Tribune

  • TRIBUNE Eau et Climat : les grandes rivières du monde se rencontrent

    Le Sommet International sur "L'eau et le climat : les grands fleuves du monde se rencontrent", fut orgarnisé par le Ministère italien de l'Environnement, de la Protection du Territoire et de la Mer du 23 au 25 octobre 2017 à Rome. Il a réuni les plus grands bassins hydrographiques du Monde (plus de 30 bassins présents), qui concernent plus de 100 Pays, 45 délégations provenant des 5 continents, et environ 100 intervenants et représentants de haut niveau de tous les organismes les plus significatifs, notamment la Commission Européenne, les grandes agences des Nations Unies, l’Union pour la Méditerranée. Le sommet a été une occasion exceptionnelle d'associer des propositions de projets aux opportunités de financement et de favoriser le partage d'expériences entre les grands organismes de bassin, les administrations locales, nationales et régionales, chargées des politiques d'adaptation aux changements climatiques et de la gestion des ressources en eau, les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux et les autres institutions internationales intéressées par l'adaptation au changement climatique et par la gestion par bassin. 

    Les travaux du Sommet se sont organisés autour de quatre grands thèmes majeurs :

    1. L’acquisition et le partage des connaissances sur l’impact du changement climatique sur les ressources en eau,
    2. La gestion des ressources en eau et des écosystèmes aquatiques,
    3. La participation du public et l’implication des secteurs économiques et des autorités locales,
    4. Les mécanismes financiers adaptés à l’adaptation aux changements climatiques dans le secteur de l’eau.
  • TRIBUNE Innovation technologique française primée en 2017 : le Soleil pour produire de l'eau potable

    Une solution innovante de production d'eau potable à partir d'eau de mer utilisant 100% d'énergies renouvelables, et fonctionnant selon le principe de la distillation solaire. Ce projet HELIO est co-financé par la Région Paca, l'Etat, BPI France et l'Union Européenne (Fonds Européen de Développement Régional). Cette solution repose sur l'équation qui permet de concilier la potabilisation de l'eau et la rationalisation des coûts. Le 24 octobre a eu lieu l'inauguration de la ferme pilote HELIO de production d'eau potable, accueillie par la Ville de St Raphaël et la CAVEM, et installée au Vieux-Port de St Raphaël jusqu'en décembre. Comment fonctionne-t-il ? Y a t il un enjeu sanitaire mondial ? Les objectifs du système HELIO sont de subvenir aux besoins en eau potable des populations vivant en zones arides ; et de répondre à la problématique du manque d'eau, première cause de mortalité dans le monde qui concerne 780 millions de personnes.

     Pour en savoir plus :

    Marseille la Tribune

    La ville de Saint Raphael

    Le media La Marseillaise

    La Communauté d'Agglomération du Var-Estérel-Méditerranée (CAVEM)

    Une synthèse technique sur les énergies renouvelables pour la production et l’économie d’énergie dans le domaine de l’eau et de l’assainissement est référencée dans Eaudoc.  Cette publication présente les coûts de consommation énergétique les plus importants sur les usines d’eau potable et d’assainissement. Dans un second temps, trois systèmes de production d’énergie renouvelable (solaire, éolien et biogaz) sont analysés d’un point de vue technique.

    Lange J. / AgroParisTech - OIEau (2015)

