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Tribune

  • TRIBUNE 2017 : les Eaux usées, une ressource inexploitée

    L'édition 2017 du Rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau (WWDR) intitulé "Les eaux usées : une ressource inexploitée " montre l'importance de gérer les eaux usées comme une ressource durable, d’énergie, de nutriments et d’autres sous-produits réutilisables, plutôt que de s’en débarrasser.  Aujourd'hui, une bonne part des eaux usées est rejetée dans la nature sans être ni collectée ni traitée. C’est particulièrement vrai dans les pays à faible revenu qui traitent en moyenne 8 % des eaux usées, contre 70 % dans les pays développés. De fait, dans de nombreuses régions, des eaux polluées se déversent directement dans les rues, les cours d’eau, les lacs et pour finir, dans les océans, avec des conséquences graves pour l’environnement et la santé humaine. La pollution a pour effet de réduire la disponibilité en eau douce alors que les pressions sur cette ressource s’accentuent, notamment sous l’effet du changement climatique. La collecte, le traitement et la réutilisation de l’eau sont le fondement d’une économie circulaire, conciliant développement économique et utilisation durable des ressources. C’est dans l’agriculture que la réutilisation des eaux usées est aujourd’hui la plus répandue. On recense au moins 50 pays dans le monde qui la pratiquent sur une superficie estimée à 10 % de toutes les terres irriguées. Mais cette pratique se heurte à des problèmes sanitaires lorsque l’eau non traitée contient des pathogènes qui peuvent contaminer les cultures.Dans le domaine industriel, de grandes quantités d’eau peuvent également être réutilisées dans les processus de production. En 2020, on estime que le marché du traitement des eaux industrielles devrait augmenter de 50 %.

  • TRIBUNE Using Water Smarter : Economie de la ressource et potentiel de réutilisation des eaux usées dans le secteur agricole

    Dans un contexte mondial de changement climatique et de pression croissante sur la ressource en eau douce, la Réutilisation des Eaux Usées Epurées (REUSE) apparaît comme une option intéressante et génératrice de valeur économique, s’inscrivant dans un schéma d’économie circulaire : l’effluent en sortie de station d’épuration (STEP) est réintégré sous forme d’intrant dans un autre système. Ses usages peuvent être multiples : l’irrigation (agriculture, golfs, espaces verts), les process industriels, la réalimentation de nappes, la restauration des milieux aquatiques ou même la production d’eau potable. Les caractéristiques d’un projet de REUSE varient d’un contexte à l’autre, rendant leur mise en œuvre chaque fois singulière. Il est donc nécessaire d’étudier chaque projet de façon intégrée, en prenant en compte l’ensemble des aspects règlementaires, techniques, environnementaux, économiques, sanitaires, sociologiques et institutionnels. Malgré ses fortes potentialités de déploiement à l’échelle du territoire français, la REUSE reste une  solution  alternative représentée  par  quelques  projets  pilotes  et expérimentaux. Un système précurseur de REUSE en sylviculture a particulièrement retenu notre attention en raison de ses intérêts techniques, économiques et sanitaires.

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  • TRIBUNE Les coûts cachés de l'usage des pesticides/The Hidden and External Costs of Pesticide Use

    Deux chercheurs de l’Inra ont récemment publié dans Sustainable agriculture review 19, P.35-120, une étude portant sur l’ensemble des coûts associés à l’usage de pesticides. En s’appuyant sur 61 articles scientifiques, quatre grands types de coûts ont été identifiés : réglementaires , en matière de santé publique, les effets sur l’environnement, et les dépenses dites « défensives »... Les co-auteurs de ces travaux : Thomas Guillemaud et Denis Bourguet- Inra

    Pour en savoir plus : Site du Ministère de l'Agriculture - auteur de cette analyse : Clément Villien, Centre d'études et de prospective

  • TRIBUNE Notre coup de coeur : Planète Vivante 2016 - Risque et résilience dans l’Anthropocène

     
    Les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 58% entre 1970 et 2012. Or, si nous ne faisons rien pour inverser la tendance, ce déclin pourrait continuer à s’aggraver jusqu’à atteindre 67% d’ici 2020 et accuse la perte la plus prononcée dans les environnements d’eau douce. Sur ce nouveau constat alarmant que s’ouvre l’édition 2016 du Rapport Planète Vivante - analyse scientifique réalisée tous les deux ans par le WWF concernant la santé de notre planète et l'impact de l'activité humaine sur cette dernière.

    Pour mesurer cette évolution, le WWF s’appuie sur 2 indicateurs : l’Indice Planète Vivante et l’Empreinte écologique. Des solutions  possibles existent !
    Pour parvenir à un développement économiquement soutenable, il est donc indispensable de repenser en profondeur notre manière de produire et de consommer et ce, sur les questions alimentaires comme énergétiques.

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