Retour
Les Documents de travail
Atelier RIOB

FINANCEMENT DES ORGANISMES DE BASSIN :
LE CAS DE L'AGRICULTURE

 

AGENCE DE L'EAU ADOUR-GARONNE
90, rue du Feretra,
31078 TOULOUSE CEDEX, FRANCE

 

Dans un bassin comme Adour-Garonne, situé au sud-ouest de la France, où l’activité agricole occupe une place importante dans l’économie locale, les agriculteurs et notamment les irrigants doivent être partie prenante d’une gestion collective et patrimoniale des eaux, même si ce partenariat s’avère difficile à mettre en oeuvre.
La participation responsable du monde agricole dans les instances de bassin passe par une contribution financière significative au financement des programmes de l'agence de l’eau associée à un dispositif incitatif d’aide au développement durable d'une agriculture respectueuse des ressources en eau. Ce rapprochement entre les organismes de bassin et le monde agricole est consolidé par voie contractuelle (protocole d’accord). Une intervention active des structures agricoles départementales permet de disposer des relais nécessaires et efficaces auprès de plusieurs milliers d’exploitants.
Au niveau des équilibres financiers de l'Agence, la contribution des agriculteurs pour significative qu'elle soit n'est pas à la mesure des enjeux et bénéficie de l'acceptation des collectivités locales et des industriels de favoriser ce nouveau partenaire.

Le principe pollueur-payeur subit quelques entorses, notamment dans la mise en oeuvre du Programme de Maîtrise des Pollutions des élevages puisqu'il est fait crédit aux éleveurs pour la mise aux normes de leurs bâtiments d'élevage sans redevances préalables.
Bien que l’incidence financière de cette contribution soit très marginale dans l’économie des exploitations agricoles, l’action de l’Agence tend à donner une valeur économique certaine à l’eau d’irrigation soit directement par le biais de la redevance, soit par l’intermédiaire d’opérateurs qui mettent à la disposition des agriculteurs une ressource artificiellement créée grâce à l’intervention de fonds publics.

C’est la combinaison de redevances même faibles, d’un dispositif d’aides incitatif et de la pression de la réglementation qui conduit les agriculteurs à utiliser de façon plus parcimonieuse la ressource en eau trop longtemps considérée comme abondante et gratuite et à mettre en oeuvre une pratique agricole plus respectueuse de l’environnement et attentive à la dégradation de la qualité de l’eau.
En instaurant une redevance différenciée suivant les volumes prélevés et suivant la fragilité du milieu aux étiages, l'agence met l'accent sur l’obligation de comptage des prélèvements opérés et sur la politique d'économie d'usage de l'eau qui en résulte.
De même la majoration des redevances sur les prélèvements en rivières réalimentées renforce la légitimité d'emploi des fonds
publics pour soutenir les étiages.
Au-delà des premiers résultats encourageants enregistrés, d'autres chantiers restent à ouvrir pour améliorer le fonctionnement du système :

Le renforcement de la connaissance et du contrôle des redevances notamment en matière d'irrigation.
L'amélioration de l'exercice de la police des eaux.
Le dialogue avec le monde agricole qui perçoit trop souvent les organismes de bassin comme les percepteurs de taxes supplémentaires.

 

 

In a basin like the Adour-Garonne basin located in south-west France where agricultural activity holds a significant position in the local economy, farmers, particularly those who irrigate, must be stake-holders in the collective and heritage management of water, even if this partnership may be difficult to implement.
The responsible participation of the agricultural word in basin organizations involves a significant financial contribution to the financing of water authority programs associated with an incentive plan for the durable development of agriculture which respects water resources. This unification of the basin organizations and the agricultural world is consolidated contractually (memorandum of understanding). The active participation of Département agricultural organizations provides necessary and effective relays in reaching several thousand farmers.
Regarding the financial balance of the Authority, the contribution of farmers, although significant, is not on the same level as the stakes involved but may be augmented by the acceptance of local administrations and industrials in an aim to favor this new partner.

