation pour faire payer progressivement l'eau agricole par les usagers - voir recommandation A2) et les politiques agricoles avec leurs effets sur les aménagements existants, leur rentabilité, leur nécessaire adaptation (voir recommandation A4).

Action 1 - Plan d'Action Euro-Méditerranéen sur l'Eau

Un tel plan devrait être basé sur :

Dans la structure d'un tel plan :

Il est recommandé de confier la préparation du plan d'action plusieurs institutions qui sont actives dans le secteur de l'eau, ou à un groupe spécifique qui pourrait être constitué pour préparer le plan.

Action 2- Programme de soutien à l'amélioration de l'irrigation.

Un tel programme devrait être développé pour la région méditerranéenne selon une approche holistique.

Action 3 - Encourager la coopération institutionnelle entre organismes gestionnaires de l'irrigation

Si le partenariat euroméditerranéen est déjà assez bien développé entre instituts de recherche, il n'en est pas de même pour la coopération entre organismes gestionnaires. La raison essentielle est que ces organismes n'existent pas, sont mal identifiés, ou sont peu ou pas autonomes par rapport à leur administration de tutelle.

Il est indispensable d'encourager les autorités qui s'engagent sur la voie d'une bonne gestion de l'eau financièrement équilibrée et durable. Cela pourrait se faire de la façon suivante :

Pour qu'une telle coopération entre organismes gestionnaires de deux pays se développe, il serait nécessaire d'organiser un séminaire de lancement associant également les organismes de recherche plus familiers de ce type de partenariat et mieux à même de structurer la réflexion. Un tel séminaire devrait nécessairement être placé dans le cadre Euro-Med, tel que défini par les recommandations de la conférence, et coprésidé par un représentant de l'Union Européenne.

Action 4 - Analyse technico-économique de l'effet de la libéralisation

Il est proposé d'ouvrir une ligne de crédits d'études pour permettre à l'Union Européenne de cofinancer des analyses économiques qui répondent à la recommandation A4. Ces études économiques devront être réalisées à l'inverse de ce qui est habituellement pratiqué. Plutôt que d'étudier l'impact économique d'un aménagement d'irrigation sur le bénéfice agricole pour l'agriculture ou pour la collectivité, il s'agit d'étudier l'impact de la libéralisation des assolements couplée à une baisse de soutien des prix sur les aménagements existants. Les moyens à utiliser sont d'une part, des approches macro-économiques pour caractériser les scénarios d'évolution, d'autre part, des analyses micro-économiques pour simuler les stratégies des agriculteurs en avenir incertain.

Ces analyses économiques auraient deux " sorties " : éclairer l'évolution de la rentabilité des aménagements, définir les mesures d'accompagnement économique (pour garantir le revenu des agriculteurs), techniques (pour améliorer la flexibilité des réseaux et pour réorienter l'allocation de l'eau).

Action 5 - Développer les projets de recherches-développement

Il est indispensable de mobiliser les compétences scientifiques et l'expertise nécessaire pour la maîtrise des impacts environnementaux en zone irriguée et drainée. Un projet particulier devrait par exemple permettre de connaître les conditions de développement techniques et économiques des projets de réutilisation de faible qualité en irrigation. Ceci peut être conduit notamment par la mise en place de projets pilotes avec suivi précis de l'environnement physique et des conditions réelles de gestion de l'eau. Une incitation financière, sous forme de bonification d'intérêt, pourrait être envisagée pour les projets d'aménagement qui incluent une telle approche dans leurs composantes.


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