    Source:
  • TRIBUNE 2017 : les Eaux usées, une ressource inexploitée

    L'édition 2017 du Rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau (WWDR) intitulé "Les eaux usées : une ressource inexploitée " montre l'importance de gérer les eaux usées comme une ressource durable, d’énergie, de nutriments et d’autres sous-produits réutilisables, plutôt que de s’en débarrasser.  Aujourd'hui, une bonne part des eaux usées est rejetée dans la nature sans être ni collectée ni traitée. C’est particulièrement vrai dans les pays à faible revenu qui traitent en moyenne 8 % des eaux usées, contre 70 % dans les pays développés. De fait, dans de nombreuses régions, des eaux polluées se déversent directement dans les rues, les cours d’eau, les lacs et pour finir, dans les océans, avec des conséquences graves pour l’environnement et la santé humaine. La pollution a pour effet de réduire la disponibilité en eau douce alors que les pressions sur cette ressource s’accentuent, notamment sous l’effet du changement climatique. La collecte, le traitement et la réutilisation de l’eau sont le fondement d’une économie circulaire, conciliant développement économique et utilisation durable des ressources. C’est dans l’agriculture que la réutilisation des eaux usées est aujourd’hui la plus répandue. On recense au moins 50 pays dans le monde qui la pratiquent sur une superficie estimée à 10 % de toutes les terres irriguées. Mais cette pratique se heurte à des problèmes sanitaires lorsque l’eau non traitée contient des pathogènes qui peuvent contaminer les cultures.Dans le domaine industriel, de grandes quantités d’eau peuvent également être réutilisées dans les processus de production. En 2020, on estime que le marché du traitement des eaux industrielles devrait augmenter de 50 %.

  • TRIBUNE Using Water Smarter : Economie de la ressource et potentiel de réutilisation des eaux usées dans le secteur agricole

    Dans un contexte mondial de changement climatique et de pression croissante sur la ressource en eau douce, la Réutilisation des Eaux Usées Epurées (REUSE) apparaît comme une option intéressante et génératrice de valeur économique, s’inscrivant dans un schéma d’économie circulaire : l’effluent en sortie de station d’épuration (STEP) est réintégré sous forme d’intrant dans un autre système. Ses usages peuvent être multiples : l’irrigation (agriculture, golfs, espaces verts), les process industriels, la réalimentation de nappes, la restauration des milieux aquatiques ou même la production d’eau potable. Les caractéristiques d’un projet de REUSE varient d’un contexte à l’autre, rendant leur mise en œuvre chaque fois singulière. Il est donc nécessaire d’étudier chaque projet de façon intégrée, en prenant en compte l’ensemble des aspects règlementaires, techniques, environnementaux, économiques, sanitaires, sociologiques et institutionnels. Malgré ses fortes potentialités de déploiement à l’échelle du territoire français, la REUSE reste une  solution  alternative représentée  par  quelques  projets  pilotes  et expérimentaux. Un système précurseur de REUSE en sylviculture a particulièrement retenu notre attention en raison de ses intérêts techniques, économiques et sanitaires.

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  • TRIBUNE Les coûts cachés de l'usage des pesticides/The Hidden and External Costs of Pesticide Use

    Deux chercheurs de l’Inra ont récemment publié dans Sustainable agriculture review 19, P.35-120, une étude portant sur l’ensemble des coûts associés à l’usage de pesticides. En s’appuyant sur 61 articles scientifiques, quatre grands types de coûts ont été identifiés : réglementaires , en matière de santé publique, les effets sur l’environnement, et les dépenses dites « défensives »... Les co-auteurs de ces travaux : Thomas Guillemaud et Denis Bourguet- Inra

    Pour en savoir plus : Site du Ministère de l'Agriculture - auteur de cette analyse : Clément Villien, Centre d'études et de prospective

  • TRIBUNE Notre coup de coeur : Planète Vivante 2016 - Risque et résilience dans l’Anthropocène

     
    Les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 58% entre 1970 et 2012. Or, si nous ne faisons rien pour inverser la tendance, ce déclin pourrait continuer à s’aggraver jusqu’à atteindre 67% d’ici 2020 et accuse la perte la plus prononcée dans les environnements d’eau douce. Sur ce nouveau constat alarmant que s’ouvre l’édition 2016 du Rapport Planète Vivante - analyse scientifique réalisée tous les deux ans par le WWF concernant la santé de notre planète et l'impact de l'activité humaine sur cette dernière.

    Pour mesurer cette évolution, le WWF s’appuie sur 2 indicateurs : l’Indice Planète Vivante et l’Empreinte écologique. Des solutions  possibles existent !
    Pour parvenir à un développement économiquement soutenable, il est donc indispensable de repenser en profondeur notre manière de produire et de consommer et ce, sur les questions alimentaires comme énergétiques.

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