The polluter-payer principle may sometimes be distorted, particularly in the implementation of the Animal Husbandry Pollution Control Program since credit is granted to breeders to bring their buildings up to standard without prior contributions being paid.

Although the financial incidence of this contribution is very marginal in the economy of the farms, the Authority's action tends to assign an economic value to irrigation water either directly through the tax or via operators who make a resource created artificially through the intervention of public funding available to farmers.

Through a combination of taxes, albeit low, incentive aid and regulatory pressure farmers now make more economical use of water resources long considered abundant and free and implement agricultural policy which is more respectful of the environment and attentive to the deterioration of water quality.

By instituting a tax differentiated according to volumes used and to the sensitivity of the environment to low water levels, the Authority underscores the obligation of metering the volumes used and the resulting policy for water conservation. Likewise, the increase of taxes on water taken from re-supplied rivers reinforces the legitimized use of public funds to support these low water levels.

Aside from the initial encouraging results, other issues remain to be dealt with to improve system operation :

· Reinforced knowledge and tax control regarding irrigation.
· Improved exercising of water policy.
· Dialogue with the agricultural world which too often perceives basin organizations as additional tax collectors.

 

 

En una cuenca como Adour-Garonne, situada al sudoeste de Francia, donde la actividad agrícola ocupa un lugar importante en la economía local, los agricultores y en especial aquellos que riegan, deben implicarse plenamente en la gestión colectiva y patrimonial de las aguas, incluso si esta colaboración resulta difícil de organizar.La participación responsable del mundo agrícola en las instancias de cuenca pasa por una contribución financiera significativa en favor de la financiación de los programas de la agencia del agua, asociada a un dispositivo incitativo de ayuda al desarrollo duradero de una agricultura que respeta los recursos en agua. Este acercamiento entre los organismos de cuenca y el mundo agrícola está consolidado por vía contractual (protocolo de acuerdo). La intervención activa de las estructuras agrícolas departamentales permite disponer de los relevos necesarios y eficaces ante varios miles de agricultores.

A nivel de los equilibrios financieros de la Agencia, la contribución de los agricultores, por significativa que sea, no está a la altura de los desafíos, y goza de la aceptación de las colectividades locales y de los industriales de favorecer este nuevo socio.

El principio de " el que contamina paga " sufre algunas alteraciones, en particular en la puesta en obra del Programa de Control de las Contaminaciones de los criaderos, puesto que se les conceden créditos para que normalicen sus instalaciones de crianza sin cánones previos.
Aunque la incidencia financiera de esta contribución es muy marginal en la economía de las explotaciones agrícolas, la acción de la Agencia tiende a dar un valor económico certero al agua de regadío, bien directamente a través del canon, bien por intermedio de operadores que ponen a la disposición de los agricultores un recurso artificialmente creado gracias a la intervención de los fondos públicos.

Es la combinación de cánones incluso bajos, de un dispositivo de ayudas incitativo y de la presión de la reglamentación, que conduce a los agricultores a utilizar de manera más parsimoniosa el recurso en agua, que durante demasiado tiempo ha sido considerada como abundante y gratuita, y a poner en obra una práctica agrícola más respetuosa del medio ambiente y atenta a la degradación de la calidad del agua.
Al instaurar un canon diferenciado según los volúmenes utilizados y según la fragilidad del medio a los estiajes, la agencia hace hincapié sobre la necesidad de medir los volúmenes utilizados y sobre la política de economía de uso del agua que esto genera.
Asimismo, el aumento de los cánones sobre los volúmenes tomados en ríos realimentados refuerza la legitimidad de uso de los fondos públicos para sostener los estiajes.

Más allá de los primeros resultados alentadores que se han registrado, otros trabajos quedan por realizar para mejorar el funcionamiento del sistema:

. El reforzamiento del conocimiento y del control de los cánones, en particular en materia de riego.
. La mejora del ejercicio de la policía de las aguas.
. El diálogo con el mundo agrícola que suele percibir los organismos de cuenca como recaudadores de tasas suplementarias.

 

Consultation du document

 

Retour